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Journée d'Etude 2021

Activité physique et prébiotiques: une combinaison prometteuse dans la prise en charge des altérations métaboliques chez le sujet souffrant d’obésité ?

Cibler le microbiote intestinal est une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge des altérations métaboliques liées à l’obésité. Combiner une activité physique à une supplémentation en prébiotiques, deux stratégies permettant de moduler la composition du microbiote, pourrait augmenter le succès des interventions nutritionnelles chez le sujet obèse.

Julie Rodriguez, Chargée de recherche, Louvain Drug Research Institute, UCLouvain.

1/ Le microbiote intestinal, un régulateur du métabolisme de l’hôte.

Le rôle du microbiote intestinal (MI) dans la santé de l’Homme est devenu de plus en plus évident au vu de son implication dans la régulation de grandes fonctions physiologiques (immunité, appétit ou métabolisme). Plusieurs facteurs influencent la composition et/ou la fonction du MI dès la naissance et tout au long de notre vie (régime alimentaire, activité physique ‘AP’, médicaments, etc.) (Cresci and Bawden 2015). Parmi eux, l’alimentation est certainement un des plus importants puisque la composition du MI varie énormément entre différentes populations, cultures ou régimes alimentaires. Par exemple, le MI d’individus consommant une alimentation riche en graisses et protéines animales sera dominé par les Bacteroides alors que celui des individus avec une alimentation riche en carbohydrates aura une plus forte abondance de Prevotella (Wu et al. 2011). La consommation à court terme d’aliments spécifiques peut aussi avoir un impact sur la composition de notre MI (Hiel et al. 2019). L’alimentation influence également la nature des métabolites produits par le MI (Delzenne et al. 2020). Ainsi, le métabolome, ensemble des métabolites, des individus suivant un régime vegan va être bien différent de celui des omnivores. Parmi les métabolites bioactifs d’origine bactérienne, on retrouve les acides gras à chaîne courte (AGCC), produits par le MI suite à la fermentation des polysaccharides et qui exercent de nombreux effets bénéfiques sur l’organisme (Canfora et al. 2015). Enfin, les troubles nutritionnels et les désordres métaboliques sont liés à des altérations du MI (Cotillard et al. 2013, Le Chatelier et al. 2013). Une diminution des genres bactériens qui produisent des AGCC, tels que le butyrate, est souvent retrouvée dans le MI de sujets atteints de désordres métaboliques (Delzenne et al. 2015). Cependant, il est assez difficile d’établir une signature bactérienne précise pour chaque pathologie, en raison de nombreux facteurs confondants. Parmi eux, les différents niveaux et type d’AP réalisés par les sujets pourraient complexifier les analyses, ce qui nous amène à nous intéresser de plus près à l’impact de l’AP sur le MI.

2/ L’activité physique influence la composition du microbiote intestinal.

Quelques études ont récemment évalué l’impact de l’AP sur notre MI. Un changement de la composition du MI de joueurs de rugby professionnels comparé à celui de sujets sédentaires a été observé (Clarke et al. 2014, Barton et al. 2018). Ces différences concernent principalement la diversité bactérienne et la production d’AGCC. Cependant, l’interprétation des données reste complexe au vu du régime alimentaire très différent d’athlètes de haut niveau versus des sujets non entraînés. D’autres études ont donc été réalisées chez des personnes réalisant un moindre effort pour éviter ces écarts trop importants. Une étude démontre une plus grande abondance de bactéries dites bénéfiques pour la santé dans le MI de femmes pré-ménopausées réalisant le minimum d’AP requis par l’OMS, comparé à des femmes qui ne pratiquent aucune AP (Bressa et al. 2017). Ces bactéries sont Faecalibactérium prausnitzii et Roseburia hominis (productrices de butyrate) ou Akkermansia muciniphila (associée à des effets positifs sur la barrière intestinale et l’amélioration de paramètres métaboliques liés à l’obésité). Dans ce travail, les femmes actives ont consommé plus de fibres comparées aux femmes sédentaires. Or, certaines fibres fermentescibles sont les substrats privilégiés de nombreuses bactéries intestinales, ce qui rend encore l’interprétation des données confuse. Enfin, il semblerait que les effets de l’AP sur le MI dépendent du statut métabolique des participants (Allen et al. 2018).

