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Consultations de diététique

Cinq conseils pour dynamiser vos prises en charge diététiques

Cet article vous présente 5 axes de travail pour réaliser des prises en charge diététiques plus efficaces, fun, agréables et motivantes, non seulement pour les patients, mais aussi pour les diététicien·ne·s !

Article co-écrit par :
Elise Bricoult, diététicienne agréée, indépendante depuis 2009
Diplômée de l’Institut Paul Lambin (IPL) en 2008, co-responsable du Groupement des Diététicien·ne·s Indépendant·e·s (GDI)
Co-Fondatrice :
- Diet’ en Transition, formations en ligne pour diététicien·ne·s indépendant·e·s
- LudiConsult : des jeux tout prêts pour des consultations diététiques plus ludiques

Nicolas Portetelle
, Co-Fondateur de Diet’en transition

Diététicien·ne indépendant·e : un métier (presque) parfait

Diététicien·ne indépendant·e : quel beau métier ! Le côté indépendant nous permet d’organiser nos journées comme on le souhaite, sans “chef” pour nous dire quoi faire. Cela nous permet aussi de jouir d’une totale liberté sur la manière dont nous prenons en charge nos patient·e·s (durée, structure, tarifs, etc).

Mais cette profession vient aussi avec de nombreux challenges et défis à relever, pas forcément présents il y a 10 ou 15 ans. Selon moi, il y en a 3 principaux.

Le premier est l’apparition d’autres professions (telles que nutrithérapeutes, coachs en nutrition, nutritionnistes, etc.) proposant soi-disant des services similaires à ce qu’un·e diététicien·ne pourrait fournir.

Le deuxième est le développement galopant d’internet. Ce dernier, combiné avec la popularisation des smartphones est devenu la source n°1 d’information où l’on y trouve tout et son contraire en matière de nutrition.

Et enfin le troisième, est l’environnement actuel.  Nous vivons dans un monde où tout est extrêmement rapide voire instantané : les livraisons, la messagerie, les distractions permanente, etc.

La tendance globale est la “gratification immédiate”. Nous voulons tout et tout de suite. Il n’est donc pas facile d’embarquer nos patients sur des changements durable et sur le long terme.

Pour toutes ces raisons, nos prises en charge doivent évoluer, nous devons nous réinventer. Non seulement pour maintenir la pérennité de notre entreprise, mais aussi pour améliorer, dépoussiérer l’image de la profession de diététicien·ne auprès du grand public.

La meilleure manière de faire cela, c’est de proposer des prises en charge de qualité dit « au TOP » pour nos patients, de faire des campagnes d’information ou publicitaire afin de revaloriser notre métier.

Nous allons nous pencher sur 5 éléments clés pour construire un système de prise en charge au TOP pour nos patients.

Une prise en charge au TOP : qu’est-ce que c’est ?

Si vous avez 5 min, je vous encourage à réfléchir profondément à cette question.

En effet, durant nos études, ce sujet n’est que très peu évoqué voire pas du tout.

A la sortie de notre cursus, nous sommes des expert·e·s du “quoi”. C’est-à-dire que nous savons ce qui doit être changé dans l’alimentation de nos patient·e·s une fois le problème exposé.

Si nos patient·e·s étaient des petits robots, il suffirait alors simplement de leur dire quoi faire. Ils exécuteraient alors tout à la perfection et les résultats seraient au rendez-vous dans 99% des cas. En pratique, c’est parfois loin d’être le cas. Chaque patient·e a sa “vie” avec ses contraintes personnelles / professionnelles, ses émotions et ses imprévus.

Tous ces éléments constituent des obstacles à l’implémentation de nos conseils.

Une prise en charge au TOP, doit donc faire en sorte de maximiser les chances d’implantation sur le long terme (quelques mois, voire plusieurs années).

Seule cette approche sur le long terme va permettre d’ancrer en profondeur des nouvelles habitudes qui amèneront les patient·e·s vers leur autonomie tout en maximisant les bénéfices pour leur santé physique et psychologique.

Maximaliser l’implémentation

Nous pourrions nous poser la question suivante : “Mais alors comment peut-on faire pour maximiser les chances d’implémentation ?

