shutterstock_712374730
Actu-Diéta

Accueil / Actualités / Actu-Diéta

Poster

Faut-il dépister le syndrome de renutrition inappropriée dans un centre hospitalier de revalidation ?

Vandenbosch I.1, Vander Eycken S.2, Delbecke E.3
1 Gériatre, Centre Hospitalier Valida, 2 Etudiante en diététique, Institut Paul Lambin, 3 Diététicienne, Centre Hospitalier Valida

Le Syndrome de Renutrition Inappropriée (SRI) est l’ensemble des manifestations survenant dès la réintroduction excessive d’une alimentation pour des patients ayant eu peu voire pas d’apports alimentaires lors des derniers jours. Cette réalimentation entraine différents déséquilibres, qu’ils soient cliniques ou biologiques. Il est connu de longue date mais encore peu étudié et sous diagnostiqué à ce jour. Il est étroitement lié à la dénutrition, pourtant son dépistage ne se fait pas de manière systématique en milieu hospitalier.(1,2) Actuellement, il n’existe pas de littérature sur la prévalence de ce syndrome dans un service de revalidation.

BUT DU PROJET

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’intérêt du dépistage du SRI en revalidation soit de manière systématique soit de manière ciblée sur une population identifiée plus à risque.

MÉTHODES

Au sein du centre de revalidation neuro-locomoteur et gériatrique de Valida, un dépistage systématique du risque du SRI a été effectué chez tous les patients entrants entre le 23/11/20 et le 18/12/20 et entre le 21/01/21 et le 24/02/21. Les variables reprises dans le score de NICE ont été collectées, à savoir : indice de masse corporelle, degré de la perte de poids, évaluation des ingestas sur les dix derniers jours, ionogramme (Mg, Ph, K), présence éventuelle d’éthylisme et prise de certains médicaments (insulines, agents de chimiothérapie, antiacides, diurétiques). Ce faisant, nous avons pu déterminer la présence ou non 

d’un risque de SRI et nous l’avons gradé en faible, haut ou très haut risque. Secondairement, nous avons essayé de trouver un profil récurrent de patients dans les catégories haut et très haut risque en cherchant une corrélation éventuelle avec l’âge, le sexe, le service aigu, la durée d’hospitalisation et le type d’alimentation.

RÉSULTATS

Au total, 142 patients ont été dépistés systématiquement dès leur admission dans notre Centre Hospitalier. L’âge moyen est de 75 ans comprenant 37% d’hommes et 63% de femmes. 62 patients ont été hospitalisés en réadaptation neuro-locomotrice et 80 patients en gériatrie.  Dix provenaient du domicile et 132 d’un service médico-chirurgical, la durée moyenne d’hospitalisation en aigu variait de 20 à 47 jours. 129 patients recevaient une alimentation per os exclusive, 8 une alimentation entérale exclusive et 5 une alimentation mixte : per os et artificielle. De tous les facteurs étudiés, seul le fait d’avoir une alimentation mixte ou exclusivement entérale est plus fréquemment associé  à un risque haut ou très haut de développer un SRI.

CONCLUSION

Un dépistage systématique du SRI chez tous les patients ne semble pas utile au sein de notre hôpital de revalidation. Au vu des données récoltées, il semblerait suffisant de détecter tous les patients bénéficiant d’une alimentation entérale. Nous étendrions notre détection aux patients nourris par parentérale.

RÉFÉRENCES

1.        Da Silva, J. S. V., Seres, D. S., Sabino, K., et al; (2020). ASPEN Consensus Recommendations for Refeeding Syndrome. Nutrition in Clinical Practice, 35(2), 178-195. https://doi.org/10.1002/ncp.10474

2.        Société Francophone Nutrition Clinique et Métabolisme. (2019). Syndrome de renutrition inappropriée de l’adulte. En ligne : https://www.sfncm.org/images/stories/Outils/BrochureSRI-label_SFNCM.pdf

Les actualités

Partageons nos connaissances.

C'est aujourd'hui le dernier jour pour profiter du tarif d'inscription réduit.
Retrouvez un avant goût des JED avec le cinquième focus sur un des conférencier : Marie Bodinier.
Retrouvez ici la Brève du 21 septembre 2022 reprenant l'ActuDiéta du jour, les actualités et l'agenda des évènements à venir.
Sous l’apparence d’une épaisse broussaille à la floraison et à la fructification spectaculaire, La belle princesse des haies révèle bien des merveilles pour nous nourrir et nous soigner. À l’origine de tous les Rosiers qui prospèrent dans nos jardins, celui-ci était déjà connu des Romains qui en faisaient macérer les pétales parfumés dans du vin.

Contact

Une question ou une
demande ?