Les études précliniques sont donc nécessaires pour comprendre le réel impact de l’AP sur le MI dans des modèles plus contrôlés où l’alimentation peut être standardisée. L’exercice volontaire chez la souris prévient l’obésité induite par un régime riche en graisses et modifie la composition du MI qui pourrait être le médiateur  pour limiter la prise de poids (Evans et al. 2014). D’autres données in vivo confirment que l’exercice altère la composition du MI de manière différente selon le statut métabolique des animaux (diabétiques versus contrôles) (Lambert et al. 2015). Enfin, les modèles précliniques mettent en évidence des effets différents sur le MI en fonction du type d’activité (volontaire ou forcée à une intensité modérée) (Allen et al. 2015). Le MI serait aussi un déterminant clé pour les effets bénéfiques de l’AP sur le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline (Liu et al. 2020). Une récente étude montre une variabilité de réponse sur la régulation de la glycémie suite à un entraînement de 12 semaines chez des sujets prédiabétiques. Ces données indiquent que les individus « répondeurs » ont un MI qui possède une plus grande capacité à produire les AGCC et un meilleur catabolisme des acides aminés branchés. De plus, l’inoculation des souris avec le MI des répondeurs imitent les effets de l’AP sur l’amélioration de la résistance à l’insuline de ces souris obèses, mettant en avant le rôle causal du MI dans le contrôle de la glycémie en réponse à l’AP.

3/ La pratique d’une activité physique optimise la réponse métabolique à une intervention nutritionnelle ciblant le microbiote intestinal.

Des altérations du MI sont donc associées à des situations pathologiques de désordres métaboliques. Dans ce contexte, il semble judicieux de cibler le MI via différentes stratégies. Une d’entre elles est l’utilisation de prébiotiques, des substrats issus de notre alimentation et utilisés sélectivement par des bactéries pour induire un bénéfice pour l’hôte (Gibson et al. 2017). Parmi ces prébiotiques, on trouve les fructanes de type inuline (qui est une fibre fermentescible) (Roberfroid 2005), dont de nombreux effets bénéfiques ont été observés dans des modèles d’obésité chez le rongeur (amélioration de la fonction barrière, de l’inflammation systémique, de l’accumulation de masse grasse, de l’intolérance au glucose ou encore de l’hypertriglycéridémie postprandiale (Rodriguez and Delzenne 2021)). Cependant, ces effets restent assez confus chez l’homme, en raison d’une importante variabilité interindividuelle. Dans le groupe de recherche en métabolisme et nutrition de l’UCLouvain, nous avons tenté de comprendre pourquoi les individus obèses ne répondent pas de la même manière à une supplémentation en inuline. Nous avons observé que plusieurs facteurs influencent la réponse métabolique de l’inuline (la composition initiale du MI (Rodriguez et al. 2020), ou la prise de metformine (Hiel et al. 2018)). Sachant que l’AP peut modifier le MI, nous avons émis l’hypothèse que les niveaux différents d’AP pratiqués par les participants au cours d’une intervention à base de prébiotiques pourraient influencer leurs effets sur le métabolisme. Nous avons évalué l’AP volontaire de participants obèses impliqués dans un protocole clinique randomisé avec groupe placebo, visant à évaluer l’impact d’une supplémentation en inuline (extrait d’inuline + légumes riches en fructanes) sur le MI ainsi que sur de nombreux paramètres cliniques. (Rodriguez et al. 2022). Nos données indiquent que l’inuline induit un bénéfice santé seulement quand les sujets augmentent spontanément leur AP durant le protocole, comparés à ceux qui ne changent pas leurs habitudes. Les sujets qui pratiquaient plus d’exercice en parallèle de la supplémentation en inuline avaient une nette amélioration de l’indice de masse corporelle, des enzymes hépatiques, du cholestérol total et des index de résistance ou sensibilité à l’insuline. De plus, nous avons constaté que les symptômes gastrointestinaux liés à la prise d’inuline, fibre fermentescible, étaient observés chez les sujets supplémentés mais nettement moins présents chez ceux qui augmentaient leur AP durant le protocole, indiquant une meilleure tolérance aux fibres. Enfin, la régulation des bifidobactéries, (bactéries capables de dégrader l’inuline et de l’utiliser comme substrat), montre que ces bactéries prolifèrent significativement après la supplémentation en inuline seulement dans le MI de participants qui augmentent leur AP. En parallèle, une étude préclinique chez des rongeurs nourris avec un régime riche en graisses confirme que seule la combinaison des deux stratégies (inuline + exercice volontaire des roues d’activité) permet une amélioration de la tolérance au glucose après une charge orale en glucose.

Conclusion

Il apparait clairement que l’AP a un impact sur notre MI mais il est assez difficile d’évaluer les effets spécifiques de l’AP en raison des nombreux paramètres à contrôler. Toutefois, il est intéressant de voir dans une population spécifique que la pratique d’une AP peut complètement changer la réponse métabolique à une intervention nutritionnelle basée sur une approche ciblant le MI (voir figure). De plus, pratiquer une AP aiderait les participants à mieux tolérer certaines fibres, souvent peu consommées en raison des effets indésirables (flatulences, ballonnements) qu’elles peuvent provoquer. Combiner une AP systématiquement à la supplémentation en prébiotiques peut alors être une bonne stratégie pour optimiser les bénéfices des fibres sur la santé des sujets atteints d’obésité.

Bibliographie

Allen, J. M., M. E. Berg Miller, B. D. Pence, K. Whitlock, V. Nehra, H. R. Gaskins, B. A. White, J. D. Fryer and J. A. Woods (2015). « Voluntary and forced exercise differentially alters the gut microbiome in C57BL/6J mice. » J Appl Physiol (1985) 118(8): 1059-1066.