D’après moi, la réponse peut tenir en 4 points :

Certains d’entre vous trouverons cette liste triviale, et je vous l’accorde, mais (tout comme avec nos patient·e·s), savoir quoi faire, ce n’est que la première étape.

Le plus difficile, c’est d’appliquer cela systématiquement, à chaque consultation.

Le mot “systématiquement” est important ici. Trop souvent, nous attendons d’avoir un·e patient·e en difficulté pour le motiver ou remettre nos conseils et autres plans alimentaires en question.

Pour que les prises en charge se passent du mieux possible, il faut faire preuve de proactivité et intégrer systématiquement ses principes au cœur de nos routines et de nos structures de consultations.

5 principes pour des consultations efficaces, fun et motivantes

J’ai construit mon système de prise en charge autour de 5 principes, 5 grands axes qui structurent ces prises en charge diététiques. Dans la suite de cet article, nous allons les détailler un à un.

1 : Un temps pour un jeu ou une activité thématique

Un peu de contexte… Au début de ma carrière, je faisais des consultations de 30 minutes. Si tout se passait bien pour mon patient, s’il n’avait pas de questions ni de difficultés particulières, après 15 minutes, nous avions fait le tour du sujet. Et mon gros malaise, était de lui demander de payer le plein tarif pour 15 minutes de “blabla”.

Vous aussi, vous avez peut-être tendance à vous concentrer uniquement sur les faits que vos patient·e·s vous racontent, à débriefer, à tenter de résoudre quelques problèmes et à vous arrêter là… Comme expliqué plus haut, nous nous devons aussi de transmettre des connaissances diverses comme, par exemple :

Ce que je vous propose c’est d’aménager un temps défini en consultation pour faire avec chaque patient une activité qui va l’aider dans son parcours pour devenir autonome.

Mes activités thématiques sont construites en 3 temps. Le premier temps est l’exposition des croyances. Le deuxième temps est la déconstruction des “mauvaises ou fausses” croyances. Et ensuite le troisième, l’introduction des nouvelles informations qui formeront de meilleurs comportements. 

Trop souvent, on oublie les 2 premières étapes, alors qu’elles sont les plus importantes. C’est à ce moment-là que vous allez découvrir ce qu’il y a dans la tête de votre patient et découvrir les sources de certains comportements.

Pour faire cela, posez des questions ouvertes à vos patients tel que “Pourquoi mangeons-nous de la viande ?”.

Ce qui est très productif, c’est de proposer un exercice ou des jeux. Cela crée un réel espace où l’on peut se vider la tête et faire des erreurs, le tout très naturellement sans malaise ni côté patient·e, ni côté diététicien·ne.

En pratique j’ai choisi de faire des consultations de suivi qui durent 45 min. Les dernières 15-20 minutes sont réservées à une activité thématique ou un jeu.

Bref, peu importe le thème que vous abordez, le but est de faire sauter quelques fausses croyances, de rendre la consultation fun et ludique et d’aménager les conseils à la vie et aux contraintes du·de la patient·e d’une façon efficace et extrêmement naturelle.

2 : Un planning de consultation

Afin d’introduire ce second principe, je vous propose deux petites analogies pour vous aider à mieux ressentir ce qu’un patient peut ressentir quand il commence un suivi diététique.

1/Imaginez que quelqu’un vous invite à une réunion, mais qu’il ne veuille pas vous dire avec qui, ni en quoi cela va consister, ni ce que vous allez y faire.

Quel serait votre niveau d’enthousiasme à vous rendre à cette fameuse réunion ? Si ce jour-là vous vous sentez fatigué ou qu’il neige, est-ce que vous vous y rendrez ?

2/Vous montez dans un autocar mais vous ne savez pas où il va vous conduire ni par quel chemin il va passer. Serez-vous rassuré s’il y a des embûches sur la route ?

A travers ces deux exemples, je souhaitais vous faire prendre conscience de l’importance de créer une vision globale du suivi non seulement pour vous, diététicien·ne, mais aussi pour vos patient·e·s.

Alors concrètement comment créer cette vision ?

