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Interview

Hélène Lejeune, présidente de l’Union Professionnelle des Diététiciens de la Langue Française (UPDLF)

En ce début d’année 2022, nous souhaitons remettre à l’honneur cette interview nous présentant l’UPDLF, ses missions et l’intérêt pour les diététicien·ne·s d’y adhérer.

Article et interview co-réalisés par Arthur Delcourt et Valentin Coste, diététiciens agréés

Introduction

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Nutrition&Sport&Health ! Aujourd’hui, nous sommes en compagnie de Mme Hélène Lejeune, présidente de l’Union Professionnelle des diététiciens de la langue française (UPDLF) depuis 2018 et diététicienne spécialisée dans l’alimentation de la personne âgée. Elle coordonne depuis de nombreuses années la spécialisation en gériatrie pour les diététiciens.

Q1 : Qu’est-ce que l’UPDLF et comment s’organise-t-elle ?

Q2 : Pouvez-vous aborder de manière précise et avec des exemples concrets ses missions ?

FORMER

L’association organise chaque année au mois d’octobre une journée d’étude sur un thème précis. Cette journée d’étude rassemble entre 350 et 500 diététicien·ne·s.  Le programme est élaboré par le Conseil d’Administration (CA) et les membres effectifs.  L’organisation repose entièrement sur les administrateurs et les membres effectifs, aidés par quelques membres volontaires.  Cette journée d’étude constitue une opportunité pour les diététicien·ne·s de se rencontrer et de se former. C’est aussi la raison de son succès. 

L’an passé nous avons été contraints par la crise sanitaire à organiser notre journée d’étude sous un format différent, digital.  Cela nous a donné l’opportunité de concevoir une plateforme d’e-learning dorénavant destinée à organiser outre notre prochaine journée d’étude, des formations destinées aux diététiciens mais aussi à d’autres publics cibles. Nous pourrons ainsi mettre l’expertise (des groupements) de diététiciens en lumière, mais aussi mieux faire connaître notre métier à d’autres professionnels de santé et au grand public.

Au sein du CA, Emilie SEVRIN a proposé de développer le pôle formation et a déjà contacté les responsables des groupements de diététiciens pour connaître les thèmes qu’ils aimeraient proposer à titre de formation à plus ou moins court terme.  Ce projet de grande ampleur est donc gentiment en train de prendre forme, nous aurons l’occasion d’en reparler.

INFORMER

Depuis 2018, le CA a eu à cœur de parfaire sa communication vis-à-vis de tous, qu’ils soient ou pas diététiciens. 

Tout cela ne serait pas possible sans Céline DEHAEN et Vassiliki ZAFIROPOULOS, respectivement assistantes administratives et secrétaires de l’association, toutes deux réactives, efficaces et « connectées ».

Les groupements de diététiciens sont de réels lieux d’échange et chaque groupement attache un intérêt à développer outils, documents, recommandations, etc. Mais cela reste de la communication entre diététiciens. Il importe que tous nos partenaires au sens large soient informés de l’évolution de nos projets.

La communication devait donc impérativement « sortir de nos murs » en utilisant les technologies mises à notre disposition, notamment les réseaux sociaux. 

L’évolution de notre charte graphique et le passage de « UPDLF » (qui ne parlait qu’aux diététiciens, et encore !)  au terme « les diététiciens », a permis au plus grand nombre de savoir qui nous sommes et ce qu’est le cœur de notre métier.

Notre site, entièrement retravaillé sur la base de cette nouvelle charte graphique est dorénavant plus intuitif, attractif, consultable au départ de n’importe quels outils (PC, smartphone, tablette) ce qui n’était pas le cas précédemment.

Nos brèves, l’actu-dieta (passé en format digital l’an passé), nos campagnes (semaine des diététiciens, défense du métier), notre job-service et un secrétariat à l’écoute nous permettent peu à peu de voir le nombre de nos followers augmenter.

PROMOUVOIR

Chaque année la Semaine des diététiciens organisée au mois de mars permet aux diététiciens de se faire connaître du grand public et des professionnels de santé, par le biais de brochures rédigées par les diététicien·ne·s.  Les indépendant·e·s proposent une évaluation gratuite ; un communiqué de presse est envoyé à nos contacts ; ateliers, conférences et passages dans les journaux et médias sont organisés.

Dorénavant nous tenterons de faire en sorte que la brochure reprenne le thème de la journée d’étude de l’année précédente.  Ainsi, le thème de notre journée d’étude 2021 et de la brochure de 2022 sera « L’exercise therapy ».

La campagne de promotion du diététicien a, elle, lieu en novembre. Au départ focalisée sur la différence entre les diététicien·ne·s diplômés et « les autres conseillers et coachs en nutrition ou encore nutrithérapeutes », elle se veut dorénavant plus positive.  La campagne « prends ton alimentation en mains consulte un diététicien ! » est encore très régulièrement plébiscitée par de nombreux diététiciens belges et étrangers (Suisse, France notamment).

