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Journée d'Etude 2021

Activité physique et prébiotiques: une combinaison prometteuse dans la prise en charge des altérations métaboliques chez le sujet souffrant d’obésité ?

Cibler le microbiote intestinal est une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge des altérations métaboliques liées à l’obésité. Combiner une activité physique à une supplémentation en prébiotiques, deux stratégies permettant de moduler la composition du microbiote, pourrait augmenter le succès des interventions nutritionnelles chez le sujet obèse.

Julie Rodriguez, Chargée de recherche, Louvain Drug Research Institute, UCLouvain.

1/ Le microbiote intestinal, un régulateur du métabolisme de l’hôte.

Le rôle du microbiote intestinal (MI) dans la santé de l’Homme est devenu de plus en plus évident au vu de son implication dans la régulation de grandes fonctions physiologiques (immunité, appétit ou métabolisme). Plusieurs facteurs influencent la composition et/ou la fonction du MI dès la naissance et tout au long de notre vie (régime alimentaire, activité physique ‘AP’, médicaments, etc.) (Cresci and Bawden 2015). Parmi eux, l’alimentation est certainement un des plus importants puisque la composition du MI varie énormément entre différentes populations, cultures ou régimes alimentaires. Par exemple, le MI d’individus consommant une alimentation riche en graisses et protéines animales sera dominé par les Bacteroides alors que celui des individus avec une alimentation riche en carbohydrates aura une plus forte abondance de Prevotella (Wu et al. 2011). La consommation à court terme d’aliments spécifiques peut aussi avoir un impact sur la composition de notre MI (Hiel et al. 2019). L’alimentation influence également la nature des métabolites produits par le MI (Delzenne et al. 2020). Ainsi, le métabolome, ensemble des métabolites, des individus suivant un régime vegan va être bien différent de celui des omnivores. Parmi les métabolites bioactifs d’origine bactérienne, on retrouve les acides gras à chaîne courte (AGCC), produits par le MI suite à la fermentation des polysaccharides et qui exercent de nombreux effets bénéfiques sur l’organisme (Canfora et al. 2015). Enfin, les troubles nutritionnels et les désordres métaboliques sont liés à des altérations du MI (Cotillard et al. 2013, Le Chatelier et al. 2013). Une diminution des genres bactériens qui produisent des AGCC, tels que le butyrate, est souvent retrouvée dans le MI de sujets atteints de désordres métaboliques (Delzenne et al. 2015). Cependant, il est assez difficile d’établir une signature bactérienne précise pour chaque pathologie, en raison de nombreux facteurs confondants. Parmi eux, les différents niveaux et type d’AP réalisés par les sujets pourraient complexifier les analyses, ce qui nous amène à nous intéresser de plus près à l’impact de l’AP sur le MI.

2/ L’activité physique influence la composition du microbiote intestinal.

Quelques études ont récemment évalué l’impact de l’AP sur notre MI. Un changement de la composition du MI de joueurs de rugby professionnels comparé à celui de sujets sédentaires a été observé (Clarke et al. 2014, Barton et al. 2018). Ces différences concernent principalement la diversité bactérienne et la production d’AGCC. Cependant, l’interprétation des données reste complexe au vu du régime alimentaire très différent d’athlètes de haut niveau versus des sujets non entraînés. D’autres études ont donc été réalisées chez des personnes réalisant un moindre effort pour éviter ces écarts trop importants. Une étude démontre une plus grande abondance de bactéries dites bénéfiques pour la santé dans le MI de femmes pré-ménopausées réalisant le minimum d’AP requis par l’OMS, comparé à des femmes qui ne pratiquent aucune AP (Bressa et al. 2017). Ces bactéries sont Faecalibactérium prausnitzii et Roseburia hominis (productrices de butyrate) ou Akkermansia muciniphila (associée à des effets positifs sur la barrière intestinale et l’amélioration de paramètres métaboliques liés à l’obésité). Dans ce travail, les femmes actives ont consommé plus de fibres comparées aux femmes sédentaires. Or, certaines fibres fermentescibles sont les substrats privilégiés de nombreuses bactéries intestinales, ce qui rend encore l’interprétation des données confuse. Enfin, il semblerait que les effets de l’AP sur le MI dépendent du statut métabolique des participants (Allen et al. 2018).

Les études précliniques sont donc nécessaires pour comprendre le réel impact de l’AP sur le MI dans des modèles plus contrôlés où l’alimentation peut être standardisée. L’exercice volontaire chez la souris prévient l’obésité induite par un régime riche en graisses et modifie la composition du MI qui pourrait être le médiateur  pour limiter la prise de poids (Evans et al. 2014). D’autres données in vivo confirment que l’exercice altère la composition du MI de manière différente selon le statut métabolique des animaux (diabétiques versus contrôles) (Lambert et al. 2015). Enfin, les modèles précliniques mettent en évidence des effets différents sur le MI en fonction du type d’activité (volontaire ou forcée à une intensité modérée) (Allen et al. 2015). Le MI serait aussi un déterminant clé pour les effets bénéfiques de l’AP sur le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline (Liu et al. 2020). Une récente étude montre une variabilité de réponse sur la régulation de la glycémie suite à un entraînement de 12 semaines chez des sujets prédiabétiques. Ces données indiquent que les individus « répondeurs » ont un MI qui possède une plus grande capacité à produire les AGCC et un meilleur catabolisme des acides aminés branchés. De plus, l’inoculation des souris avec le MI des répondeurs imitent les effets de l’AP sur l’amélioration de la résistance à l’insuline de ces souris obèses, mettant en avant le rôle causal du MI dans le contrôle de la glycémie en réponse à l’AP.

3/ La pratique d’une activité physique optimise la réponse métabolique à une intervention nutritionnelle ciblant le microbiote intestinal.

Des altérations du MI sont donc associées à des situations pathologiques de désordres métaboliques. Dans ce contexte, il semble judicieux de cibler le MI via différentes stratégies. Une d’entre elles est l’utilisation de prébiotiques, des substrats issus de notre alimentation et utilisés sélectivement par des bactéries pour induire un bénéfice pour l’hôte (Gibson et al. 2017). Parmi ces prébiotiques, on trouve les fructanes de type inuline (qui est une fibre fermentescible) (Roberfroid 2005), dont de nombreux effets bénéfiques ont été observés dans des modèles d’obésité chez le rongeur (amélioration de la fonction barrière, de l’inflammation systémique, de l’accumulation de masse grasse, de l’intolérance au glucose ou encore de l’hypertriglycéridémie postprandiale (Rodriguez and Delzenne 2021)). Cependant, ces effets restent assez confus chez l’homme, en raison d’une importante variabilité interindividuelle. Dans le groupe de recherche en métabolisme et nutrition de l’UCLouvain, nous avons tenté de comprendre pourquoi les individus obèses ne répondent pas de la même manière à une supplémentation en inuline. Nous avons observé que plusieurs facteurs influencent la réponse métabolique de l’inuline (la composition initiale du MI (Rodriguez et al. 2020), ou la prise de metformine (Hiel et al. 2018)). Sachant que l’AP peut modifier le MI, nous avons émis l’hypothèse que les niveaux différents d’AP pratiqués par les participants au cours d’une intervention à base de prébiotiques pourraient influencer leurs effets sur le métabolisme. Nous avons évalué l’AP volontaire de participants obèses impliqués dans un protocole clinique randomisé avec groupe placebo, visant à évaluer l’impact d’une supplémentation en inuline (extrait d’inuline + légumes riches en fructanes) sur le MI ainsi que sur de nombreux paramètres cliniques. (Rodriguez et al. 2022). Nos données indiquent que l’inuline induit un bénéfice santé seulement quand les sujets augmentent spontanément leur AP durant le protocole, comparés à ceux qui ne changent pas leurs habitudes. Les sujets qui pratiquaient plus d’exercice en parallèle de la supplémentation en inuline avaient une nette amélioration de l’indice de masse corporelle, des enzymes hépatiques, du cholestérol total et des index de résistance ou sensibilité à l’insuline. De plus, nous avons constaté que les symptômes gastrointestinaux liés à la prise d’inuline, fibre fermentescible, étaient observés chez les sujets supplémentés mais nettement moins présents chez ceux qui augmentaient leur AP durant le protocole, indiquant une meilleure tolérance aux fibres. Enfin, la régulation des bifidobactéries, (bactéries capables de dégrader l’inuline et de l’utiliser comme substrat), montre que ces bactéries prolifèrent significativement après la supplémentation en inuline seulement dans le MI de participants qui augmentent leur AP. En parallèle, une étude préclinique chez des rongeurs nourris avec un régime riche en graisses confirme que seule la combinaison des deux stratégies (inuline + exercice volontaire des roues d’activité) permet une amélioration de la tolérance au glucose après une charge orale en glucose.

Conclusion

Il apparait clairement que l’AP a un impact sur notre MI mais il est assez difficile d’évaluer les effets spécifiques de l’AP en raison des nombreux paramètres à contrôler. Toutefois, il est intéressant de voir dans une population spécifique que la pratique d’une AP peut complètement changer la réponse métabolique à une intervention nutritionnelle basée sur une approche ciblant le MI (voir figure). De plus, pratiquer une AP aiderait les participants à mieux tolérer certaines fibres, souvent peu consommées en raison des effets indésirables (flatulences, ballonnements) qu’elles peuvent provoquer. Combiner une AP systématiquement à la supplémentation en prébiotiques peut alors être une bonne stratégie pour optimiser les bénéfices des fibres sur la santé des sujets atteints d’obésité.

Bibliographie

Allen, J. M., M. E. Berg Miller, B. D. Pence, K. Whitlock, V. Nehra, H. R. Gaskins, B. A. White, J. D. Fryer and J. A. Woods (2015). « Voluntary and forced exercise differentially alters the gut microbiome in C57BL/6J mice. » J Appl Physiol (1985) 118(8): 1059-1066.

Allen, J. M., L. J. Mailing, G. M. Niemiro, R. Moore, M. D. Cook, B. A. White, H. D. Holscher and J. A. Woods (2018). « Exercise Alters Gut Microbiota Composition and Function in Lean and Obese Humans. » Med Sci Sports Exerc 50(4): 747-757.

Barton, W., N. C. Penney, O. Cronin, I. Garcia-Perez, M. G. Molloy, E. Holmes, F. Shanahan, P. D. Cotter and O. O’Sullivan (2018). « The microbiome of professional athletes differs from that of more sedentary subjects in composition and particularly at the functional metabolic level. » Gut 67(4): 625-633.

Bressa, C., M. Bailen-Andrino, J. Perez-Santiago, R. Gonzalez-Soltero, M. Perez, M. G. Montalvo-Lominchar, J. L. Mate-Munoz, R. Dominguez, D. Moreno and M. Larrosa (2017). « Differences in gut microbiota profile between women with active lifestyle and sedentary women. » PLoS One 12(2): e0171352.

Canfora, E. E., J. W. Jocken and E. E. Blaak (2015). « Short-chain fatty acids in control of body weight and insulin sensitivity. » Nat Rev Endocrinol 11(10): 577-591.

Clarke, S. F., E. F. Murphy, O. O’Sullivan, A. J. Lucey, M. Humphreys, A. Hogan, P. Hayes, M. O’Reilly, I. B. Jeffery, R. Wood-Martin, D. M. Kerins, E. Quigley, R. P. Ross, P. W. O’Toole, M. G. Molloy, E. Falvey, F. Shanahan and P. D. Cotter (2014). « Exercise and associated dietary extremes impact on gut microbial diversity. » Gut 63(12): 1913-1920.