Grâce à un planning de consultation : Dès le premier rendez-vous, remettez à chaque patient·e un planning (idéalement de 3-4 mois) avec un nombre précis de consultations afin de viser un premier objectif. En général, je démarre avec un planning qui comporte 5-6 rendez-vous. Ensuite, pour chaque rendez-vous, intégrez une activité thématique et choisissez des thèmes en fonction des difficultés du patient observé lors du premier rendez-vous et aussi en fonction de ses souhaits si cela a été exprimé.

Le planning, combiné à la systématisation des activités thématiques, créeront une vision chez vos patient·e·s pour qu’ils sachent où vous allez avec lui. Si vous validez cela ensemble cela diminuera le risque de “mauvaises surprises” (arrêt prématuré du suivis, lapin en consultation, etc.)

3 : Travailler la motivation dès le début !

Durant les suivis, il n’est pas rare d’avoir qu’il y ait des “passages à vide”, où le patient n’a plus d’énergie à suivre les conseils et où il risque de baisser les bras et d’arrêter son suivi.

Dans ces cas-là, nous nous devons d’aider le·la patient·e à remonter la pente et il vaut mieux avoir dans son “arsenal” quelque chose de plus fort qu’un simple “Allez, on s’accroche, ça va aller”. Et si on ne réussit pas à remonter le moral de notre patient·e et que la démotivation perdure, il y a de fortes chances que le·la patient·e abandonne et rompt tout lien de communication.

C’est la raison pour laquelle j’invite systématiquement tou·te·s mes patient·e·s à chercher leurs motivations profondes dès leur premier rendez-vous. Ce début de suivi est particulièrement propice à cet exercice car en général son moral est au beau fixe.

Ce que j’entends par “motivations profondes “ c’est que mon patient comprenne et visualise le “pourquoi”. Pourquoi doit-il venir toutes les 3-4 semaines en consultation ? Pourquoi doit-il suivre mes conseils ? Pourquoi ne doit-il plus manger la même chose qu’avant ?

Par exemple, je lui demande :

OU un autre exemple :

Alors, imaginez maintenant votre patient en plein découragement face à ces changements alimentaires. Vous pourrez alors l’inviter à relire son dossier diététique où il aura noté toutes ses motivations profondes…

4 : Le contact entre les consultations

L’alimentation fait partie du quotidien, et ce au moins 3 fois par jour. Sur 3 semaines cela fait 21 jours où le patient se retrouve seul avec ses problèmes alors qu’il n’a pu discuter avec son diététicien que pendant 1h. 

Imaginez tous les problèmes potentiels que votre patient peut rencontrer entre chaque rendez-vous.

Il y a un adage que j’adore et je souhaitais vous partager :

Les petits problèmes peuvent être difficiles à trouver mais ils sont très faciles à résoudre. Par contre les gros soucis sont évidents mais ils sont très difficiles à résoudre.

Mieux vaut donc traiter plus souvent mais plus tôt des petits problèmes avant qu’ils ne s’enveniment !  Voici un exemple tiré de ma pratique :

Alors que je prenais de ses nouvelles entre deux rendez-vous, une patiente me dit :

Durant ce petit coup de fil de 10 minutes au téléphone, nous avons pu discuter de sa situation et retrouver de l’énergie pour continuer.

Mieux vaut donc gérer plus régulièrement des petits problèmes avant qu’ils ne s’amplifient, deviennent de gros problèmes, qui seront insurmontables et amèneront au décrochage.

Si ce genre de petit contact n’ont pas lieu, le risque est alors élevé de ne plus revoir ce genre de patients au rendez-vous suivant.

Pour les patients souffrants d’allergies ou d’intolérances alimentaires, le fait de les suivre entre les rendez-vous va aussi rendre vos conseils beaucoup plus réactifs et pertinents.

Le fait de proposer un tel contact (peu importe l’outil utilisé), apporte vraiment une plus-value aux consultations en augmentant la réussite des prises en charge de manière significative.

5 : Se forger un bon mindset

Votre “mindset”, c’est votre “carte mentale” qui va déterminer non seulement vos actions mais aussi la manière dont vous analysez et réagissez à ce qui va se passer durant les consultations. Et en tant que diet-preneur, c’est important d’avoir le bon mindset pour réussir et se sentir épanoui·e dans son métier.