A cette occasion, le groupement des diététiciens indépendants a rédigé une prescription « idéale » publiée dans le Journal du Médecin et qui sera intégrée au dossier médical informatisé (DPI-eHealth).

Nous entretenons et développons divers partenariats non seulement avec des associations de diététiciens (VBVD, AFDN, associations suisse et luxembourgeoise, EFAD, ICDA).

Mais également des sociétés scientifiques (SSMG, SBNC, SBMN, ARMB, SFNCM, ESPEN).

Ou encore des associations de patients (Belgian FAPA, CLAIR, Ligue SLA, Ligue Alzheimer, etc.). Nous avons collaboré à certains projets à la demande de mutualités (Eat Better Challenge, organisé par Partenamut).

Enfin, nous participons à des travaux, réflexions, projets divers en collaboration avec les instances et ministères (AViQ, INAMI, SPF santé publique, EBP, KCE).

DEFENDRE

La défense de notre métier est déclinée en 5 axes :

1.Instances, autorités, ministères

2. INAMI et Mutuelles

INAMI : Trajectoire budgétaire 2022-2024 : propositions

Mutuelles : le remboursement des consultations diététiques est actuellement mutuelles-dépendant, en dehors des trajets de soins. Mais il est régulièrement accordé pour des séances chez WW ou une consultation chez le nutrithérapeute.  Il est donc important de sensibiliser les directeurs des mutualités à la différence de formation et de qualification entre les uns et les autres.

Financement de l‘association

–          Objectif : obtention d’un financement de la part de l’INAMI (en tant qu’association professionnelle)

3. Professionnels de santé

4. Communication vers tous venant des diététicien·ne·s

5. Dénonciations

Q3 : L’union a récemment inauguré un nouveau site internet. Concrètement, quelles sont les améliorations notables pour le grand public et les diététiciens.

Ce nouveau site est beaucoup mieux structuré pour plus de clarté. Il est aussi illustré.  Les 99 pages qu’il compte ont été entièrement réécrites et exigent une mise à jour très régulière pour « coller au plus près de la réalité de terrain ».

Les missions de l’association y sont beaucoup plus et mieux développées.

Nous avons voulu permettre à chaque groupement de diététiciens d’écrire « la page » de son histoire et de disposer d’une large marge de manœuvre pour alimenter cette page (poster, outils, vidéos, suivis de projets, PV de réunions, etc.).

Les sponsors y sont présents. Un agenda des événements est en cours de finalisation. Toutes les informations partagées via les brèves s’y retrouvent. Une page est dédiée à nos brochures thématiques[1], rédigées chaque année sur un thème précis à l’occasion de la semaine des diététiciens.

La métamorphose n’est pas encore finalisée. Nous aimerions que s’y trouvent plus de vidéos afin de le rendre plus « vivant ».

Q4 : Que propose l’UPDLF au grand public pour s’informer sur la nutrition ?

Essentiellement via nos brochures.

Q5 : Certaines personnes peuvent trouver étonnant de voir autant de sponsors issus de l’industrie agro-alimentaire. Que répondez-vous à ces personnes ?

Le financement de l’asbl repose uniquement sur les cotisations, le sponsoring et les formations que nous organisons.

Le nombre de sponsors est vraiment limité. Mais le sponsoring est un des modes de financement de l’association et à l’heure des multi-nationales, il est difficile de ne compter que sur du sponsoring local, éthique, etc. Même si cela nous tente évidemment.  On nous parle régulièrement de Coca-cola ; derrière Coca-cola se cache une multi-nationale, Chaudfontaine (belge du coup) qui commercialise également de l’eau… les firmes Nestlé et Nutricia, pour ne citer qu’elles ne commercialisent pas que des aliments de complémentation médicale, mais aussi notamment des produits et desserts lactés riches en sucre et des aliments moins « recommandés ».

Q6 : Pensez-vous possible de voir dans un futur plus ou moins proche une fusion avec l’union professionnelle des diététiciens de Flandres ?

Nous collaborons ensemble sur de nombreux projets fédéraux (nationaux), et notamment sur la révision de l’AR dont dépend notre profession, les projets relatifs aux instances et ministères fédéraux.  Ceci nous donne l’occasion de très nombreux échanges, plusieurs fois par semaine. Je ne vois pas personnellement, actuellement, l’intérêt d’une fusion avec l’association professionnelle des diététiciens néerlandophone.  Nos modes de fonctionnement sont différents, et le montant de la cotisation annuelle aussi, elle est beaucoup plus élevée en Flandre que chez nous…

Q7 : Pour finir, quel·s rôle·s pensez-vous avoir au sein de l’UPDLF après votre mandat ?

Je n’y ai pas encore réfléchi.  Je vous avoue que pour le moment je suis toujours dans le feu de l’action, mais j’accepte volontiers de rencontrer les candidats à ma succession.  Vous en connaissez ?

Pour le moment, l’important est d’avancer dans les projets, de faire reconnaître notre métier. 

Le titre de président importe peu ; en réalité, en tant qu’administrateur, nous travaillons tous énormément pour l’association.

Les actualités

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