Allen, J. M., L. J. Mailing, G. M. Niemiro, R. Moore, M. D. Cook, B. A. White, H. D. Holscher and J. A. Woods (2018). « Exercise Alters Gut Microbiota Composition and Function in Lean and Obese Humans. » Med Sci Sports Exerc 50(4): 747-757.

Barton, W., N. C. Penney, O. Cronin, I. Garcia-Perez, M. G. Molloy, E. Holmes, F. Shanahan, P. D. Cotter and O. O’Sullivan (2018). « The microbiome of professional athletes differs from that of more sedentary subjects in composition and particularly at the functional metabolic level. » Gut 67(4): 625-633.

Bressa, C., M. Bailen-Andrino, J. Perez-Santiago, R. Gonzalez-Soltero, M. Perez, M. G. Montalvo-Lominchar, J. L. Mate-Munoz, R. Dominguez, D. Moreno and M. Larrosa (2017). « Differences in gut microbiota profile between women with active lifestyle and sedentary women. » PLoS One 12(2): e0171352.

Canfora, E. E., J. W. Jocken and E. E. Blaak (2015). « Short-chain fatty acids in control of body weight and insulin sensitivity. » Nat Rev Endocrinol 11(10): 577-591.

Clarke, S. F., E. F. Murphy, O. O’Sullivan, A. J. Lucey, M. Humphreys, A. Hogan, P. Hayes, M. O’Reilly, I. B. Jeffery, R. Wood-Martin, D. M. Kerins, E. Quigley, R. P. Ross, P. W. O’Toole, M. G. Molloy, E. Falvey, F. Shanahan and P. D. Cotter (2014). « Exercise and associated dietary extremes impact on gut microbial diversity. » Gut 63(12): 1913-1920.

Cotillard, A., S. P. Kennedy, L. C. Kong, E. Prifti, N. Pons, E. Le Chatelier, M. Almeida, B. Quinquis, F. Levenez, N. Galleron, S. Gougis, S. Rizkalla, J. M. Batto, P. Renault, A. N. R. M. consortium, J. Dore, J. D. Zucker, K. Clement and S. D. Ehrlich (2013). « Dietary intervention impact on gut microbial gene richness. » Nature 500(7464): 585-588.

Cresci, G. A. and E. Bawden (2015). « Gut Microbiome: What We Do and Don’t Know. » Nutr Clin Pract 30(6): 734-746.

Delzenne, N. M., P. D. Cani, A. Everard, A. M. Neyrinck and L. B. Bindels (2015). « Gut microorganisms as promising targets for the management of type 2 diabetes. » Diabetologia 58(10): 2206-2217.

Delzenne, N. M., M. Olivares, A. M. Neyrinck, M. Beaumont, L. Kjolbaek, T. M. Larsen, A. Benitez-Paez, M. Romani-Perez, V. Garcia-Campayo, D. Bosscher, Y. Sanz and J. W. van der Kamp (2020). « Nutritional interest of dietary fiber and prebiotics in obesity: Lessons from the MyNewGut consortium. » Clin Nutr 39(2): 414-424.

Evans, C. C., K. J. LePard, J. W. Kwak, M. C. Stancukas, S. Laskowski, J. Dougherty, L. Moulton, A. Glawe, Y. Wang, V. Leone, D. A. Antonopoulos, D. Smith, E. B. Chang and M. J. Ciancio (2014). « Exercise prevents weight gain and alters the gut microbiota in a mouse model of high fat diet-induced obesity. » PLoS One 9(3): e92193.

Gibson, G. R., R. Hutkins, M. E. Sanders, S. L. Prescott, R. A. Reimer, S. J. Salminen, K. Scott, C. Stanton, K. S. Swanson, P. D. Cani, K. Verbeke and G. Reid (2017). « Expert consensus document: The International Scientific Association for Probiotics and Prebiotics (ISAPP) consensus statement on the definition and scope of prebiotics. » Nat Rev Gastroenterol Hepatol 14(8): 491-502.

Hiel, S., L. B. Bindels, B. D. Pachikian, G. Kalala, V. Broers, G. Zamariola, B. P. I. Chang, B. Kambashi, J. Rodriguez, P. D. Cani, A. M. Neyrinck, J. P. Thissen, O. Luminet, J. Bindelle and N. M. Delzenne (2019). « Effects of a diet based on inulin-rich vegetables on gut health and nutritional behavior in healthy humans. » Am J Clin Nutr 109(6): 1683-1695.

Hiel, S., A. M. Neyrinck, J. Rodriguez, B. D. Pachikian, C. Bouzin, J. P. Thissen, P. D. Cani, L. B. Bindels and N. M. Delzenne (2018). « Inulin Improves Postprandial Hypertriglyceridemia by Modulating Gene Expression in the Small Intestine. » Nutrients 10(5).