En effet, en diététique, très souvent la qualité de nos prises en charge va être évaluée à travers les résultats de nos patient·e·s.

C’est comme cela que le “monde extérieur” va nous évaluer, c’est normal, et c’est comme ça que le bouche à oreille fonctionne.…

Mais par contre, lorsqu’il s’agit de s’auto-évaluer, le piège serait d’apporter trop d’importance aux résultats de nos patient·e·s avec le risque de douter de notre légitimité à chaque fois que nous avons un patient en “situation d’échec“, c’est-à-dire qui n’a pas ou peu de résultats.

Dans ces cas-là, les bonnes questions à se poser ne sont pas

“Qu’est-ce que je peux bien faire de plus avec celui-là ?”

“Qu’est-ce que j’ai pu bien faire de travers avec ce patient ?”

“Bon il faut absolument resserrer la vis avec celui-là …”

Mais plutôt

“Ok, je ne me laisse pas entraîner dans la déception qui émane de ce patient, je ne me voile pas la face et je prends mon courage à deux mains pour investiguer et poser les questions “difficiles” pour découvrir la cause de cette situation.”  

“Ok c’est normal de passer par étape “difficile”, ça fait partie du “chemin”, l’important c’est de pouvoir rebondir”

“C’est mon rôle de faire comprendre à mon patient la cause de ses échecs et de faire mon max pour lui montrer le chemin, MAIS en aucun cas, je ne pourrais faire ce chemin à sa place

La nuance est subtile, certes, mais on ne peut plus importante !

Les résultats de vos patient·e·s sont la conséquence de notre système de prise en charge. Mettre votre focus et votre énergie sur les résultats de vos patient·e·s ne mène nulle part !

Par contre, mettre votre énergie et votre focus pour se construire un système de prise en charge unique qui maximisera les chances de succès de votre patientèle cible vous emmènera, avec un peu de travail, vers le succès et l’épanouissement.

Appliquer ces 5 principes au quotidien

Lorsque j’ai intégré ces 5 principes dans mon système de prise en charge, c’est toute ma perception globale de la consultation qui a changé.

Au début de ma carrière, je n’étais pas très fière des résultats obtenus par mes patient·e·s, je le prenais vraiment personnellement et je me disais :

Toutes ces pensées avaient un impact négatif sur mon moral et diminuaient mon énergie à réaliser mes consultations et finalement, cela m’entraîne dans un cercle vicieux.

Grâce aux contacts avec les autres diététiciens du GDI et à l’UPDLF, j’ai pu me ressaisir et améliorer considérablement mes prises en charge.

Depuis, j’ai même créé le centre de formation Diet’ en transition pour transmettre mes méthodes et mon savoir-faire à un maximum de diététicien·ne·s.

Si vous aussi vous souhaitez vous construire une carrière de diététicien·ne indépendant·e stable et pérenne, j’ai créé une formation gratuite :

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Retrouvez ici la Brève du 12 juillet 2021.
Actu-Diéta
La période pré-conceptionnelle peut être définie comme la période qui précède et entoure la conception. La prise en charge de la femme, du couple en pré-conceptionnel, englobe clairement l’aménagement des facteurs environnementaux et nutritionnels en vue de favoriser une grossesse harmonieuse selon les besoins des patientes, du couple.
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Retrouvez ici la Brève du 05 juillet 2021.
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Poster de nos GD's

Le Groupe des Diététicien·ne·s en Gastroentérologie (GDGE)

A l’occasion de la journée mondiale des Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI), nous vous présentons aujourd’hui le poster du GDGE.

Il nous présente les MICI et nous explique le rôle joué par l’alimentation et par le diététicien.

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Belgian Polyposis Project
Hereditary Colorectal Cancer Project

“Tell me what you eat” : Un projet pour les patients atteints de polypose adénomateuse familiale (FAP) ou de Lynch après une chirurgie colorectale

Pour les patients atteints de polypose adénomateuse familiale, la chirurgie prophylactique par résection totale du côlon, souvent à un jeune âge, est une réalité. Pour ceux-ci, il existe un registre[1] national belge regroupant les données d’environ 480 personnes. Ce registre est géré par la FAPA (Familial Adenomatous Polyposis Association). Nous savons qu’environ 61% de ces patients ont reçu une colectomie totale avec résection du rectum et 22% une anastomose iléorectale (colectomie subtotale avec préservation du rectum). L’âge moyen à la première chirurgie est de 29 ans. La FAPA gère également le registre pour les patients atteints du syndrome de Lynch.