Cotillard, A., S. P. Kennedy, L. C. Kong, E. Prifti, N. Pons, E. Le Chatelier, M. Almeida, B. Quinquis, F. Levenez, N. Galleron, S. Gougis, S. Rizkalla, J. M. Batto, P. Renault, A. N. R. M. consortium, J. Dore, J. D. Zucker, K. Clement and S. D. Ehrlich (2013). « Dietary intervention impact on gut microbial gene richness. » Nature 500(7464): 585-588.

Cresci, G. A. and E. Bawden (2015). « Gut Microbiome: What We Do and Don’t Know. » Nutr Clin Pract 30(6): 734-746.

Delzenne, N. M., P. D. Cani, A. Everard, A. M. Neyrinck and L. B. Bindels (2015). « Gut microorganisms as promising targets for the management of type 2 diabetes. » Diabetologia 58(10): 2206-2217.

Delzenne, N. M., M. Olivares, A. M. Neyrinck, M. Beaumont, L. Kjolbaek, T. M. Larsen, A. Benitez-Paez, M. Romani-Perez, V. Garcia-Campayo, D. Bosscher, Y. Sanz and J. W. van der Kamp (2020). « Nutritional interest of dietary fiber and prebiotics in obesity: Lessons from the MyNewGut consortium. » Clin Nutr 39(2): 414-424.

Evans, C. C., K. J. LePard, J. W. Kwak, M. C. Stancukas, S. Laskowski, J. Dougherty, L. Moulton, A. Glawe, Y. Wang, V. Leone, D. A. Antonopoulos, D. Smith, E. B. Chang and M. J. Ciancio (2014). « Exercise prevents weight gain and alters the gut microbiota in a mouse model of high fat diet-induced obesity. » PLoS One 9(3): e92193.

Gibson, G. R., R. Hutkins, M. E. Sanders, S. L. Prescott, R. A. Reimer, S. J. Salminen, K. Scott, C. Stanton, K. S. Swanson, P. D. Cani, K. Verbeke and G. Reid (2017). « Expert consensus document: The International Scientific Association for Probiotics and Prebiotics (ISAPP) consensus statement on the definition and scope of prebiotics. » Nat Rev Gastroenterol Hepatol 14(8): 491-502.

Hiel, S., L. B. Bindels, B. D. Pachikian, G. Kalala, V. Broers, G. Zamariola, B. P. I. Chang, B. Kambashi, J. Rodriguez, P. D. Cani, A. M. Neyrinck, J. P. Thissen, O. Luminet, J. Bindelle and N. M. Delzenne (2019). « Effects of a diet based on inulin-rich vegetables on gut health and nutritional behavior in healthy humans. » Am J Clin Nutr 109(6): 1683-1695.

Hiel, S., A. M. Neyrinck, J. Rodriguez, B. D. Pachikian, C. Bouzin, J. P. Thissen, P. D. Cani, L. B. Bindels and N. M. Delzenne (2018). « Inulin Improves Postprandial Hypertriglyceridemia by Modulating Gene Expression in the Small Intestine. » Nutrients 10(5).

Lambert, J. E., J. P. Myslicki, M. R. Bomhof, D. D. Belke, J. Shearer and R. A. Reimer (2015). « Exercise training modifies gut microbiota in normal and diabetic mice. » Appl Physiol Nutr Metab 40(7): 749-752.

Le Chatelier, E., T. Nielsen, J. Qin, E. Prifti, F. Hildebrand, G. Falony, M. Almeida, M. Arumugam, J. M. Batto, S. Kennedy, P. Leonard, J. Li, K. Burgdorf, N. Grarup, T. Jorgensen, I. Brandslund, H. B. Nielsen, A. S. Juncker, M. Bertalan, F. Levenez, N. Pons, S. Rasmussen, S. Sunagawa, J. Tap, S. Tims, E. G. Zoetendal, S. Brunak, K. Clement, J. Dore, M. Kleerebezem, K. Kristiansen, P. Renault, T. Sicheritz-Ponten, W. M. de Vos, J. D. Zucker, J. Raes, T. Hansen, H. I. T. c. Meta, P. Bork, J. Wang, S. D. Ehrlich and O. Pedersen (2013). « Richness of human gut microbiome correlates with metabolic markers. » Nature 500(7464): 541-546.

Liu, Y., Y. Wang, Y. Ni, C. K. Y. Cheung, K. S. L. Lam, Y. Wang, Z. Xia, D. Ye, J. Guo, M. A. Tse, G. Panagiotou and A. Xu (2020). « Gut Microbiome Fermentation Determines the Efficacy of Exercise for Diabetes Prevention. » Cell Metab 31(1): 77-91 e75.

Roberfroid, M. (2005). « Introducing inulin-type fructans. » The British journal of nutrition 93 Suppl 1: S13-25.

Rodriguez, J. and N. M. Delzenne (2021). « Modulation of the gut microbiota-adipose tissue-muscle interactions by prebiotics. » J Endocrinol 249(1): R1-R23.

Rodriguez, J., S. Hiel, A. M. Neyrinck, T. Le Roy, S. A. Potgens, Q. Leyrolle, B. D. Pachikian, M. A. Gianfrancesco, P. D. Cani, N. Paquot, M. Cnop, N. Lanthier, J. P. Thissen, L. B. Bindels and N. M. Delzenne (2020). « Discovery of the gut microbial signature driving the efficacy of prebiotic intervention in obese patients. » Gut.

Rodriguez, J., A. Neyrinck, M. Van Kerckhoven, M. Gianfrancesco, E. Renguet, L. Bertrand, P. Cani, N. Lanthier, M. Cnop, P. Paquot, J. Thissen, L. Bindels and N. Delzenne (2022). « Physical activity enhances the improvement of body mass index and metabolism by inulin:  a multicenter randomized placebo-controlled trial performed in obese individuals. » BMC Medicine Accepted.

Wu, G. D., J. Chen, C. Hoffmann, K. Bittinger, Y. Y. Chen, S. A. Keilbaugh, M. Bewtra, D. Knights, W. A. Walters, R. Knight, R. Sinha, E. Gilroy, K. Gupta, R. Baldassano, L. Nessel, H. Li, F. D. Bushman and J. D. Lewis (2011). « Linking long-term dietary patterns with gut microbial enterotypes. » Science 334(6052): 105-108.

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Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements de l’assurance obligatoire soins de santé en Belgique au 1er janvier 2022.
Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements des consultations de diététique proposés par les différentes mutuelles en Belgique.
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Remboursements et nomenclature INAMI : comment s’en sortir ?

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Groupement des diététiciens indépendants

L’assurance soins de santé intervient pour les prestations diététiques suivantes :

1. Prestations de diététique pour le patient diabétique de type 2 sans trajet de soins (= pré-trajet de soins)

Les patients diabétiques en pré-trajet de soins (sans trajet de soins) peuvent se faire rembourser de prestations diététiques. Il s’agit plus précisément des patients suivis par leur médecin généraliste dans le cadre d’un modèle de soins « suivi d’un patient diabétique de type 2 » (cela remplace le Passeport Diabète).

Un Dossier Médical Global (DMG) doit avoir été préalablement établi pour le patient.

Prestation 771131

Conditions

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

2. Prestations d’éducation diététique pour un sous-groupe de patients avec un « suivi du patient diabétique (pré-trajet) »

Conditions

Séance individuelle pour les patients diabétiques de type 2 remplissant les conditions suivantes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Prestation 794275

Prestation 794356

Conditions

Séance de groupe pour les patients diabétiques de type 2 remplissant les conditions suivantes :

Obligations du diététicien

Eduquer le patient à :

Séances

Honoraires

3. Prestations de diététique pour les patients engagés dans un trajet de soins

Sur prescription du médecin généraliste, le/la diététicien·ne dispense des séances de diététique aux patients avec un trajet de soins, atteints de diabète de type 2 et/ou d’insuffisance rénale chronique (IRC).

3.1. Diabète de type 2

Conditions pour signer un contrat trajet de soins "diabète"

Un contrat trajet de soins peut être conclu si :

Le/la patient·e n’entre pas dans les conditions si :

Autres conditions :

Séances

Honoraires

Prestation 794010

Prestations d’éducation associées au trajet de soins diabète

Prestations : 794415 ; 794430 ; 794452

Conditions

3.2. Insuffisance rénale chronique

Conditions pour signer un contrat trajet de soins "insuffisance rénale chronique"

Un contrat trajet de soins peut être conclu avec un patient atteint d’insuffisance rénale chronique selon les conditions suivantes :

Autres conditions :

Obligation du diététicien

Faire un rapport au médecin prescripteur

Séances

Honoraires

Prestation 794010

4. Prestations de diététique pour les enfants souffrant de surpoids ou d’obésité

Depuis le 1er avril 2020, l’assurance soins de santé rembourse un traitement, un suivi chez un·e diététicien·ne pour les enfants et les adolescents souffrant de surpoids ou d’obésité.

Ce traitement est remboursé seulement une fois par enfant et une seule prestation peut être attestée par jour.

Prestation 794916

Conditions

Pour des jeunes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Conditions

Pour des jeunes :

Attention : Vous ne pouvez pas attester ces prestations pour des jeunes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Prestation 794931

**Tableau des valeurs seuils de l’IMC pour les enfants entre 6 et 17 ans.

***Le dossier nutritionnel tenu à jour par le/la diététicien·ne comprend la courbe de croissance complétée avec l’évolution pondérale et la taille de l’enfant et des informations sur ses habitudes alimentaires actuelles, les adaptations proposées, les objectifs convenus et les résultats de l’accompagnement.  Le dossier nutritionnel comprend également une copie du rapport au médecin prescripteur.

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Remboursements diététiques des mutualités belges

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Groupement des diététiciens indépendants

Ce document ne prend pas en compte le remboursement de l’assurance obligatoire (INAMI) mais uniquement les remboursements complémentaires des mutuelles.

Attention :

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European Federation of the Associations of Dietitians (EFAD) - 2022-2026

Plan stratégique de l’EFAD

Traduction, par l’UPDLF, du document « EFAD Strategic Plan 2022-2026 » rédigé par l’EFAD.

Avant-propos

Le plan stratégique de l’EFAD (European Federation of the Associations of Dietitians) 2022-2026 offre une opportunité d’améliorer la diététique européenne au cours des 5 prochaines années.

Cette stratégie s’appuie sur les valeurs fondamentales de l’EFAD, à savoir l’équité, l’ouverture, la non-discrimination, la collaboration et l’indépendance. De plus, cette stratégie permet de tirer le meilleur parti des forces uniques de l’EFAD :

Le plan stratégique 2022-2026 a été développé par le groupe de travail sur la planification stratégique après de larges consultations avec les membres de l’EFAD et d’autres parties prenantes. L’objectif était d’aborder dans le document final les principaux domaines de préoccupation de toutes les parties prenantes. Les membres de l’EFAD ont d’abord été invités à donner leur avis lors de la conférence 2019 de l’EFAD puis lors des entretiens téléphoniques de suivi. Lors de l’assemblée générale de 2020, les membres de l’EFAD ont classé tous les sujets de préoccupation suggérés par ordre d’importance. Enfin, la Task Force a utilisé les domaines de préoccupation les mieux classés pour rédiger le plan stratégique, et a noté le reste pour le prochain cycle de planification.