Lambert, J. E., J. P. Myslicki, M. R. Bomhof, D. D. Belke, J. Shearer and R. A. Reimer (2015). « Exercise training modifies gut microbiota in normal and diabetic mice. » Appl Physiol Nutr Metab 40(7): 749-752.

Le Chatelier, E., T. Nielsen, J. Qin, E. Prifti, F. Hildebrand, G. Falony, M. Almeida, M. Arumugam, J. M. Batto, S. Kennedy, P. Leonard, J. Li, K. Burgdorf, N. Grarup, T. Jorgensen, I. Brandslund, H. B. Nielsen, A. S. Juncker, M. Bertalan, F. Levenez, N. Pons, S. Rasmussen, S. Sunagawa, J. Tap, S. Tims, E. G. Zoetendal, S. Brunak, K. Clement, J. Dore, M. Kleerebezem, K. Kristiansen, P. Renault, T. Sicheritz-Ponten, W. M. de Vos, J. D. Zucker, J. Raes, T. Hansen, H. I. T. c. Meta, P. Bork, J. Wang, S. D. Ehrlich and O. Pedersen (2013). « Richness of human gut microbiome correlates with metabolic markers. » Nature 500(7464): 541-546.

Liu, Y., Y. Wang, Y. Ni, C. K. Y. Cheung, K. S. L. Lam, Y. Wang, Z. Xia, D. Ye, J. Guo, M. A. Tse, G. Panagiotou and A. Xu (2020). « Gut Microbiome Fermentation Determines the Efficacy of Exercise for Diabetes Prevention. » Cell Metab 31(1): 77-91 e75.

Roberfroid, M. (2005). « Introducing inulin-type fructans. » The British journal of nutrition 93 Suppl 1: S13-25.

Rodriguez, J. and N. M. Delzenne (2021). « Modulation of the gut microbiota-adipose tissue-muscle interactions by prebiotics. » J Endocrinol 249(1): R1-R23.

Rodriguez, J., S. Hiel, A. M. Neyrinck, T. Le Roy, S. A. Potgens, Q. Leyrolle, B. D. Pachikian, M. A. Gianfrancesco, P. D. Cani, N. Paquot, M. Cnop, N. Lanthier, J. P. Thissen, L. B. Bindels and N. M. Delzenne (2020). « Discovery of the gut microbial signature driving the efficacy of prebiotic intervention in obese patients. » Gut.

Rodriguez, J., A. Neyrinck, M. Van Kerckhoven, M. Gianfrancesco, E. Renguet, L. Bertrand, P. Cani, N. Lanthier, M. Cnop, P. Paquot, J. Thissen, L. Bindels and N. Delzenne (2022). « Physical activity enhances the improvement of body mass index and metabolism by inulin:  a multicenter randomized placebo-controlled trial performed in obese individuals. » BMC Medicine Accepted.

Wu, G. D., J. Chen, C. Hoffmann, K. Bittinger, Y. Y. Chen, S. A. Keilbaugh, M. Bewtra, D. Knights, W. A. Walters, R. Knight, R. Sinha, E. Gilroy, K. Gupta, R. Baldassano, L. Nessel, H. Li, F. D. Bushman and J. D. Lewis (2011). « Linking long-term dietary patterns with gut microbial enterotypes. » Science 334(6052): 105-108.

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Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements de l’assurance obligatoire soins de santé en Belgique au 1er janvier 2022.
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Remboursements et nomenclature INAMI : comment s’en sortir ?

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Groupement des diététiciens indépendants

L’assurance soins de santé intervient pour les prestations diététiques suivantes :

1. Prestations de diététique pour le patient diabétique de type 2 sans trajet de soins (= pré-trajet de soins)

Les patients diabétiques en pré-trajet de soins (sans trajet de soins) peuvent se faire rembourser de prestations diététiques. Il s’agit plus précisément des patients suivis par leur médecin généraliste dans le cadre d’un modèle de soins « suivi d’un patient diabétique de type 2 » (cela remplace le Passeport Diabète).

Un Dossier Médical Global (DMG) doit avoir été préalablement établi pour le patient.

Prestation 771131

Conditions

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

2. Prestations d’éducation diététique pour un sous-groupe de patients avec un « suivi du patient diabétique (pré-trajet) »

Conditions

Séance individuelle pour les patients diabétiques de type 2 remplissant les conditions suivantes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Prestation 794275

Prestation 794356

Conditions

Séance de groupe pour les patients diabétiques de type 2 remplissant les conditions suivantes :

Obligations du diététicien

Eduquer le patient à :

Séances

Honoraires

3. Prestations de diététique pour les patients engagés dans un trajet de soins

Sur prescription du médecin généraliste, le/la diététicien·ne dispense des séances de diététique aux patients avec un trajet de soins, atteints de diabète de type 2 et/ou d’insuffisance rénale chronique (IRC).