 

 

[1] 25 years of the Belgian Familial Adenomatous Polyposis Association: results and lessons from a nationwide registry

Landry Youbissi Fogaing, Support administratif et Communication de la Belgian Familial Adenomatous Polyposis Association (Belgian FAPA)

Pour la FAPA et les organisations professionnelles de diététiciens en Belgique, cette importante thématique, devenue un projet, fut introduite auprès de la Fondation Roi Baudouin pour le Fonds Docteur Daniel de Coninck. L’objectif de cette initiative est de développer un outil diététique adapté au groupe cible spécifique de la FAPA, mais également de manière plus générale aux patients ayant subi une colectomie totale pour d’autres motifs.

C’est en novembre 2019 à Namur, lors de l’annuelle journée d’information de la FAPA que la première phase de ce projet « nutrition et digestion », a été officiellement lancée. Grâce à la présence de quatre diététiciens, des focus group ont été menés. Les patients présents ont eu l’opportunité de partager leur vécu et leurs expériences en termes de nutrition et de digestion après la chirurgie et ainsi, d’en savoir davantage par rapport à ce qui fonctionne bien ou moins bien ou encore à quoi faut-il faire attention. Pour certains on constate encore, quelques mois ou quelques années après la chirurgie, beaucoup de peurs et d’appréhension pour certaines boissons, épices ou légumes. Pour d’autres par contre, cela n’a apporté aucune modification quant à leur alimentation.

Un questionnaire portant sur ces différentes expériences a été réalisé afin de pouvoir le transmettre à tous les patients du registre FAP et Lynch (même à ceux qui n’étaient pas présents lors de cette journée annuelle). Durant le premier semestre de l’année 2020 le recueil de données, d’analyse et d’interprétation des résultats a eu lieu. Cette phase fut réalisée en collaboration avec Louise Denies, dans le cadre de son travail de fin d’étude de Bachelor en diététique à l’Institut Paul Lambin.

Ces analyses et résultats montrent que près de la moitié des patients n’avaient pas reçu d’information, après la chirurgie, de la part d’un diététicien. Ils ont également exprimé la volonté de bénéficier d’un outil diététique, digital et/ou papier, qui serait reçu lors de leur séjour à l’hôpital, avant l’opération chirurgicale.  

Grâce à la collaboration permanente avec les patients depuis le deuxième semestre de l’année 2020, nous avons pu développer un prototype.

Cet outil peut être utilisé comme un journal dans lequel le patient prend note des aliments consommés et du déroulement de la digestion. Il contient également diverses recommandations sous la forme de listes, suggestions, idées, recettes, points d’attention, etc. Le patient y trouve aussi des explications sur les différents concepts médicaux et diététiques pour l’aider à mieux appréhender son état de santé. L’outil sous forme digitale, permet l’échange de vécus et expériences entre patients. Enfin, cet outil contient des sources d’informations telles que des listes de diététiciens spécialisés.

Aujourd’hui, nous sommes dans la phase de test du prototype. Durant 4 semaines, la forme imprimée et digitale de l’outil est testée par un groupe de patients. A l’issue de cette phase, une version définitive de l’outil sera réalisée.

Nous invitons les diététiciens intéressés par ce projet à visiter notre site internet et à nous le faire savoir via www.belgianfapa.be

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Anniversaire de l'Actu-Diéta

L'Actu-Diéta digital fête son premier anniversaire !

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de l’Actu-Diéta : cela fait un an que nous nous sommes digitalisés.

Pour l’occasion, nous vous proposons de relire nos anciens magasines.

Articles disponibles

Chaque article est repris séparément afin de faciliter votre recherche et lecture.

Vous trouverez ci-dessous les couvertures et sommaires de chaque Actu-Diéta reprenant l’ensemble des articles disponibles ici.