Introduction

Un voyage pour façonner le plan stratégique couvrant trois domaines principaux :

Où en sommes-nous ?

Notre objectif

Mission

Vision

Ambitions

Comment allons-nous rester sur la bonne voie ?

Nos éléments constitutifs

Diriger

Connecter

Construire

Comment allons-nous y parvenir ?

Nos objectifs stratégiques

→ Une communauté pan-européenne de diététiciens influençant :

> Les affaires réglementaires pour donner des conseils et des contributions,

> L’éducation pour partager les connaissances et rester à jour,

> Collaboration avec les parties prenantes1 pour obtenir soutien et connexion.

→ Une organisation qui reste adaptée à ses objectifs

Où sommes-nous maintenant ?

Notre objectif

Notre mission :

Améliorer la santé nutritionnelle et promouvoir des régimes alimentaires durables en Europe en préconisant le rôle de chef de file des diététiciens en collaboration avec nos membres et les parties prenantes.

Notre vision :

Les diététiciens diplômés ont un impact positif sur la santé nutritionnelle des clients, des patients et de la communauté. Chaque citoyen européen a ainsi accès à des interventions diététiques et nutritionnelles sûres et appropriées.

Nos ambitions :

Pour réaliser notre vision, les ambitions d’EFAD sont les suivantes :

1.       La santé nutritionnelle de la population européenne est durablement améliorée, sans laisser personne de côté.

2.       Les décideurs européens tiennent compte de la voix des diététiciens. L’EFAD, en collaboration avec les associations nationales de diététiciens, influence les décideurs au niveau européen et national.

3.       Les diététiciens européens répondent à des défis imprévus (par exemple la COVID-19 ou les perturbations numériques) et prévisibles (par exemple le changement climatique) et contribuent à atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

4.       Une pratique diététique de meilleure qualité, fondée sur des données probantes/preuves est ancrée en Europe et les résultats sont enregistrés.

5.       Les soins médicaux intègrent le traitement par la nutrition et la diététique et le conseil aux patients présentant un état de santé critiques ou chroniques dans le but de rétablir une santé et une qualité de vie optimales.

6.       Le grand public a accès à un environnement alimentaire sain dans lequel les diététiciens appliquent des actions fondées sur des preuves.

7.       L’EFAD, en collaboration avec les membres associés, développe l’enseignement diététique et la recherche à tous les niveaux académiques, promeut la formation continue et augmente et/ou maintient les normes de pratique diététique dans toute la région de l’Europe.

Où sommes-nous maintenant ?

Nos éléments blocs de construction

Une enquête menée auprès des membres de l’EFAD a permis d’identifier les sujets de préoccupation actuels et futurs des diététiciens. En outre, le comité exécutif a fixé des objectifs à atteindre pour l’EFAD d’ici 2026.

Lors de la 31ème assemblée générale de l’EFAD (2020), les délégués ont classé (5 le plus haut, 1 le plus bas) ces domaines de préoccupation afin qu’ils soient prioritaires pour le prochain cycle de planification quinquennal d’EFAD. Les sujets de préoccupation classés à 4 ou plus ont été retenus, tandis que les sujets de préoccupation classés en dessous de 4 ont été désignés pour être inclus dans les futurs plans de travail.

Les résultats ont permis de dégager trois thèmes clés : diriger, connecter et construire. Ces thèmes sont essentiels pour permettre à l’EFAD d’atteindre les objectifs révisés.

Diriger

Connecter

Construire

Le saviez-vous ?

Deux fois par an, l’EFAD publie la revue ‘Kompass Nutrition and Dietetics’ en partenariat avec Karger Publishers.

Une source précieuse pour partager les connaissances avec les diététiciens et les spécialistes dans leur pratique quotidienne.

Comment allons-nous y parvenir ?

Nos objectifs stratégiques

Action 1

Diriger – Plaidoyer et recherche

Sous la houlette de l’EFAD, les diététiciens exercent une forte influence dans toute la région européenne de l’OMS et apportent les changements nécessaires aux politiques et pratiques de santé pour améliorer la santé nutritionnelle et les régimes alimentaires durables en Europe.

La coopération au niveau européen entre les parties prenantes permet de promouvoir la valeur unique des diététiciens et de la diététique.

Action 2

Connecter – Personnes et organisations

L’EFAD est une communauté pan-européenne de diététiciens, où chacun est connecté – physiquement et numériquement.

L’EFAD est une organisation qui partage des informations factuelles sur les pratiques et les normes diététiques. Cela contribue au développement professionnel continu des diététiciens et des autres professionnels de la santé qui ont besoin d’une formation en nutrition et en diététique.

Action 3

Créer – Un personnel professionnel

L’EFAD met en place un personnel professionnel de haute qualité, efficace dans la nouvelle ère numérique.

L’EFAD est une organisation qui est « adaptée à son objectif », qui continue de renforcer les bases nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Le saviez-vous ?

L’EFAD a un large éventail de collaborateurs.

Ensemble, nous travaillons dur pour améliorer la santé et encourager les régimes alimentaires durables en Europe.

Pour plus d’informations, envoyez-nous un mail à secretariat@efad.org ou visitez notre site internet.

Les actualités

Partageons nos connaissances.

Cibler le microbiote intestinal est une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge des altérations métaboliques liées à l’obésité. Combiner une activité physique à une supplémentation en prébiotiques, deux stratégies permettant de moduler la composition du microbiote, pourrait augmenter le succès des interventions nutritionnelles chez le sujet obèse.
Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements de l’assurance obligatoire soins de santé en Belgique au 1er janvier 2022.
Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements des consultations de diététique proposés par les différentes mutuelles en Belgique.
Retrouvez ici la Brève du 04 avril 2022 reprenant des informations sur l'asbl, l'Actu-Diéta du jour, diverses actualités et l'agenda des évènements à venir

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Vive le printemps !

Le mouron blanc, cette sauvageonne qui s’invite dans les cultures

Laissez-vous tenter par l’une des plus abondantes et savoureuses salades du Bon Dieu. Si commune dans le monde, elle a une exceptionnelle capacité à, spontanément, s’inviter dans le refuge fertile du sol aéré et bien équilibré de nos jardins cultivés.

Pauline de Voghel, diététicienne agréée. www.paulinedevoghel.be, info@paulinedevoghel.be

Cette petite merveille à l’allure délicate et aux tiges qui s’étalent et se ramifient en étoiles a l’art de se faufiler entre les cultures potagères, leur octroyant un excellent paillis vivant. Elle offre, de février à novembre et parsemées dans son tapis vert touffu, des petites fleurs d’un blanc virginal dont les cinq pétales sont tellement échancrés qu’elles ressemblent à des étoiles. Cela inspira son nom latin, Stellaria media L. Le surnom « don du créateur » vient entre autres de sa redoutable stratégie de reproduction : elle atteint si rapidement l’âge de fructifier qu’elle peut donner jusqu’à six générations de suite par année.

La stellaire intermédiaire, de la famille des Caryophyllacées, compte seize autres espèces, toutes comestibles, même si elles sont plutôt des plantes de disette, moins raffinées et plus coriaces. Des confusions sont possibles avec d’autres plantes comestibles : théligone chou de chien, le mouron d’alouette, le ceraiste commun, etc.

Avez-vous déjà entendu parler du mouron des oiseaux ? Ce nom vernaculaire de notre stellaire rappelle à quel point les oiseaux en raffolent – d’ailleurs on l’appelle aussi morgeline (qui est la syncope du latin Morsus gallinae : morsure de poule). On l’appelle également le mouron blanc pour attirer l’attention sur le risque de confusion avec le mouron rouge (Anagallis arvensis L.) ou le bleu, ce qui serait gênant, car la présence de saponine hémolytique les rend toxiques. Soyons attentifs également à bien le différencier du lin purgatif ou de la sabline à feuille de serpolet.

Comment la reconnaître ?

Cette plante pionnière vivace ou (bis)annuelle pouvant mesurer de cinq à quarante centimètres, présente une tige souple et fragile contenant une fibre élastique en guise de cordon central. Une ligne de très petits poils blanchâtres la longe d’un côté, changeant alternativement aux points d’attachement des feuilles. Ses petites feuilles d’un vert tendre et uni sont opposées, ovales et pointues. Ces fleurs dont nous avons déjà parlé mesurent huit à dix millimètres et leur pédoncule – la petite tige qui relie la fleur à la plante – a la particularité de se redresser avant la floraison et puis de retomber à la fructification. Le mouron blanc a des fruits – petites capsules – qui contiennent des graines dures et jaunâtres s’ouvrant et se recroquevillant en arrière en mûrissant.

Son Biotope

Notre belle danseuse aime les bois frais et adore les jardins et les cultures de légumes pour le sol aéré, meuble, frais, humide et équilibré en azote-carbone. On la croise également sur les bordures de chemins, dans les champs, aux pieds de murs, et dans les décombres.

Vertus et utilisations médicinales

En Grèce antique déjà, Stellaria media L. était utilisée à des fins médicinales et figurait dans les écrits de Pedanius Dioscoride, un médecin, pharmacologue et botaniste grec d’Asie Mineure, né vers 40 après J-C. Elle a ensuite longtemps été rejetée au rang des mauvaises herbes, pour finalement être cultivée après le Moyen Âge, puisque ses vertus furent enfin reconnues. Ce sont les jeunes pousses ou les sommités de la plante qui sont utilisées : fraîches, en jus, en infusion, en cataplasme. Et comme elle ne supporte pas bien le séchage, pour la conserver, il est préférable d’en faire une teinture mère, un macérat huileux ou un baume. Voici quelques-unes de ses vertus et indications médicinales :

Intérêts nutritionnels pour 100 g de mouron blanc, entier

NutrimentTeneur
Vitamine C115 mg
Vitamine A1276 U.I.
Calcium 80 mg
Magnésium 39 mg
Potassium 680 mg
Phosphore 54 mg
Fer 8,4 mg
Eau 92%
Énergie 24 kcal
Lipides 0,2 g
Glucides 5,3 g
Protéines 1,5 g

Du potager sauvage à l’assiette santé

Elle nous nourrit agréablement sans devoir fournir le moindre effort. Et ce quasiment toute l’année, même en hiver, s’il est doux, et en été, si la canicule ne sévit pas. Toutes les parties aériennes se consomment : la tige, les feuilles et les fleurs. Il est préférable de choisir les jeunes pousses, qui sont tendres, juteuses et rafraîchissantes, sinon de ne prélever que les sommités lorsque la base de la plante est devenue plus filandreuse.

Sa saveur est fine et délicate, et rappelle celle de la noisette, du maïs cru, du pois sec, de la verdure et du cumin. Elle est l’une des meilleures plantes en salade, mais on l’utilise également comme aromate ou comme légume. Elle accompagne à merveille la viande, la volaille, le poisson, les œufs et les légumineuses et s’intègre volontiers dans des « légumaises » et sauces variées : dans du guacamole ou avec du tahin et du yaourt par exemple. On en fait de délicieuses soupes crues ou des jus. Les jeunes pousses sont parfaites en lactofermentation façon choucroute.