3.1. Diabète de type 2

Conditions pour signer un contrat trajet de soins "diabète"

Un contrat trajet de soins peut être conclu si :

Le/la patient·e n’entre pas dans les conditions si :

Autres conditions :

Séances

Honoraires

Prestation 794010

Prestations d’éducation associées au trajet de soins diabète

Prestations : 794415 ; 794430 ; 794452

Conditions

3.2. Insuffisance rénale chronique

Conditions pour signer un contrat trajet de soins "insuffisance rénale chronique"

Un contrat trajet de soins peut être conclu avec un patient atteint d’insuffisance rénale chronique selon les conditions suivantes :

Autres conditions :

Obligation du diététicien

Faire un rapport au médecin prescripteur

Séances

Honoraires

Prestation 794010

4. Prestations de diététique pour les enfants souffrant de surpoids ou d’obésité

Depuis le 1er avril 2020, l’assurance soins de santé rembourse un traitement, un suivi chez un·e diététicien·ne pour les enfants et les adolescents souffrant de surpoids ou d’obésité.

Ce traitement est remboursé seulement une fois par enfant et une seule prestation peut être attestée par jour.

Prestation 794916

Conditions

Pour des jeunes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Conditions

Pour des jeunes :

Attention : Vous ne pouvez pas attester ces prestations pour des jeunes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Prestation 794931

**Tableau des valeurs seuils de l’IMC pour les enfants entre 6 et 17 ans.

***Le dossier nutritionnel tenu à jour par le/la diététicien·ne comprend la courbe de croissance complétée avec l’évolution pondérale et la taille de l’enfant et des informations sur ses habitudes alimentaires actuelles, les adaptations proposées, les objectifs convenus et les résultats de l’accompagnement.  Le dossier nutritionnel comprend également une copie du rapport au médecin prescripteur.

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Remboursements diététiques des mutualités belges

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Groupement des diététiciens indépendants

Ce document ne prend pas en compte le remboursement de l’assurance obligatoire (INAMI) mais uniquement les remboursements complémentaires des mutuelles.

Attention :

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European Federation of the Associations of Dietitians (EFAD) - 2022-2026

Plan stratégique de l’EFAD

Traduction, par l’UPDLF, du document « EFAD Strategic Plan 2022-2026 » rédigé par l’EFAD.

Avant-propos

Le plan stratégique de l’EFAD (European Federation of the Associations of Dietitians) 2022-2026 offre une opportunité d’améliorer la diététique européenne au cours des 5 prochaines années.

Cette stratégie s’appuie sur les valeurs fondamentales de l’EFAD, à savoir l’équité, l’ouverture, la non-discrimination, la collaboration et l’indépendance. De plus, cette stratégie permet de tirer le meilleur parti des forces uniques de l’EFAD :

Le plan stratégique 2022-2026 a été développé par le groupe de travail sur la planification stratégique après de larges consultations avec les membres de l’EFAD et d’autres parties prenantes. L’objectif était d’aborder dans le document final les principaux domaines de préoccupation de toutes les parties prenantes. Les membres de l’EFAD ont d’abord été invités à donner leur avis lors de la conférence 2019 de l’EFAD puis lors des entretiens téléphoniques de suivi. Lors de l’assemblée générale de 2020, les membres de l’EFAD ont classé tous les sujets de préoccupation suggérés par ordre d’importance. Enfin, la Task Force a utilisé les domaines de préoccupation les mieux classés pour rédiger le plan stratégique, et a noté le reste pour le prochain cycle de planification.

Introduction

Un voyage pour façonner le plan stratégique couvrant trois domaines principaux :

Où en sommes-nous ?

Notre objectif

Mission

Vision

Ambitions

Comment allons-nous rester sur la bonne voie ?

Nos éléments constitutifs

Diriger

Connecter

Construire

Comment allons-nous y parvenir ?

Nos objectifs stratégiques

→ Une communauté pan-européenne de diététiciens influençant :

> Les affaires réglementaires pour donner des conseils et des contributions,

> L’éducation pour partager les connaissances et rester à jour,

> Collaboration avec les parties prenantes1 pour obtenir soutien et connexion.

→ Une organisation qui reste adaptée à ses objectifs

Où sommes-nous maintenant ?

Notre objectif

Notre mission :

Améliorer la santé nutritionnelle et promouvoir des régimes alimentaires durables en Europe en préconisant le rôle de chef de file des diététiciens en collaboration avec nos membres et les parties prenantes.

Notre vision :

Les diététiciens diplômés ont un impact positif sur la santé nutritionnelle des clients, des patients et de la communauté. Chaque citoyen européen a ainsi accès à des interventions diététiques et nutritionnelles sûres et appropriées.

Nos ambitions :

Pour réaliser notre vision, les ambitions d’EFAD sont les suivantes :

1.       La santé nutritionnelle de la population européenne est durablement améliorée, sans laisser personne de côté.

2.       Les décideurs européens tiennent compte de la voix des diététiciens. L’EFAD, en collaboration avec les associations nationales de diététiciens, influence les décideurs au niveau européen et national.