Actu-Diéta de 2016

Actu-Diéta de 2017

Actu-Diéta de 2018

Actu-Diéta de 2019

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Végétarisme

Les végétarismes chez l'enfant, l'adolescent, la femme enceinte et la femme allaitante

Végétarisme, végétalisme, crudivorisme, macrobiotique, etc. : tant de modes alimentaires que le diététicien peut rencontrer dans sa pratique. Nous nous penchons ici sur les végétarismes les plus fréquemment rencontrés en tentant de proposer aux diététiciens des clés pour accompagner les personnes végétariennes. 

Céline Lefebvre, diététicienne agréée, diététicienne pédiatrique, Centre hospitalier Epicura, site Hornu & membre effectif du Club européen 
des diététiciens de l’enfance (CEDE)

Charlotte Nicolas, diététicienne agréée, diététicienne pédiatrique, LABIRIS & membre effectif du CEDE

Céline Lefebvre et Charlotte Nicolas sont les auteures de l’ouvrage « Les végétarismes chez l’enfant, l’adolescent, la femme enceinte et allaitante ». 

Que ce soit dans une perspective écologique, pour prendre soin de sa santé ou encore par conviction philosophique, certaines personnes font le choix d’une alimentation végétarienne. Du point de vue de la santé, même s’il est vrai que certains végétarismes sont bénéfiques pour les adultes (par exemple en réduisant le risque de cancer colorectal ou en améliorant le profil lipidique), il faut rester attentif à la couverture des besoins nutritionnels, en particulier pendant les périodes de croissance.

Les études menées auprès des nourrissons, enfants et adolescents, en particulier au sujet du végétalisme, sont rares ou les échantillons sont trop petits pour pouvoir conclure à un impact bénéfique pour la santé ou délétère des différents types de végétarismes pour ces populations spécifiques (Schürmann, 2017).

Quelques définitions

Avant toute chose, il semble utile de rappeler la définition du végétarisme. Il correspond à une alimentation excluant un ou plusieurs types de produits d’origine animale et se décline en différents modes alimentaires dont les six principaux sont présentés dans le tableau 1 (Senninger, 2003 ; Radnitz et al., 2015 ; Melina et al., 2016 ; Cerin, 2011).

Tableau 1 : Synthèse des différents types de végétarismes
Semi-végétarien (ou flexitarien) Consomme occasionnellement de la viande, de la volaille et du poisson. Consomme les œufs, le lait et les produits dérivés.
Pesco-végétarien Supprime la viande, la volaille et dérivés. Consomme le poisson, les crustacés, les mollusques, les œufs, le lait et les produits dérivés.
Ovo-lacto-végétarien Supprime la viande, la volaille, le poisson, les crustacés, les mollusques et dérivés. Consomme les œufs, le lait et les produits dérivés.
Ovo-végétarien Supprime la viande, la volaille, le poisson, les crustacés, les mollusques, le lait et les produits dérivés. Consomme les œufs.
Lacto-végétarien Supprime la viande, la volaille, le poisson, les crustacés, les mollusques, les œufs et dérivés. Consomme le lait et les produits dérivés.
Végétalien (ou végétarien strict, végan) Supprime tous les aliments issus du règne animal (viande, volaille, poisson, crustacés, mollusques, œufs, lait et produits dérivés, parfois miel).

À côté de ces végétarismes plus « classiques », il existe une multitude d’autres pratiques adoptant certaines restrictions du végétarisme (par exemple le crudivorisme, le régime macrobiotique, etc.). Et chacun peut attribuer à son alimentation l’étiquette « végétarienne » sans pour autant en adopter tous les principes. Gardons donc en tête qu’il existe autant de végétarismes que de végétariens !

Nutriments-clés

Plus l’alimentation végétarienne est restrictive, plus le risque de ne pas pouvoir couvrir les apports recommandés en certains nutriments est élevé. Une attention particulière doit être portée aux apports et au statut en vitamine B12, en iode, en acides aminés essentiels, en fer, en zinc, en acide docosahexaénoïque (DHA) et en calcium.

Voici un focus sur certains de ces nutriments :

Le suivi diététique individualisé des patients végétariens ou végétaliens, en partenariat avec le médecin, est donc indispensable afin d’identifier les apports insuffisants et de fournir les conseils adéquats pour couvrir les besoins, en parallèle à une éventuelle supplémentation (sur avis médical).