Cuite, on la cuisine comme des épinards : à l’étuvée, à la vapeur, en plat mijoté (ajoutée alors en dernière minute), en soupe ou velouté, en soufflé ou en omelette, etc. Au japon, elle est traditionnellement servie avec six autres herbes accompagnant un bol de riz pour honorer le retour du printemps. Elle peut se boire également en tisane.

Suggestions d’accommodation du Mournon

A nos tabliers

Mouron blanc en soupe cru

Mixer 400 g de mouron blanc dans 600 ml d’eau avec 4 cuillères à soupe (c. à s.) d’huile de cameline, 1 gousse d’ail, le jus d’1/2 citron et 1 cuillère à café (c. à c.) de bouillon de légumes crus nature.

Velouté de mouron blanc

Faire suer, dans 2 c. à s. d’huile d’olive, un poireau et une pomme de terre moyenne nettoyés et hachés finement. Ajouter 1 litre d’eau, 1 cuillère à moka (c. à m.) de sel, des herbes au choix et 1 c. à s. de miso shiro (blanc). Au moment de mixer, ajouter 6 belles poignées de mouron blanc bien lavé et haché. Servir immédiatement en décorant de 3 petites sommités de mouron blanc et saupoudrer de gomasio.

Salade des oiseaux

Dresser 1 poignée de mouron blanc en forme de nid d’oiseau dans quatre assiettes.

Y saupoudrer quelques râpures de Pecorino, puis ajouter des fleurs du printemps (primevère, pâquerette, mouron blanc, violette, etc.).

Réaliser une sauce béchamel avec 20 g de beurre salé et 20 g de farine puis 200 ml de jus végétal (avoine, épeautre, etc.) et assaisonner avec de la noix de muscade et du cumin.

Pocher 12 œufs de caille dans 1 litre d’eau et 1 c. à s. de vinaigre blanc, pendant 1 à 2 minutes. En dresser trois dans chaque nid de mouron blanc, et les entourer de la béchamel. Ajouter un tour de moulin à poivre. Servir accompagné d’un bon pain d’épeautre au levain.

Taboulé de quinoa au mouron blanc

Tremper 200 g de quinoa et rincer plusieurs fois pour éliminer les impuretés et la saponine.

Le faire suer dans une casserole moyenne avec 1 oignon jeune finement haché dans l’huile d’olive puis ajouter une fois son volume d’eau. Monter à légère ébullition puis cuire à feu doux et à couvercle fermé pendant 5 minutes. Couper le feu et laisser terminer la cuisson sous le couvercle pendant encore 5-10 minutes. Dans un saladier, ajouter au quinoa 2 c. à s. de graines de courges et 1 c. à s. de pignons de pin, 4 grosses poignées de mouron blanc, un petit chou rave râpé et une vinaigrette réalisée avec 1 c. à c. d’huile de sésame grillé, 3 c. à s. d’un mélange d‘huiles oméga 3, 1 c. à s. de vinaigre balsamique et 1 c. à c. de moutarde

Bibliographie

(1) Couplan F. (2011). Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées. Paris : Delachaux et Niestlé. Les guides du naturaliste.

(2) Couplan F., Styner E. (2009). Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques. Paris :  Delachaux et Niestlé.

(3) Moutsie et Ducerf G. (2013). Récolter les jeunes pousses des plantes sauvages comestibles. France : de Terran

(4) Gladstar R. (2013). Cultiver et utiliser les plantes médicinales. France : Marabout 

(5) Couplan F. (2012). La cuisine est dans le pré. Belgique : Soliflor.

(6) Couplan F. (2010). Cuisine sauvage, accommoder mille plantes oubliées. Paris : Sang de la terre.

(7) Veyrat M. et Couplan F. (1997). Herbier Gourmand. France : Hachette pratique.

(8) Bissegger M. (2012). La cuisine des plantes sauvages. France : Ulmer

(9) Maehlum A. (2016). Eat nature, l’herbier gourmand. France : Michel Lafon

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Cibler le microbiote intestinal est une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge des altérations métaboliques liées à l’obésité. Combiner une activité physique à une supplémentation en prébiotiques, deux stratégies permettant de moduler la composition du microbiote, pourrait augmenter le succès des interventions nutritionnelles chez le sujet obèse.
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Journée d'Etude 2021

De nouvelles perspectives sur le rôle du microbiote intestinal sur l’obésité et le diabète

Lors de la 18e journée d’étude de l’UPDLF du 1er octobre 2021, le professeur Patrice D. Cani (directeur de recherches FNRS-WELBIO, UCLouvain) nous a présenté de nouvelles perspectives en lien avec le microbiote intestinal et la santé, et plus particulièrement pour l’obésité et le diabète de type II. Quelles sont ces nouveautés ?

Noélie Dominicy, Diététicienne-nutritionniste

Introduction

L’inflammation de bas grade et le stress oxydatif sont deux modulateurs importants du métabolisme. Mais, eux-mêmes, peuvent être déclenchés par toute une série de facteurs, tels que la génétique, l’environnement, le tabac, l’âge, le sexe, etc. L’alimentation est aussi un facteur clé, et, le microbiote intestinal joue également un rôle. Ce dernier interagit par différents mécanismes avec notre métabolisme, et notre alimentation est directement connectée avec celui-ci.

Aujourd’hui, le microbiote intestinal est considéré comme un organe à part entière, bien que, au sens strict du terme, il ne soit pas relié aux autres organes. En effet, il contribue à notre métabolisme par différentes interactions. On parle également d’organe à cause de sa taille. De fait, il compte environ cent mille milliards de cellules bactériennes, ce qui représente probablement autant que nos propres cellules humaines, voire même plus. Pour rester en bonne santé, il y a un dialogue permanent entre nos cellules et ces micro-organismes. Effectivement, le microbiote intestinal contribue au développement de notre immunité. Ceci se produit grâce à une interaction avec la barrière intestinale. De plus, il contribue à la digestion de toute une série de nutriments, notamment la fermentation des fibres alimentaires. Il contribue aussi à la modification des acides biliaires pour la digestion des lipides, etc. En outre, ce microbiote produit toute une série de vitamines. Il est possible de l’influencer par des médicaments ou toute une série de xénobiotiques. Cependant, parfois, il peut y avoir une modification du dialogue entre le microbiote et nos propres cellules, et donc, certaines pathologies peuvent se déclencher.

La composition du microbiote intestinal

Il y a de multiples facteurs qui influencent le microbiote intestinal tels que : l’alimentation, l’activité physique, la prise d’antibiotiques, le jeûne, les susceptibilités génétiques et l’exposition au froid. Tous ces éléments vont influencer la composition du microbiote, mais également la production de certains métabolites. Ces métabolites vont eux-mêmes agir à distance de l’intestin et des bactéries sur toute une série d’organes, comme par exemple le foie, le tissu adipeux, le muscle ou le cerveau, et contribuer soit au déclenchement de certaines pathologies soit à les limiter ou les éviter. Ce sont des interactions complexes et permanentes qui s’opèrent.

La composition du microbiote intestinal est différente lorsque l’on se trouve dans une situation pathologique donnée. Parmi ces pathologies, certaines sont liées à des désordres métaboliques, comme les maladies cardiovasculaires, la stéatose hépatique, le diabète, l’insulino-résistance et l’obésité. D’autre créent des désordres liés à l’immunité tels que l’inflammation, l’arthrite, l’eczéma, les maladies neuro-dégénératives, l’anxiété, la dépression, l’autisme, etc. Néanmoins, le microbiote intestinal n’est pas nécessairement la cause de ces pathologies, car il existe d’autres types d’interactions. En effet, tous les facteurs qui se trouvent autour de ce microbiote interagissent aussi avec la composition de celui-ci. Cependant, l’inflammation de bas grade est considérée comme étant potentiellement un facteur central ou une cause commune à différentes maladies.

Des composés du microbiote intestinal agissent-t-ils comme facteurs déclenchants ?

Certains composants du microbiote intestinal, comme les lipopolysaccharides (LPS) se retrouvent en quantité un peu plus élevée dans le sang des sujets obèses ou diabétiques de type II. En effet, le LPS est un facteur déclenchant l’inflammation de bas grade associée à l’insulino-résistance et à l’accumulation de masse grasse. En bloquant les récepteurs des LPS, on empêche le déclenchement de ces désordres métaboliques. Une quantité incroyable de bactéries vivent dans l’intestin, et ces fameux LPS représentent eux-mêmes une quantité très importante d’endotoxines présents dans l’intestin. La fonction barrière de l’intestin doit donc véritablement être fonctionnelle sous peine d’être inondés de ces LPS (et d’autres éléments bactériens) dans notre sang, et d’entraîner un état inflammatoire permanent, voire en sepsis.

La fonction de la barrière intestinale

La paroi intestinale va limiter autant que possible le passage des toxines bactériennes vers l’intérieur de l’organisme. Elles ne rejoindront donc pas ou très peu la circulation sanguine. Ceci se fait par l’intermédiaire de différents facteurs : des barrières physiques ou biologiques. La première barrière que l’on retrouve est la couche de mucus qui tapisse la paroi de l’intestin. Ensuite, les cellules épithéliales de l’intestin constituent une couche unique de cellules qui sont maintenues grâce à des protéines de jonction (par exemple : ZO-1, occludine, etc.). Des cellules immunitaires se retrouvent également dans la paroi de l’intestin. Elles envoient des signaux permettant de maintenir à distance certaines bactéries et leur limitent donc le passage vers l’intérieur de notre organisme. Ces différentes barrières contribuent à maintenir une distance entre le milieu extérieur et intérieur de notre organisme.

De plus en plus de mécanismes liant microbes intestinaux et troubles cardio-métaboliques

La composition du microbiote intestinal d’un sujet mince est différente de celle d’un sujet obèse ou diabétique de type II. Le type de bactéries et le type d’activités métaboliques de ce microbiote, les métabolites, diffèrent également.

Le microbiote intestinal peut directement contribuer à la régulation de l’appétit par de nombreux mécanismes différents décrits ci-dessous. Il va également contribuer à l’accumulation de lipides au niveau hépatique et au déclenchement de l’inflammation, entre autres par les toxines LPS. Lorsque ceci se déclenche, il peut y avoir un développement de pathologies, telles que les maladies cardio-vasculaires, la stéatose hépatique, l’arthrosclérose et le diabète de type II.

Le rôle des acides aminés

Toute une série de dérivés d’acides aminés, comme l’histidine, le tryptophane, le L-glutamate et la cystéine, pourraient aussi avoir des effets bénéfiques ou délétères sur la santé. Parmi les acides aminés, on retrouve les acides aminés branchés qui ont été très fortement associés au déclenchement d’une insulino-résistance. Et le microbiote intestinal peut produire ces acides aminés branchés par le métabolisme de ces différents acides aminés.

D’autres molécules comme l’imidazole propionate (ImP) dérivé de l’histidine contribue à une insulino-résistance en bloquant directement dans la cellule (hépatique, musculaire ou du tissu adipeux) la cascade de signalisation de l’insuline. Donc ces molécules produites par des bactéries viennent bloquer d’autres protéines impliquées dans la signalisation du récepteur de l’insuline. Des dérivés comme l’indole stimulent le GLP-1 et se lient à d’autres récepteurs pour avoir des effets bénéfiques sur la santé. Aussi, toute une série de neurotransmetteurs sont produits au niveau du microbiote intestinal, tels que la sérotonine.