3.       Les diététiciens européens répondent à des défis imprévus (par exemple la COVID-19 ou les perturbations numériques) et prévisibles (par exemple le changement climatique) et contribuent à atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

4.       Une pratique diététique de meilleure qualité, fondée sur des données probantes/preuves est ancrée en Europe et les résultats sont enregistrés.

5.       Les soins médicaux intègrent le traitement par la nutrition et la diététique et le conseil aux patients présentant un état de santé critiques ou chroniques dans le but de rétablir une santé et une qualité de vie optimales.

6.       Le grand public a accès à un environnement alimentaire sain dans lequel les diététiciens appliquent des actions fondées sur des preuves.

7.       L’EFAD, en collaboration avec les membres associés, développe l’enseignement diététique et la recherche à tous les niveaux académiques, promeut la formation continue et augmente et/ou maintient les normes de pratique diététique dans toute la région de l’Europe.

Où sommes-nous maintenant ?

Nos éléments blocs de construction

Une enquête menée auprès des membres de l’EFAD a permis d’identifier les sujets de préoccupation actuels et futurs des diététiciens. En outre, le comité exécutif a fixé des objectifs à atteindre pour l’EFAD d’ici 2026.

Lors de la 31ème assemblée générale de l’EFAD (2020), les délégués ont classé (5 le plus haut, 1 le plus bas) ces domaines de préoccupation afin qu’ils soient prioritaires pour le prochain cycle de planification quinquennal d’EFAD. Les sujets de préoccupation classés à 4 ou plus ont été retenus, tandis que les sujets de préoccupation classés en dessous de 4 ont été désignés pour être inclus dans les futurs plans de travail.

Les résultats ont permis de dégager trois thèmes clés : diriger, connecter et construire. Ces thèmes sont essentiels pour permettre à l’EFAD d’atteindre les objectifs révisés.

Diriger

Connecter

Construire

Le saviez-vous ?

Deux fois par an, l’EFAD publie la revue ‘Kompass Nutrition and Dietetics’ en partenariat avec Karger Publishers.

Une source précieuse pour partager les connaissances avec les diététiciens et les spécialistes dans leur pratique quotidienne.

Comment allons-nous y parvenir ?

Nos objectifs stratégiques

Action 1

Diriger – Plaidoyer et recherche

Sous la houlette de l’EFAD, les diététiciens exercent une forte influence dans toute la région européenne de l’OMS et apportent les changements nécessaires aux politiques et pratiques de santé pour améliorer la santé nutritionnelle et les régimes alimentaires durables en Europe.

La coopération au niveau européen entre les parties prenantes permet de promouvoir la valeur unique des diététiciens et de la diététique.

Action 2

Connecter – Personnes et organisations

L’EFAD est une communauté pan-européenne de diététiciens, où chacun est connecté – physiquement et numériquement.

L’EFAD est une organisation qui partage des informations factuelles sur les pratiques et les normes diététiques. Cela contribue au développement professionnel continu des diététiciens et des autres professionnels de la santé qui ont besoin d’une formation en nutrition et en diététique.

Action 3

Créer – Un personnel professionnel

L’EFAD met en place un personnel professionnel de haute qualité, efficace dans la nouvelle ère numérique.

L’EFAD est une organisation qui est « adaptée à son objectif », qui continue de renforcer les bases nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Le saviez-vous ?

L’EFAD a un large éventail de collaborateurs.

Ensemble, nous travaillons dur pour améliorer la santé et encourager les régimes alimentaires durables en Europe.

Pour plus d’informations, envoyez-nous un mail à secretariat@efad.org ou visitez notre site internet.

Les actualités

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Cibler le microbiote intestinal est une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge des altérations métaboliques liées à l’obésité. Combiner une activité physique à une supplémentation en prébiotiques, deux stratégies permettant de moduler la composition du microbiote, pourrait augmenter le succès des interventions nutritionnelles chez le sujet obèse.
Retrouvez ici la Brève du 09 mai 2022 reprenant des informations sur l'asbl, l'Actu-Diéta du jour, diverses actualités - demandes et l'agenda des évènements à venir
Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements de l’assurance obligatoire soins de santé en Belgique au 1er janvier 2022.
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Bonne lecture,

En Belgique, la consommation de sel est environ deux fois trop élevée.
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Découvrez-les et commandez gratuitement le kit pour vos consultations !

Passer d’environ 10 à 5 g    


9.5 g/jour : c’est la consommation quotidienne de sel des Belges, alors que le CSS préconise de ne pas dépasser 5 g par jour1,2.
La réduction de sel figure dans le TOP 5 des mesures alimentaires prioritaires.

Mais pourquoi et comment manger moins de sel ? 

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Vers plus de légumes, à petits plats 

 

Des recettes avec plus de légumes? Vous trouverez ici des sources d’inspiration!

Rendez-vous sur “A petits plats vers plus de légumes”!