Pour aller plus loin, nous vous invitons à découvrir le nouvel ouvrage du CEDE, intitulé « Les végétarismes chez l’enfant, l’adolescent, la femme enceinte et allaitante », paru en janvier 2021 aux éditions EME. Cet outil est destiné aux diététiciens (et autres professionnels de santé intéressés) et propose des clés pratiques et pistes de réflexion pour l’accompagnement de leur patientèle végétarienne ou végétalienne. Les publics visés sont les enfants, les adolescents, les femmes enceintes et allaitantes, en faisant un focus sur les nutriments dont les apports peuvent être insuffisants, ainsi que sur les éventuelles substances indésirables apportées par les régimes riches en végétaux.

Cet ouvrage est disponible sur le site du CEDE : www.cede-nutrition.org et dans toutes les librairies.

Références

Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). (2017). Risques endocriniens et métaboliques relatifs à l’apport au cours de la grossesse de vitamine D et d’iode par des compléments alimentaires impliqués dans des cas de nutrivigilance. Saisine n° «2013-SA-0240». Avis de l’Anses, Rapport d’expertise collective. Maisons Alfort : Anses Editions.

 

Bourre, J. M. (2005). L’œuf naturel multi-enrichi: des apports élevés en nutriments, notamment acides gras oméga-3, en vitamines, minéraux et caroténoïdes. Médecine et nutrition, 41(3), 116-134.

 

 

Cerin. (2011). Les végétarismes : Ovo-lacto-végétarien ou végétalien ? Site web : https://www.cerin.org/actualites/les-vegetarismes-ovo-lacto-vegetarien-ou-vegetalien/ mise à jour le 8 août 2019

 

Conseil Supérieur de la Santé (CSS). (2015). Publication of the Superior Health Council Arsenic and other elements in algae and dietary supplements based on algae. No. 9149. Bruxelles : CSS.

 

 

Conseil Supérieur de la Santé (CSS). (2016). Recommandations nutritionnelles pour la Belgique. Publication no : 9285. Bruxelles : service public Fédéral de la santé publique, de la sécurité de la chaîne alimentaire et de l’environnement.

 

 

Mariani, A., Chalies, S., Jeziorski, E., Ludwig, C., Lalande, M., & Rodière, M. (2009). Consequences of exclusive breast-feeding in vegan mother newborn-case report. Archives de pediatrie: organe officiel de la Societe francaise de pediatrie16(11), 1461-1463.

 

 

Melina, V., Craig, W., & Levin, S. (2016). Position of the Academy of Nutrition and Dietetics: vegetarian diets. Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, 116(12), 1970-1980.

 

 

Radnitz, C., Beezhold, B., & DiMatteo, J. (2015). Investigation of lifestyle choices of individuals following a vegan diet for health and ethical reasons. Appetite, 90, 31-36.

 

 

Richter, M., Boeing, H., Grünewald-Funk, D., Heseker, H., Kroke, A., Leschik-Bonnet, E., … & Watzl, B. (2016). For the German Nutrition Society (DGE). (2016). Vegan diet. Position of the German Nutrition Society (DGE). Ernahrungs Umschau, 63(04), 92-102.

 

 

Schürmann, S., Kersting, M., & Alexy, U. (2017). Vegetarian diets in children: a systematic review. European journal of nutrition, 56(5), 1797-1817.

 

 

Senninger F. (2003). L’enfant végétarien. Saint-Julien-en-genevois : Jouvence.

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Retrouvez ici la Brève du 12 juillet 2021.
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La période pré-conceptionnelle peut être définie comme la période qui précède et entoure la conception. La prise en charge de la femme, du couple en pré-conceptionnel, englobe clairement l’aménagement des facteurs environnementaux et nutritionnels en vue de favoriser une grossesse harmonieuse selon les besoins des patientes, du couple.
Brèves
Retrouvez ici la Brève du 05 juillet 2021.
Actu-Diéta
Cet article vous présente 5 axes de travail pour réaliser des prises en charge diététiques plus efficaces, fun, agréables et motivantes, non seulement pour les patients, mais aussi pour les diététicien·ne·s !

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