Le rôle des fibres alimentaires

Certaines fibres alimentaires vont être utilisées par les bactéries intestinales, puis transformées en différents constituants, dont des acides carboxyliques à chaine courte comme l’acétate, le propionate et le butyrate. Ces acides carboxyliques à chaine courte et la fermentation des fibres alimentaires diminuent la perméabilité intestinale et l’inflammation, améliorent le métabolisme énergétique et régulent l’appétit par des mécanismes qui dépendent d’hormones (par exemple le GLP-1, PYY) directement produites par des cellules entéro-endocrines de l’intestin, les cellules L. En outre, les acides carboxyliques à chaine courte produits par les bactéries stimulent la production de ces hormones en se liant à des récepteurs membranaires (GPR-41 et 43). Dès que ces molécules se lient aux récepteurs, la cellule se met à produire ces hormones qui sont ensuite libérées dans le sang et vont agir à distance, notamment sur le nerf vague et directement au niveau de l’hypothalamus pour, par exemple, contrôler l’appétit, mais également au niveau du pancréas pour stimuler la sécrétion de l’insuline. Voici un des mécanismes parmi lesquels les fibres alimentaires peuvent contribuer à cette modification du métabolisme.

Conclusion

La littérature démontre qu’il faut un équilibre parfait de la fonction de la barrière de l’intestin pour limiter le développement de l’inflammation de bas grade qui est associée notamment à l’obésité et au diabète de type II. Pour que cela se fasse de manière optimale, il faut une diversité microbienne suffisamment importante, une couche de mucus qui doit être entretenue, toute une série de métabolites qui doivent jouer un rôle et dialoguer avec nos propres cellules pour maintenir cet équilibre et cette homéostasie.

Bibliographie

Cani, P. (2021, 1er octobre). Microbiote intestinal, diabète et obésité : de nouvelles perspectives. Dans NEXT : Nutrition Exercise Therapy (symposium), 18e journée d’étude de l’UPDLF, Charleroi, Belgique. https://lesdieteticiens.be/journee-detude-2021/

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TVA

La pratique de la diététique et la TVA : les nouveautés

Depuis le 1er janvier 2022, une grande réforme de l’exemption de la TVA pour les prestations de soins médicaux à la personne dans ou en dehors du cadre d’une hospitalisation a été mise en place. Alors qu’auparavant les prestations diététiques étaient exemptées sur base d’une décision de l’administration de la TVA, aujourd’hui le code de la TVA régit cette exemption.

Laurence Krzak, Expert-comptable fiscaliste

Portée générale

La clé de la réflexion pour exempter ou non une prestation est la suivante : l’exemption de la TVA pour les prestations de soins médicaux à la personne doit, par essence, rester limitée aux services à but thérapeutique. L’exemption pour les prestations de soins médicaux à la personne ne s’applique donc pas aux services qui concernent des interventions et traitements sans but thérapeutique.

Les prestations de soins médicaux à la personne désignent celles ayant pour but de diagnostiquer, soigner et dans la mesure du possible, guérir des maladies ou anomalies de santé.

L’exemption est également applicable aux prestations de soins médicaux effectuées à des fins de prévention. Par conséquent, les prestations médicales effectuées dans le but de protéger, maintenir ou rétablir la santé des personnes bénéficient de l’exemption.

L’exemption de la TVA pour les soins médicaux à la personne s’applique également aux conseils téléphoniques relatifs à la santé et à la maladie.

En revanche des prestations consistant dans la communication de renseignements généraux sur des pathologies ou des thérapies, ou dans la fourniture de renseignements d’ordre administratif ne tombent pas dans le champ d’application de l’exemption pour les prestations de soins médicaux à la personne.

C’est la finalité d’une prestation médicale qui détermine si celle-ci doit être exemptée. Ni le contenu de l’activité médicale, ni sa place dans l’éventail des tâches du praticien de soins ne sont déterminants.

Qui détermine s’il est question d’un but thérapeutique ?

C’est le professionnel de la santé qui effectue la prestation principale qui détermine en son âme et conscience, si un traitement médical poursuit un but thérapeutique.

Afin de déterminer si une prestation est effectuée dans un but thérapeutique ou avec une autre finalité, il convient de déterminer le contexte dans lequel la prestation médicale est fournie.

Le fait que l’intervention ou le traitement :

– figure dans la nomenclature des prestations de santé en matière d’assurance obligatoire contre la maladie et l’invalidité ou dans la nomenclature des prestations de rééducation,

– ou réponde aux conditions pour bénéficier d’une intervention conformément à la réglementation relative à l’assurance obligatoire soins de santé et indemnités,

– ou soit effectué sur prescription médicale

constitue une présomption réfragable (l’administration peut apporter la preuve contraire) de l’existence d’un but thérapeutique.

Le fait que le traitement ne figure pas dans la nomenclature (INAMI) ou ne réponde pas aux conditions pour bénéficier d’une intervention (remboursement) conformément à la réglementation relative à l’assurance obligatoire soins de santé et indemnités, ne constitue pas en soi une raison pour exclure le traitement de l’exemption. Dans ce cas, la charge de la preuve incombe à la personne qui souhaite bénéficier de l’exemption.

Le professionnel de la santé doit faire une distinction dans son administration de la TVA entre les opérations dans lesquelles un but thérapeutique est présent et celles pour qui ce n’est pas le cas.

Liste non exhaustive d’exemples à but thérapeutique

– Les prestations de diététique pour les diabétiques avec passeport du diabète et pour les diabétiques et les patients souffrant d’une insuffisance rénale qui sont repris dans un plan de soins ;

– Les prestations par des diététiciens-éducateurs du diabète reconnus en matière d’éducation des patients atteints du diabète ;

– L’élaboration et le suivi d’un plan nutritionnel individualisé tenant compte des facteurs de risque et de la pathologie présents (il s’agit notamment du surpoids et de l’obésité, des mauvaises habitudes alimentaires, des facteurs de risque cardiovasculaires, des difficultés psychosociales, etc.) sont également exemptés. Cela peut se faire tant individuellement qu’en petit groupe, à condition que dans le cadre de ce traitement, il soit toujours tenu compte de la présence de facteurs de risques et de pathologies chez chaque personne individuellement.

Liste non exhaustive d’exemples de soins sans but thérapeutique

– Un service de suivi nutritionnel fourni dans le cadre d’un établissement sportif peut être un instrument de prévention de certaines maladies tout comme la pratique du sport elle-même. Un tel suivi nutritionnel présente donc une finalité sanitaire mais pas thérapeutique ;

– Les prestations effectuées en groupe, à moins que ladite prestation tienne compte de la présence de facteurs de risques et de pathologies chez chaque personne individuellement ;

– La participation à des enquêtes au profit de l’industrie pharmaceutique ;

– Le service de suivi nutritionnel global fourni par un professionnel certifié et compétent/autorisé qui vise uniquement à améliorer le bien-être général ou l’apparence et non à prévenir ou traiter de façon thérapeutique certaines maladies. Cependant, l’exemption visée à l’article 44, § 2, 5°, du Code de la TVA s’applique dans la mesure où il est satisfait aux conditions fixées dans cet article. C’est le cas notamment :

– Les conférences et/ou ateliers donnés par les praticiens (para)médicaux, ainsi que les autres opérations qu’ils effectuent dans le cadre de l’enseignement scolaire ou universitaire ou dans le cadre de la formation professionnelle. Cependant, l’exemption visée à l’article 44, § 2, 4° ou 8°, du Code de la TVA s’applique dans la mesure où il soit satisfait aux conditions fixées par cet article (les prestations doivent s’exercer pour le compte d’un tiers) ;

– La vente, entre autres, de compléments alimentaires, de substituts de repas et de préparations protéinées n’est pas couverte par les exemptions susmentionnées et est soumise à la TVA.

Conclusion

Dans la pratique, rien ne change, un diététicien verra ses prestations le plus souvent exemptées de TVA. Afin de s’assurer une protection totale, le régime de la franchise de la taxe s’avère intéressant si le chiffre d’affaires susceptible d’être soumis à la TVA est inférieur à 25.000 euros par an.

Laurence Krzak

Expert-comptable fiscaliste

laurence@optifisc-com.be

Avertissement important : ces informations ne sont pas destinées à appuyer ou provoquer une prise de décision ou un avis définitif mais ont pour seule vocation, et pour seul pouvoir, de susciter une réflexion préalable à une information individualisée

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Journée d'étude 2021

Nutrition in Exercise Therapy (NEXT) et la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO)

La revalidation pulmonaire et la prise en charge nutritionnelle des patients BPCO doivent faire partie intégrante du traitement. Les besoins nutritionnels de ces patients devront être adaptés et réévalués en fonction du stade de la maladie et de leur capacité physique. Une équipe pluridisciplinaire doit être mise à disposition du patient pour favoriser une meilleure qualité de vie.

Magdalena Saussez, diététicienne-nutritionniste agréée par le SPF Santé Publique (Erasme ULB).
Anaïs Chiroux, diététicienne-nutritionniste agréée par le SPF Santé Publique (Erasme ULB), spécialisée en nutrition du sportif.

Exercise Therapy (1)

La pratique régulière d’une activité physique contribue à un meilleur état de santé général, diminue le taux de mortalité et améliore l’indice de masse corporel (IMC).

La sédentarité et le manque d’activité physique sont des facteurs de risques aggravant la maladie. Il est important d’induire un changement dans le comportement du patient sur du long terme.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une amélioration de la santé et de la qualité de vie a pu être démontrée grâce à un impact positif sur les capacités cardio-respiratoires, les fonctions pulmonaires, le métabolisme des glucides ou encore sur le psychisme, etc.

BPCO

Définition

La BPCO est une maladie chronique inflammatoire des bronches qui peut être associée à d’autres maladies. Elle se caractérise principalement par un rétrécissement progressif et une obstruction permanente des voies aériennes. Cette inflammation du tissu pulmonaire provoque un dysfonctionnement cellulaire amenant vers une destruction des alvéoles et de l’emphysème. Cette pathologie provoque une gêne et des difficultés respiratoires.

La BPCO est une maladie systémique : elle ne va pas seulement toucher le système respiratoire mais elle peut conduire vers une dénutrition modérée voire sévère associée à une fonte de la masse musculaire, des infections à répétition avec une inflammation respiratoire, ou encore d’augmenter le risque cardio-vasculaire des patients, etc. C’est une pathologie irréversible et évolutive. Cependant, cette maladie des bronches peut être stabilisée par la médication et l’activité physique. Selon le Global Initiative For Chronic Obstructive Lung Disease (GOLD, 2021)2, la BPCO est la 3ème cause de mortalité dans le monde.                

La broncho-pneumopathie chronique obstructive est majoritairement causée par le tabac (passif ou actif), les facteurs environnementaux (pollution…), les expositions professionnelles (charbons, peintures, amiantes…) et les infections respiratoires.

Diagnostic (2,3.4.5.6)

La spirométrie est la méthode de référence préconisée pour dépister et diagnostiquer les maladies pulmonaires obstructives. Elle évalue et mesure la fonction respiratoire d’un individu.

La mise en évidence d’un trouble obstructif non réversible peut être démontrée si :

Volume Expiratoire Maximal en 1 Seconde (VEMS) < 0.70

Capacité Vitale Forcée (CVF)

Pour le diagnostic d’une maladie pulmonaire chronique obstructive, il faut que le/la patient(e) soit sous bronchodilatateurs.