1Vandevijvere S et al. Eur J Clin Nutr 2010;64 :1260-1265. 
2. Conseil Supérieur de la Santé - 2019. CSS n° 9284. 

Céline Dehaen

Secrétariat de l’UPDLF
Union Professionnelle Diététiciens de Langue Française – asbl
Adresse postale: Rue des frères Poels, 46 – 1325 Dion-le-Val
Téléphone: +32 (0)478 720 250
Adresse mail : secretariat.updlf@gmail.com
Site internet : www.lesdieteticiens.be

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Actu-Diéta

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Vive le printemps !

Le mouron blanc, cette sauvageonne qui s’invite dans les cultures

Laissez-vous tenter par l’une des plus abondantes et savoureuses salades du Bon Dieu. Si commune dans le monde, elle a une exceptionnelle capacité à, spontanément, s’inviter dans le refuge fertile du sol aéré et bien équilibré de nos jardins cultivés.

Pauline de Voghel, diététicienne agréée. www.paulinedevoghel.be, info@paulinedevoghel.be

Cette petite merveille à l’allure délicate et aux tiges qui s’étalent et se ramifient en étoiles a l’art de se faufiler entre les cultures potagères, leur octroyant un excellent paillis vivant. Elle offre, de février à novembre et parsemées dans son tapis vert touffu, des petites fleurs d’un blanc virginal dont les cinq pétales sont tellement échancrés qu’elles ressemblent à des étoiles. Cela inspira son nom latin, Stellaria media L. Le surnom « don du créateur » vient entre autres de sa redoutable stratégie de reproduction : elle atteint si rapidement l’âge de fructifier qu’elle peut donner jusqu’à six générations de suite par année.

La stellaire intermédiaire, de la famille des Caryophyllacées, compte seize autres espèces, toutes comestibles, même si elles sont plutôt des plantes de disette, moins raffinées et plus coriaces. Des confusions sont possibles avec d’autres plantes comestibles : théligone chou de chien, le mouron d’alouette, le ceraiste commun, etc.

Avez-vous déjà entendu parler du mouron des oiseaux ? Ce nom vernaculaire de notre stellaire rappelle à quel point les oiseaux en raffolent – d’ailleurs on l’appelle aussi morgeline (qui est la syncope du latin Morsus gallinae : morsure de poule). On l’appelle également le mouron blanc pour attirer l’attention sur le risque de confusion avec le mouron rouge (Anagallis arvensis L.) ou le bleu, ce qui serait gênant, car la présence de saponine hémolytique les rend toxiques. Soyons attentifs également à bien le différencier du lin purgatif ou de la sabline à feuille de serpolet.

Comment la reconnaître ?

Cette plante pionnière vivace ou (bis)annuelle pouvant mesurer de cinq à quarante centimètres, présente une tige souple et fragile contenant une fibre élastique en guise de cordon central. Une ligne de très petits poils blanchâtres la longe d’un côté, changeant alternativement aux points d’attachement des feuilles. Ses petites feuilles d’un vert tendre et uni sont opposées, ovales et pointues. Ces fleurs dont nous avons déjà parlé mesurent huit à dix millimètres et leur pédoncule – la petite tige qui relie la fleur à la plante – a la particularité de se redresser avant la floraison et puis de retomber à la fructification. Le mouron blanc a des fruits – petites capsules – qui contiennent des graines dures et jaunâtres s’ouvrant et se recroquevillant en arrière en mûrissant.

Son Biotope

Notre belle danseuse aime les bois frais et adore les jardins et les cultures de légumes pour le sol aéré, meuble, frais, humide et équilibré en azote-carbone. On la croise également sur les bordures de chemins, dans les champs, aux pieds de murs, et dans les décombres.

Vertus et utilisations médicinales

En Grèce antique déjà, Stellaria media L. était utilisée à des fins médicinales et figurait dans les écrits de Pedanius Dioscoride, un médecin, pharmacologue et botaniste grec d’Asie Mineure, né vers 40 après J-C. Elle a ensuite longtemps été rejetée au rang des mauvaises herbes, pour finalement être cultivée après le Moyen Âge, puisque ses vertus furent enfin reconnues. Ce sont les jeunes pousses ou les sommités de la plante qui sont utilisées : fraîches, en jus, en infusion, en cataplasme. Et comme elle ne supporte pas bien le séchage, pour la conserver, il est préférable d’en faire une teinture mère, un macérat huileux ou un baume. Voici quelques-unes de ses vertus et indications médicinales :

Intérêts nutritionnels pour 100 g de mouron blanc, entier

NutrimentTeneur
Vitamine C115 mg
Vitamine A1276 U.I.
Calcium 80 mg
Magnésium 39 mg
Potassium 680 mg
Phosphore 54 mg
Fer 8,4 mg
Eau 92%
Énergie 24 kcal
Lipides 0,2 g
Glucides 5,3 g
Protéines 1,5 g

Du potager sauvage à l’assiette santé

Elle nous nourrit agréablement sans devoir fournir le moindre effort. Et ce quasiment toute l’année, même en hiver, s’il est doux, et en été, si la canicule ne sévit pas. Toutes les parties aériennes se consomment : la tige, les feuilles et les fleurs. Il est préférable de choisir les jeunes pousses, qui sont tendres, juteuses et rafraîchissantes, sinon de ne prélever que les sommités lorsque la base de la plante est devenue plus filandreuse.

Sa saveur est fine et délicate, et rappelle celle de la noisette, du maïs cru, du pois sec, de la verdure et du cumin. Elle est l’une des meilleures plantes en salade, mais on l’utilise également comme aromate ou comme légume. Elle accompagne à merveille la viande, la volaille, le poisson, les œufs et les légumineuses et s’intègre volontiers dans des « légumaises » et sauces variées : dans du guacamole ou avec du tahin et du yaourt par exemple. On en fait de délicieuses soupes crues ou des jus. Les jeunes pousses sont parfaites en lactofermentation façon choucroute.

Cuite, on la cuisine comme des épinards : à l’étuvée, à la vapeur, en plat mijoté (ajoutée alors en dernière minute), en soupe ou velouté, en soufflé ou en omelette, etc. Au japon, elle est traditionnellement servie avec six autres herbes accompagnant un bol de riz pour honorer le retour du printemps. Elle peut se boire également en tisane.

Suggestions d’accommodation du Mournon

A nos tabliers

Mouron blanc en soupe cru

Mixer 400 g de mouron blanc dans 600 ml d’eau avec 4 cuillères à soupe (c. à s.) d’huile de cameline, 1 gousse d’ail, le jus d’1/2 citron et 1 cuillère à café (c. à c.) de bouillon de légumes crus nature.

Velouté de mouron blanc

Faire suer, dans 2 c. à s. d’huile d’olive, un poireau et une pomme de terre moyenne nettoyés et hachés finement. Ajouter 1 litre d’eau, 1 cuillère à moka (c. à m.) de sel, des herbes au choix et 1 c. à s. de miso shiro (blanc). Au moment de mixer, ajouter 6 belles poignées de mouron blanc bien lavé et haché. Servir immédiatement en décorant de 3 petites sommités de mouron blanc et saupoudrer de gomasio.

Salade des oiseaux

Dresser 1 poignée de mouron blanc en forme de nid d’oiseau dans quatre assiettes.

Y saupoudrer quelques râpures de Pecorino, puis ajouter des fleurs du printemps (primevère, pâquerette, mouron blanc, violette, etc.).

Réaliser une sauce béchamel avec 20 g de beurre salé et 20 g de farine puis 200 ml de jus végétal (avoine, épeautre, etc.) et assaisonner avec de la noix de muscade et du cumin.

Pocher 12 œufs de caille dans 1 litre d’eau et 1 c. à s. de vinaigre blanc, pendant 1 à 2 minutes. En dresser trois dans chaque nid de mouron blanc, et les entourer de la béchamel. Ajouter un tour de moulin à poivre. Servir accompagné d’un bon pain d’épeautre au levain.

Taboulé de quinoa au mouron blanc

Tremper 200 g de quinoa et rincer plusieurs fois pour éliminer les impuretés et la saponine.

Le faire suer dans une casserole moyenne avec 1 oignon jeune finement haché dans l’huile d’olive puis ajouter une fois son volume d’eau. Monter à légère ébullition puis cuire à feu doux et à couvercle fermé pendant 5 minutes. Couper le feu et laisser terminer la cuisson sous le couvercle pendant encore 5-10 minutes. Dans un saladier, ajouter au quinoa 2 c. à s. de graines de courges et 1 c. à s. de pignons de pin, 4 grosses poignées de mouron blanc, un petit chou rave râpé et une vinaigrette réalisée avec 1 c. à c. d’huile de sésame grillé, 3 c. à s. d’un mélange d‘huiles oméga 3, 1 c. à s. de vinaigre balsamique et 1 c. à c. de moutarde

Bibliographie

(1) Couplan F. (2011). Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées. Paris : Delachaux et Niestlé. Les guides du naturaliste.

(2) Couplan F., Styner E. (2009). Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques. Paris :  Delachaux et Niestlé.

(3) Moutsie et Ducerf G. (2013). Récolter les jeunes pousses des plantes sauvages comestibles. France : de Terran

(4) Gladstar R. (2013). Cultiver et utiliser les plantes médicinales. France : Marabout 

(5) Couplan F. (2012). La cuisine est dans le pré. Belgique : Soliflor.

(6) Couplan F. (2010). Cuisine sauvage, accommoder mille plantes oubliées. Paris : Sang de la terre.

(7) Veyrat M. et Couplan F. (1997). Herbier Gourmand. France : Hachette pratique.

(8) Bissegger M. (2012). La cuisine des plantes sauvages. France : Ulmer

(9) Maehlum A. (2016). Eat nature, l’herbier gourmand. France : Michel Lafon

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