La sévérité de la maladie dépendant de divers facteurs :

Figure 1: Classification du VEMS (GOLD, 2021)
Figure 2: Classification de la dyspnée (GOLD, 2021)

Dénutrition : BMI (Body Mass Index) < 21kg/m² et/ou perte de poids involontaire avec fonte de la masse musculaire et/ou de la masse grasse.

Le taux de mortalité à 4 ans peut être défini avec le score de BODE 5.

Figure 3: Calcul du score BODE (HAS, 2019)

B : BMI

O : Airflow Obstruction

D : Functional Dyspnoea

E : Exercise Capacity

Prise en charge nutritionnelle

« L’évaluation, le suivi nutritionnel et la prise en charge des troubles nutritionnels sont essentiels à tous les stades de la maladie.

Les objectifs nutritionnels à préconiser sont :

Evaluation nutritionnelle (3,4,5,6)

Peu importe le stade de la BPCO, un IMC < 21kg/m² (risque de dénutrition), une maigreur ou encore une perte de poids involontaire de plus de 5 % en un mois ou de plus de 10 % en 6 mois sont des marqueurs et/ou des facteurs indépendants à un pronostic défavorable.

La dénutrition est observée chez 20-35% des patients en ambulatoire en état stable.7,8,9,10

Les patients présentant un trouble ventilatoire obstructif sévère, une hypoxémie chronique ou encore une décompensation respiratoire aigüe seront généralement les plus touchés par cette dénutrition. Au plus les problèmes respiratoires impacteront les patients, au plus la dénutrition sera sévère.

Par ailleurs, en cas de surcharge pondérale, une perte de poids ne doit pas d’office être mise en place. Cependant, l’obésité abdominale est défavorable pour la mobilité et la tolérance à l’effort mais représente aussi un déséquilibre métabolique et cardiovasculaire engendrant des comorbidités.

Stratégie nutritionnelle

Tableau 1 : besoins énergétiques et protéiques chez les patients atteints de BPCO

BPCO GOLD 1BPCO GOLD 2-3-4
Besoins énergétiques (kcal/kg/jour)30-3530-35 +/- 500 kcal (12)
Besoins en protéines (g de protéines /kg/ jour)0,83 1,2 - 1,5

Les besoins énergétiques et protéiques seront adaptés et personnalisés en fonction de l’activité physique du patient. Contrairement à des sujets sains, les patients atteints de BPCO ont une dépense énergétique au repos (DER) nettement supérieure à 1.3- 1.7 g de protéines /kg/ jour. Cela est dû à une demande accrue d’énergie pour le fonctionnement adéquat du système respiratoire. Ainsi, une majoration de l’apport calorique de 500 à 800-900kcal par jour est à favoriser. 7,11,12

Réadaptation pulmonaire (4.5)

La réadaptation pulmonaire est un programme de remise en forme pluridisciplinaire qui favorise le reconditionnement physique du patient BPCO. Ce programme d’entrainement est adapté et personnalisé en fonction des capacités respiratoires du patient pour privilégier une meilleure qualité de vie en :

Il faut à tout prix que le patient ne retombe pas dans la spirale du déconditionnement :

Type d’exercices physiques

Les exercices d’endurance vont permettre une meilleure capacité cardio-vasculaire mais aussi une meilleure fréquence cardiaque.

L’activité enzymatique de la filière énergétique aérobie sera plus efficace et permettra la diminution de l’utilisation de la filière anaérobie lactique (évitant ainsi la production importante de lactate et l’hyperventilation des patients).

Les exercices musculaires sont favorables à la reprise de la masse et de la force musculaire. Ainsi, les dyspnées seront moins fréquentes et le patient retrouvera une certaine autonomie.

NEXT et BPCO : conclusion

Le patient BPCO est à haut risque de dénutrition par sa dépense énergétique pulmonaire importante.

En vue de la remise en forme du patient, une prise en charge diététique évolutive, adaptée et adéquate à l’activité physique du patient doit être mise en place. Il est important de veiller à un apport protéino-calorique optimal au développement et au maintien de la masse musculaire.

Pour ce faire, une équipe pluridisciplinaire doit bien évidemment graviter autour du patient et interagir entre eux pour préconiser la meilleure prise en charge.

Bibliographie 

1/ World Health Organization. Guidelines on physical activity and sedentary behaviour. Geneva: World Health Organization, 2020

 

2/ Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease, Inc.(2021).Global Strategy for the Diagnosis, Mangement and Prevention of Chronic Obstrutive Pulmonary Disease 2021 Report.

 

3/ Haute Autorité de Santé (2014). Points critiques du parcours de soins. Bronchopneumopathie chronique obstructive

 

4/ Haute Autorité de Santé (2018). Prescription d’activité physique et sportive Bronchopneumopathie obstructive. Retrieved from: https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2018-10/ref_aps_bpco_vf.pdf

 

5/ Haute Autorité de Santé (2019). Guide du parcours de soins Bronchopneumopathie chronique obstructive. Retrieved from: https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-01/app_323_guide_bpco_actu_2019_vf.pdf

 

6/ Haute Autorité de Santé (2019). Bronchopneumopathie chronique obstructive : Les Points critiques de la prise en charge. Retrieved from: https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-01/app_323_points_critiques_bpco_vf.pdf

 

7/ Pison, C., Pichard, C., Moinard,C., (2016). BPCO et nutrition. La lettre du Pneumologue. Vol XIX-n°5, pages 198-202.

 

8/ Budweiser S, Meyer K, Jorres RA, et al. (2007) Nutritional depletion and its relationship to respiratory impairment in patients with chronic respiratory failure due to COPD or restrictive thoracic diseases. Eur J Clin Nutr 62: 436-7.

 

9/ Vermeeren MAP, Creutzberg EC, Schols AMWJ, et al. (2006) Prevalence of nutritional depletion in a large out-patient population of patients with COPD. Respiratory Medicine 100: 1349-55.

 

10/ Schwebel C, Pin I, Barnoud D, et al. (2000) Prevalence and consequences of nutritional depletion in lung transplant candidates. Eur Respir J 16: 1050-5.

 

11/ Planas M, Alvarez J, Garcia-Peris PA, et al. (2005) Nutritional support and quality of life in stable chronic obstructive pulmonary disease (COPD) patients. Clinical Nutrition 24: 433-41

 

12/ Spruit MA, Singh SJ, Garvey C, et al. (2013) An official American Thoracic Society/European Respiratory Society statement: key concepts and advances in pulmonary rehabilitation. Am J Respir Crit Care Med 188: e13-64.

Les actualités

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Cibler le microbiote intestinal est une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge des altérations métaboliques liées à l’obésité. Combiner une activité physique à une supplémentation en prébiotiques, deux stratégies permettant de moduler la composition du microbiote, pourrait augmenter le succès des interventions nutritionnelles chez le sujet obèse.
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European Federation of the Associations of Dietitians (EFAD)

Prise de position de l'EFAD sur les modes d'alimentation durables

Traduction, par l’UPDLF, du document « EFAD Position Paper on Sustainable Dietary Patterns » rédigé par l’EFAD.

Introduction

La recherche sur les régimes alimentaires durables est relativement récente. Et il y a une grande prolifération ces dernières années pour répondre à différentes questions liées à l’impact environnemental, à la santé et à l’économie. Les études existantes suggèrent que les régimes à base de plantes peuvent être bénéfiques à la fois pour la santé et l’environnement par rapport à un régime occidental typique1,2. En outre, de mauvais résultats en matière de santé sont associés à une faible consommation d’aliments d’origine végétale et à une consommation élevée d’aliments d’origine animale et ultra-transformés3.

La production alimentaire contribue largement aux émissions de gaz à effet de serre (GES) et à d’autres facteurs du changement climatique. Ceux-ci ont un impact direct sur l’environnement dont dépend la production alimentaire4. Cette dernière représente 70 à 80 % de la consommation d’eau douce et 20 à 30 % des GES mondiaux. Elle contribue largement à la pollution de l’air et de l’eau, ainsi qu’à la dégradation des sols et de la biodiversité4-6. Le type d’aliments consommé, la surconsommation, les aliments perdus dans la chaîne alimentaire et les aliments gaspillés sont devenus des considérations essentielles pour la santé des populations et de la planète4. Nos choix alimentaires ont un impact sur notre santé et sur l’environnement.

Ainsi, une approche des systèmes alimentaires est nécessaire pour garantir des régimes alimentaires plus sains et plus durables qui couvrent les besoins nutritionnels des populations et protègent l’environnement7. Pour faciliter le passage à la durabilité, les politiques touchant aux systèmes alimentaires doivent être réformées afin de lutter contre le changement climatique, d’enrayer la perte de biodiversité, de freiner l’obésité et de rendre l’agriculture viable pour la prochaine génération7. Dans l’Union européenne (UE), le « Green Deal » européen vise déjà à atteindre l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050 et à découpler la croissance économique des ressources. Cet objectif, associé à la stratégie « de la ferme à la fourchette », devrait déboucher sur des systèmes alimentaires plus équitables, plus sains et plus durables8, 9. Par ailleurs, l’initiative « Une seule santé » (one health, en anglais) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), approuvée par l’UE, vise à améliorer les résultats en matière de santé publique en reliant la santé humaine, animale, végétale et environnementale en une seule stratégie composée de programmes, de politiques, de législation et de recherche, dans laquelle de multiples secteurs communiquent et travaillent ensemble10. Les diététiciens européens sont des agents clés pour faciliter la transition vers des systèmes alimentaires plus durables car ils interagissent avec les patients, les clients, la communauté, les producteurs alimentaires, les gouvernements et les organisations de la société civile7. Les diététiciens peuvent fournir des conseils pour une alimentation abordable, saine pour l’homme et bénéfique pour la planète en favorisant les systèmes de production alimentaire qui minimisent la dégradation de l’environnement.

Les régimes alimentaires durables - plus complexes que simples

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’OMS définissent un régime alimentaire durable et sain comme suit : « Les régimes alimentaires durables et sains sont des modes d’alimentation qui favorisent toutes les dimensions de la santé et du bien-être des individus ; qui ont une faible pression et un faible impact sur l’environnement ; qui sont accessibles, abordables, sûrs et équitables ; et qui sont culturellement acceptables, etc.3″

Une alimentation saine et durable a également été décrite comme un régime composé d’une variété d’aliments d’origine végétale, principalement frais et peu transformés, de légumes produits de manière durable, de fruits et de légumes de saison, des graisses végétales produites de manière durable, de petites quantités d’aliments d’origine animale peu transformés, de l’eau du robinet comme boisson principale et très peu de nourriture gaspillée11. Cette approche a été fortement critiquée car elle est trop coûteuse pour 20 % de la population mondiale – ce qui aggraverait la situation de ceux qui sont déjà menacés par la sécurité alimentaire et nutritionnelle, principalement dans les pays à faible et moyen revenu12. En outre, les régimes à base de plantes peuvent entraîner une consommation élevée de féculents et/ou d’aliments « durables » hautement transformés, ce qui constitue un risque pour les groupes vulnérables ayant des besoins nutritionnels particuliers, comme les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants, même dans les pays à revenu élevé13-17. Les régimes alimentaires sains sont, en général, inabordables pour plus de trois milliards de personnes dans les pays à revenu faible, moyen et élevé, tandis que plus de 1,5 milliard de personnes ne peuvent même pas se permettre un régime alimentaire qui ne répond qu’aux niveaux requis de nutriments essentiels4, 18. Bien que les contraintes financières et nutritionnelles constituent pour beaucoup un obstacle à une alimentation saine et durable, une grande partie des habitants de la planète pourrait se permettre de faire des choix alimentaires plus durables et plus sains. Il appartient donc aux gouvernements locaux d’adapter les recommandations et les politiques à la situation locale3.

Une autre objection à cette approche diététique est qu’elle ne fait aucune distinction entre les pratiques de production alimentaire et les normes relatives au bien-être des animaux. En plus, elle ne distingue pas l’accent disproportionné mis sur la menace que représente la consommation d’aliments d’origine animale pour la durabilité et la santé humaine, tout en sous-estimant la variabilité des pratiques d’élevage et leur impact sur l’utilisation des terres non arables, la biodiversité et l’économie rurale15,16. La généralisation des régimes alimentaires à base de plantes doit se conformer à des modes d’exploitation durables, qui incluent les animaux en tant que soutien à l’environnement et pas nécessairement en tant que source de viande19. Il est vrai qu’il faut moins de ressources naturelles pour produire des aliments d’origine végétale destinés à la consommation humaine que des aliments d’origine animale20, 21. Cependant, toutes les viandes n’ont pas le même impact sur l’environnement et la santé. Les animaux d’élevage (vaches, porcs et volailles) produits selon le concept d’économie circulaire auraient besoin de moins de terres et transformeraient les surfaces cultivables et les prairies en puits de dioxyde de carbone22. La volaille est considérée comme durable. Cependant, en raison de la surconsommation de viande, augmenter la consommation de volaille ou préconiser la volaille plutôt que d’autres viandes nécessiterait une production industrielle encore plus importante et l’utilisation de terres pour des monocultures23. Il existe un consensus sur le fait que les régimes alimentaires des pays à revenu élevé nécessitent une diminution de la consommation d’aliments d’origine animale et une augmentation de la consommation d’aliments sains d’origine végétale tels que les légumineuses, les fruits et légumes, les noix et les céréales complètes4. Pour réduire l’impact de l’agriculture sur le changement climatique, la consommation de viande rouge dans certains pays du G20 devrait diminuer de 71 % d’ici 2030 et de 81 % d’ici 205024, 25. Par exemple, les Européens consomment 67,63 kg de viande par an, ce qui signifie qu’ils mangent une portion et demi par jour, soit beaucoup plus qu’en Tanzanie où la consommation de viande par habitant est d’une portion et demi par semaine26, 27. Cependant, certains groupes d’âge, comme les personnes âgées, ont également besoin d’une alimentation à base de protéines de haute qualité, ce qui doit être pris en compte lorsqu’on aborde la question de l’alimentation globale et de la durabilité28.

La santé humaine et l’environnement doivent être considérés ensemble lorsqu’on aborde les systèmes alimentaires de la ferme à la table. Les modèles alimentaires traditionnels tels que le régime méditerranéen, le régime Okinawa et le régime nordique sont alignés sur les principes de durabilité. Bien que la plupart des recommandations alimentaires nationales (FBDG) préconisent de consommer davantage de fruits, de légumes, de légumineuses et de céréales complètes, moins de la moitié des pays du monde appliquent certaines de ces recommandations et aucun pays ne les applique toutes24,29. En outre, la plupart des objectifs de développement durable ne sont pas compatibles avec au moins un des objectifs mondiaux en matière de santé et d’environnement, et un tiers d’entre eux sont incompatibles avec le programme de lutte contre les maladies non transmissibles24,29. Ainsi, pour que les objectifs de développement durable aient un impact sur la santé des personnes et de l’environnement, un soutien politique clair et cohérent est nécessaire au niveau de chaque pays24.

Un autre sujet important dans le domaine de la durabilité alimentaire est les chaînes alimentaires courtes et longues – raccourcir la chaîne alimentaire peut limiter les concentrations de pouvoir et les pratiques commerciales déloyales tout en soutenant les moyens de subsistance des petits agriculteurs et producteurs7. En outre, la réduction des pertes et gaspillages alimentaires et la consommation d’aliments locaux et saisonniers sont autant de sujets importants dans le débat sur la durabilité alimentaire. Ainsi, les principes de base d’une alimentation sûre et saine sur les marchés alimentaires traditionnels devraient mettre l’accent sur la nécessité d’une perspective interconnectée des systèmes alimentaires urbains et ruraux. Ils devraient également se focaliser sur le rôle que les marchés alimentaires traditionnels peuvent jouer, c’est-à-dire en contribuant à un environnement qui favorise la santé et la sécurité alimentaire. Ils devraient aussi plaider pour une alimentation sûre, saine, durable, accessible et abordable pour la population, avec une attention particulière pour les groupes les plus vulnérables30. Lors de la détermination d’un régime alimentaire durable, l’interprétation et l’adaptation locale du régime alimentaire sain d’application universelle sont nécessaires pour refléter la culture, la géographie et la démographie locales de la population et des individus3. La durabilité du régime alimentaire doit être décidée au niveau national après avoir pris en compte les aspects socio-économiques qui, outre la richesse, reflètent les modes d’alimentation traditionnels et le temps nécessaire pour que ces modes soient modifiés de manière adéquate sans impact négatif sur la santé de la population3.

Ainsi, avant qu’un modèle alimentaire ne soit considéré comme sain et durable, il convient de prendre en compte les piliers sociaux, environnementaux et économiques de la durabilité au sein d’un système alimentaire3. Parmi les éléments importants de ces trois piliers figurent les prix des aliments, les aspects culturels et nutritionnels, les aliments locaux et saisonniers, les taux d’alphabétisation alimentaire, les pratiques agricoles et d’élevage, les spécificités de la chaîne alimentaire, la transformation des aliments, le gaspillage et les pertes alimentaires3,4,31,32.

Conclusion

Une approche interdisciplinaire est nécessaire pour réussir à intégrer des régimes alimentaires sains plus durables dans un système complexe de production et d’approvisionnement alimentaire. Pour atteindre cet objectif, les associations diététiques européennes et la main-d’œuvre diététique européenne sont engagées et désireuses de promouvoir des modes d’alimentation plus sains et plus durables grâce à des régimes alimentaires abordables, diversifiés, nutritifs, moins gourmands en ressources et produisant un minimum de déchets.

L’EFAD demande également aux pays européens de revoir leurs lignes directrices nationales en matière d’alimentation afin d’y inclure les aspects de durabilité comme force de liaison pour la santé et l’environnement et appelle les décideurs politiques, la société civile, l’industrie alimentaire, les agriculteurs et les consommateurs à soutenir les actions et les politiques qui facilitent les transitions vers une Europe plus saine et plus verte.

Le temps est venu et les diététiciens européens sont prêts.

Bibliographie

1. Health Ontario P. The Environmental Impacts of Sustainable Dietary Patterns 1 EVIDENCE BRIEF The Environmental Impacts of Sustainable Dietary Patterns.; 2021.

 

2. Chai BC, van der Voort JR, Grofelnik K, Eliasdottir HG, Klöss I, Perez-Cueto FJA. Which diet has the least environmental impact on our planet? A systematic review of vegan, vegetarian and omnivorous diets. Sustainability (Switzerland). 2019;11(15). doi:10.3390/su11154110

 

3. FAO, WHO. Sustainable Healthy Diets – Guiding Principles.; 2019. Accessed April 14, 2021. http://www.fao.org/3/ca6640en/CA6640EN.pdf

 

4. Herrero M, Hugas M, Lele U, Wira A, Torero M. Shift to Healthy and Sustainable Consumption Patterns – a Paper on Action Track 2.; 2021. Accessed April 15, 2021. https://sc-fss2021.org/wp-content/uploads/2020/12/2-Action_Track_2_Scientific_Group_15-12-20.pdf

 

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12. Hirvonen K, Bai Y, Headey D, Masters WA. Affordability of the EAT–Lancet reference diet: a global analysis. The Lancet Global Health. 2020;8(1):e59-e66. doi:10.1016/S2214-109X(19)30447-4

 

13. Scott C. Sustainably sourced junk food? Big food and the challenge of sustainable diets. Global Environmental Politics. 2018;18(2):93-113. doi:10.1162/glep_a_00458

 

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15. (FEC) FEC. We need a green diet that’s not half-baked | Food Ethics Council. Accessed April 18, 2021. https://www.foodethicscouncil.org/we-need-a-green-diet-thats-not-half-baked/

 

16. Animal source foods_ Sustainability problem or malnutrition and sustainability solution? Perspective matters | Elsevier Enhanced Reader. Accessed June 10, 2021. https://reader.elsevier.com/reader/sd/pii/S2211912419300525?token=A580BD12FEDADC9066A499C9EA46FF23B02633248181056D7311B139FE08E9934EAF35503599A9CEC92F5E022FF20570&originRegion=eu-west-1&originCreation=20210610095442

 

17. Zagmutt FJ, Pouzou JG, Costard S. The EAT-lancet commission’s dietary composition may not prevent noncommunicable disease mortality. Journal of Nutrition. 2020;150(5):985-988. doi:10.1093/jn/nxaa020

 

18. The State of Food Security and Nutrition in the World 2020. FAO, IFAD, UNICEF, WFP and WHO; 2020. doi:10.4060/ca9692en

 

19. NUST- Norwegian University of Science and Technology. Position Paper on the European Commission’s Farm to Fork Strategy 2020.; 2020. Accessed April 14, 2021. https://www.ntnu.edu/nv/ntnu-food-forum

 

20. Pimentel D, Pimentel M. Sustainability of meat-based and plant-based diets and the environment. In: American Journal of Clinical Nutrition. Vol 78. American Society for Nutrition; 2003:660-663. doi:10.1093/ajcn/78.3.660s

 

21. Poore J, Nemecek T. Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. Science. 2018;360(6392):987-992. doi:10.1126/science.aaq0216

 

22. van Zanten HHE, Herrero M, van Hal O, et al. Defining a land boundary for sustainable livestock consumption. Global Change Biology. 2018;24(9):4185-4194. doi:10.1111/gcb.14321

 

23. Is eating chicken really better for the environment than eating beef? | Greenpeace UK. Accessed June 22, 2021. https://www.greenpeace.org.uk/news/is-eating-chicken-better-for-the-environment-than-beef/

 

24. EAT. Diets for a Better Future: Rebooting and Reimagining Healthy and Sustainable Food Systems in the G20. EAT report. Published online 2020:39. https://eatforum.org/content/uploads/2020/07/Diets-for-a-Better-Future_G20_National-Dietary-Guidelines.pdf

 

25. Pe’er G, Bonn A, Bruelheide H, et al. Action needed for the EU Common Agricultural Policy to address sustainability challenges. People and Nature. 2020;2(2):305-316. doi:10.1002/pan3.10080

 

26. Per capita meat consumption in the EU28. Accessed June 19, 2021. https://ourworldindata.org/grapher/per-capita-meat-eu28?country=~EU28

 

27. Per capita meat consumption by type, Tanzania, 1961 to 2017. Accessed June 22, 2021. https://ourworldindata.org/grapher/per-capita-meat-consumption-by-type-kilograms-per-year?tab=chart&country=~TZA

 

28. Crichton M, Craven D, Mackay H, Marx W, de Van Der Schueren M, Marshall S. A systematic review, meta-analysis and meta-regression of the prevalence of protein-energy malnutrition: Associations with geographical region and sex. Age and Ageing. 2019;48(1):38-48. doi:10.1093/ageing/afy144

 

29. Springmann M, Spajic L, Clark MA, et al. The healthiness and sustainability of national and global food based dietary guidelines: modelling study. BMJ. 2020;370:2322. doi:10.1136/bmj.m2322

 

30. In the WHO European region safe and healthy food in traditional food markets. Published online 2021. Accessed July 20, 2021. http://apps.who.int/bookorders.

 

31. Garnett T. Food sustainability: Problems, perspectives and solutions. In: Proceedings of the Nutrition Society. Vol 72. Cambridge University Press; 2013:29-39. doi:10.1017/S0029665112002947

 

32. FAO. Sustainable Diets and Biodiversity. Directions and Solutions for Policy, Research and Action.; 2012.

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Interview

Hélène Lejeune, présidente de l’Union Professionnelle des Diététiciens de la Langue Française (UPDLF)

En ce début d’année 2022, nous souhaitons remettre à l’honneur cette interview nous présentant l’UPDLF, ses missions et l’intérêt pour les diététicien·ne·s d’y adhérer.

Article et interview co-réalisés par Arthur Delcourt et Valentin Coste, diététiciens agréés

Introduction

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Nutrition&Sport&Health ! Aujourd’hui, nous sommes en compagnie de Mme Hélène Lejeune, présidente de l’Union Professionnelle des diététiciens de la langue française (UPDLF) depuis 2018 et diététicienne spécialisée dans l’alimentation de la personne âgée. Elle coordonne depuis de nombreuses années la spécialisation en gériatrie pour les diététiciens.

Q1 : Qu’est-ce que l’UPDLF et comment s’organise-t-elle ?

Q2 : Pouvez-vous aborder de manière précise et avec des exemples concrets ses missions ?

FORMER

L’association organise chaque année au mois d’octobre une journée d’étude sur un thème précis. Cette journée d’étude rassemble entre 350 et 500 diététicien·ne·s.  Le programme est élaboré par le Conseil d’Administration (CA) et les membres effectifs.  L’organisation repose entièrement sur les administrateurs et les membres effectifs, aidés par quelques membres volontaires.  Cette journée d’étude constitue une opportunité pour les diététicien·ne·s de se rencontrer et de se former. C’est aussi la raison de son succès. 

L’an passé nous avons été contraints par la crise sanitaire à organiser notre journée d’étude sous un format différent, digital.  Cela nous a donné l’opportunité de concevoir une plateforme d’e-learning dorénavant destinée à organiser outre notre prochaine journée d’étude, des formations destinées aux diététiciens mais aussi à d’autres publics cibles. Nous pourrons ainsi mettre l’expertise (des groupements) de diététiciens en lumière, mais aussi mieux faire connaître notre métier à d’autres professionnels de santé et au grand public.

Au sein du CA, Emilie SEVRIN a proposé de développer le pôle formation et a déjà contacté les responsables des groupements de diététiciens pour connaître les thèmes qu’ils aimeraient proposer à titre de formation à plus ou moins court terme.  Ce projet de grande ampleur est donc gentiment en train de prendre forme, nous aurons l’occasion d’en reparler.

INFORMER

Depuis 2018, le CA a eu à cœur de parfaire sa communication vis-à-vis de tous, qu’ils soient ou pas diététiciens. 

Tout cela ne serait pas possible sans Céline DEHAEN et Vassiliki ZAFIROPOULOS, respectivement assistantes administratives et secrétaires de l’association, toutes deux réactives, efficaces et « connectées ».

Les groupements de diététiciens sont de réels lieux d’échange et chaque groupement attache un intérêt à développer outils, documents, recommandations, etc. Mais cela reste de la communication entre diététiciens. Il importe que tous nos partenaires au sens large soient informés de l’évolution de nos projets.

La communication devait donc impérativement « sortir de nos murs » en utilisant les technologies mises à notre disposition, notamment les réseaux sociaux. 

L’évolution de notre charte graphique et le passage de « UPDLF » (qui ne parlait qu’aux diététiciens, et encore !)  au terme « les diététiciens », a permis au plus grand nombre de savoir qui nous sommes et ce qu’est le cœur de notre métier.

Notre site, entièrement retravaillé sur la base de cette nouvelle charte graphique est dorénavant plus intuitif, attractif, consultable au départ de n’importe quels outils (PC, smartphone, tablette) ce qui n’était pas le cas précédemment.

Nos brèves, l’actu-dieta (passé en format digital l’an passé), nos campagnes (semaine des diététiciens, défense du métier), notre job-service et un secrétariat à l’écoute nous permettent peu à peu de voir le nombre de nos followers augmenter.

PROMOUVOIR

Chaque année la Semaine des diététiciens organisée au mois de mars permet aux diététiciens de se faire connaître du grand public et des professionnels de santé, par le biais de brochures rédigées par les diététicien·ne·s.  Les indépendant·e·s proposent une évaluation gratuite ; un communiqué de presse est envoyé à nos contacts ; ateliers, conférences et passages dans les journaux et médias sont organisés.

Dorénavant nous tenterons de faire en sorte que la brochure reprenne le thème de la journée d’étude de l’année précédente.  Ainsi, le thème de notre journée d’étude 2021 et de la brochure de 2022 sera « L’exercise therapy ».

La campagne de promotion du diététicien a, elle, lieu en novembre. Au départ focalisée sur la différence entre les diététicien·ne·s diplômés et « les autres conseillers et coachs en nutrition ou encore nutrithérapeutes », elle se veut dorénavant plus positive.  La campagne « prends ton alimentation en mains consulte un diététicien ! » est encore très régulièrement plébiscitée par de nombreux diététiciens belges et étrangers (Suisse, France notamment).

A cette occasion, le groupement des diététiciens indépendants a rédigé une prescription « idéale » publiée dans le Journal du Médecin et qui sera intégrée au dossier médical informatisé (DPI-eHealth).

Nous entretenons et développons divers partenariats non seulement avec des associations de diététiciens (VBVD, AFDN, associations suisse et luxembourgeoise, EFAD, ICDA).

Mais également des sociétés scientifiques (SSMG, SBNC, SBMN, ARMB, SFNCM, ESPEN).

Ou encore des associations de patients (Belgian FAPA, CLAIR, Ligue SLA, Ligue Alzheimer, etc.). Nous avons collaboré à certains projets à la demande de mutualités (Eat Better Challenge, organisé par Partenamut).

Enfin, nous participons à des travaux, réflexions, projets divers en collaboration avec les instances et ministères (AViQ, INAMI, SPF santé publique, EBP, KCE).

DEFENDRE

La défense de notre métier est déclinée en 5 axes :

1.Instances, autorités, ministères

2. INAMI et Mutuelles

INAMI : Trajectoire budgétaire 2022-2024 : propositions

Mutuelles : le remboursement des consultations diététiques est actuellement mutuelles-dépendant, en dehors des trajets de soins. Mais il est régulièrement accordé pour des séances chez WW ou une consultation chez le nutrithérapeute.  Il est donc important de sensibiliser les directeurs des mutualités à la différence de formation et de qualification entre les uns et les autres.

Financement de l‘association

–          Objectif : obtention d’un financement de la part de l’INAMI (en tant qu’association professionnelle)

3. Professionnels de santé

4. Communication vers tous venant des diététicien·ne·s

5. Dénonciations

Q3 : L’union a récemment inauguré un nouveau site internet. Concrètement, quelles sont les améliorations notables pour le grand public et les diététiciens.

Ce nouveau site est beaucoup mieux structuré pour plus de clarté. Il est aussi illustré.  Les 99 pages qu’il compte ont été entièrement réécrites et exigent une mise à jour très régulière pour « coller au plus près de la réalité de terrain ».

Les missions de l’association y sont beaucoup plus et mieux développées.

Nous avons voulu permettre à chaque groupement de diététiciens d’écrire « la page » de son histoire et de disposer d’une large marge de manœuvre pour alimenter cette page (poster, outils, vidéos, suivis de projets, PV de réunions, etc.).

Les sponsors y sont présents. Un agenda des événements est en cours de finalisation. Toutes les informations partagées via les brèves s’y retrouvent. Une page est dédiée à nos brochures thématiques[1], rédigées chaque année sur un thème précis à l’occasion de la semaine des diététiciens.

La métamorphose n’est pas encore finalisée. Nous aimerions que s’y trouvent plus de vidéos afin de le rendre plus « vivant ».

Q4 : Que propose l’UPDLF au grand public pour s’informer sur la nutrition ?

Essentiellement via nos brochures.

Q5 : Certaines personnes peuvent trouver étonnant de voir autant de sponsors issus de l’industrie agro-alimentaire. Que répondez-vous à ces personnes ?

Le financement de l’asbl repose uniquement sur les cotisations, le sponsoring et les formations que nous organisons.

Le nombre de sponsors est vraiment limité. Mais le sponsoring est un des modes de financement de l’association et à l’heure des multi-nationales, il est difficile de ne compter que sur du sponsoring local, éthique, etc. Même si cela nous tente évidemment.  On nous parle régulièrement de Coca-cola ; derrière Coca-cola se cache une multi-nationale, Chaudfontaine (belge du coup) qui commercialise également de l’eau… les firmes Nestlé et Nutricia, pour ne citer qu’elles ne commercialisent pas que des aliments de complémentation médicale, mais aussi notamment des produits et desserts lactés riches en sucre et des aliments moins « recommandés ».

Q6 : Pensez-vous possible de voir dans un futur plus ou moins proche une fusion avec l’union professionnelle des diététiciens de Flandres ?

Nous collaborons ensemble sur de nombreux projets fédéraux (nationaux), et notamment sur la révision de l’AR dont dépend notre profession, les projets relatifs aux instances et ministères fédéraux.  Ceci nous donne l’occasion de très nombreux échanges, plusieurs fois par semaine. Je ne vois pas personnellement, actuellement, l’intérêt d’une fusion avec l’association professionnelle des diététiciens néerlandophone.  Nos modes de fonctionnement sont différents, et le montant de la cotisation annuelle aussi, elle est beaucoup plus élevée en Flandre que chez nous…

Q7 : Pour finir, quel·s rôle·s pensez-vous avoir au sein de l’UPDLF après votre mandat ?

Je n’y ai pas encore réfléchi.  Je vous avoue que pour le moment je suis toujours dans le feu de l’action, mais j’accepte volontiers de rencontrer les candidats à ma succession.  Vous en connaissez ?

Pour le moment, l’important est d’avancer dans les projets, de faire reconnaître notre métier. 

Le titre de président importe peu ; en réalité, en tant qu’administrateur, nous travaillons tous énormément pour l’association.

Les actualités

Partageons nos connaissances.

Cibler le microbiote intestinal est une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge des altérations métaboliques liées à l’obésité. Combiner une activité physique à une supplémentation en prébiotiques, deux stratégies permettant de moduler la composition du microbiote, pourrait augmenter le succès des interventions nutritionnelles chez le sujet obèse.
Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements de l’assurance obligatoire soins de santé en Belgique au 1er janvier 2022.
Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements des consultations de diététique proposés par les différentes mutuelles en Belgique.
Retrouvez ici la Brève du 04 avril 2022 reprenant des informations sur l'asbl, l'Actu-Diéta du jour, diverses actualités et l'agenda des évènements à venir

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