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C'est l'automne !

L’Églantier, un Rosier sauvage qui risque de vous surprendre

Sous l’apparence d’une épaisse broussaille à la floraison et à la fructification spectaculaire, La belle princesse des haies révèle bien des merveilles pour nous nourrir et nous soigner. À l’origine de tous les Rosiers qui prospèrent dans nos jardins, celui-ci était déjà connu des Romains qui en faisaient macérer les pétales parfumés dans du vin.

Pauline de Voghel, diététicienne agréée. www.paulinedevoghel.be, info@paulinedevoghel.be

D’abord, l’identifier avec exactitude

Cet arbrisseau de 2 à 5 mètres de haut se retrouve typiquement dans les haies endémiques en lisières de bois, bords de chemins forestiers, talus et pâturages.

Ses rameaux à la fois robustes et souples, dressés et arqués, sont armés de solides aiguillons fortement crochus. Ses feuilles alternes sont divisées en 5 à 7 folioles ovales de 1,5 à 4 cm et finement dentées sur les bords.

Ses fleurs de 2 à 8 cm, fragiles et au parfum délicat, sont formées de 5 pétales libres entre eux, d’un blanc pur au rose pâle, voire à la lisière du rouge.

Son faux-fruit appelé le « Cynorrhodon » vient de « kynorrhodon » et signifie Rosa canina en latin et Rosier des chiens en français. Nommé ainsi car sa racine a longtemps soigné les morsures de chiens porteurs de la rage. Cette urne ovoïde et charnue, ferme et lisse, de couleur orange à rouge vif brillant à maturité, est en fait le réceptacle floral qui s’est développé après fécondation de la fleur. C’est lui qui contient les akènes, petits fruits jaunâtres et pourvus d’une bourre de minuscules poils raides, durs et irritants, provoquant une démangeaison si désagréable que la plante porte aussi le nom de « poil-à-gratter ».

Le bédéguar ou « éponge d’églantier », une galle en forme de touffe chevelue hirsute et rougeâtre provoquée par la piqûre d’une petite guêpe dans les tiges de l’églantier est utilisée en phytothérapie comme sédatif et cicatrisant. (5) 

Des confusions sont envisageables vu le nombre important de sous-espèces et de variétés, hybrides entre rosiers sauvages, mais tous sont comestibles. On en dénombre 46 genres en Europe, dont 11 en Belgique comme la Rosa cinnamomea, R. gallica (de Provins), R. pomifera, R. rugosa (du Japon), R. sherardii.

Principaux constituants

Les qualités nutritives et gustatives varient selon l’espèce et le degré de maturité.

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Tableau 1 : Valeurs nutritionnelles moyennes pour 100g de pulpe de cynorrhodon du Rosa canina : (1, 6, 9, 11, 14)

* soit jusqu’à 88 fois plus que dans les oranges qui contiennent 45 mg de Vitamine C par 100 g (12).

Les apports minimaux reconnus en Vitamine C (acide ascorbique) sont de 300 mg pour 100 g de cynorrhodons (correspondant à environ 50 faux-fruits). La consommation de 18 cynorrhodons couvrirait donc l’Apport Journalier Recommandé (AJR) en vitamine C de 110 mg pour la population adulte hors situation particulière (15).

Les cynorrhodons contiennent également des flavonoïdes aux propriétés anti-inflammatoires, anti-oxydantes, anti-infectieuses, immunostimulantes et immunomodulatrices (14). On y retrouve de la pectine à raison de 15%, des fibres solubles permettant de moduler l’absorption des glucides et des acides gras en ralentissant leur assimilation au niveau intestinal. Ce qui est intéressant dans la prévention du diabète et de l’hypercholestérolémie. Ils renferment des résines et aussi des tanins ellagiques, hydrolysables, ayant des propriétés antiseptiques (antibactériens, antiviraux et antifongiques) et cicatrisantes (14)

Les akènes contiennent jusqu’à 10% d’huile, majoritairement de l’acide linoléique W6, linolénique W3 (7, 14) et de la vitamine E., c’est pourquoi il est intéressant de mixer les cynorrhodons entiers pour en extraire un maximum de leur huile et de les filtrer ensuite en les pressant dans un sac à jus.

Les pétales contiennent des acides malique et citrique, légèrement laxatifs (14).  Les feuilles et l’écorce sont riches en tanins (1, 7, 14) et les fleurs colorées en caroténoïdes et des flavonoïdes.

En cuisine

Voici quelques propositions de recettes qui devraient vous occuper joyeusement et réjouir vos papilles pour les prochaines saisons.

* Les jeunes pousses et jeunes feuilles récoltées au début du printemps : légèrement amères et astringentes à cause des tanins qu’elles contiennent, s’ajoutent donc modérément aux salades ou en plus grande quantité si elles sont cuites au préalable dans une ou plusieurs eaux.

* Les fleurs des rosiers sauvages étant délicates et éphémères, demandent beaucoup de soins à la récolte qui se fait de mai à juin en fonction des variétés. Elles décorent joliment les salades de verdures et de fruits, de légumes cuits et tous les types de plats et de desserts, de gâteaux, qu’elles parfument délicatement par la même occasion. Les infusions à froid et infusions à chaud, déclinées en sirop, sorbet, gelée, confiture, pâte de fruits et loukoums lui vont à ravir. Ces fleurs parfument également limonades, vins, vinaigres et liqueurs ou les préparations lactées comme les lassis à l’indienne, les flans, les crèmes, les glaces, etc.

Sirop de pétales de roses : Infuser l’équivalent d’1 L de pétales dans 1 L d’eau chaude, pendant 5 minutes. Puis laisser refroidir avec le couvercle plus d’une heure, avant de filtrer en pressant bien les pétales. Ajouter 800 g de sucre et chauffer légèrement jusqu’à dissolution. Ajouter le jus d’un citron.

Vinaigre de roses sauvages : Dans un bocal, couvrir de vinaigre à 5° une poignée de pétale et laisser infuser quatre jours puis filtrer.

Palets d’Églantier : Mélanger 65 g de pétales hachés au couteau dans 115 g de farine d’épeautre avec 115 g d’amandes effilées et brisées. Y incorporer délicatement 75 g de blancs d’œufs montés en neige avec 75 g de sucre. Placer des petits tas à la poche à douille, de la grosseur d’une noix, puis étaler en disque avec le dos d’une cuillère humide. Cuire 6 à 10 minutes au four à 230°C. Tremper éventuellement la moitié dans du chocolat fondu, une fois refroidis.

* Graines (fruits) : séchées, moulues et tamisées en farine pour s’ajouter en mélange à d’autres farines.

* Cynorrhodons (faux-fruits) récoltés d’octobre à décembre voire jusqu’à la fin de l’hiver. La chair crue est croquante et légèrement acidulée.

Purée de cynorrhodons :

– Soit les Cynorrhodons sont mous, blets d’avoir subi une première gelée avant d’être récoltés ou d’avoir passé 24 à 48h dans le congélateur :

* Presser sur le bout du cynorrhodon avec les doigts pour faire sortir la purée à déguster (en laissant akènes et poils à l’intérieur).

* Au passe-vite ou au moulin à légumes avec un peu d’eau pour éliminer grains et poils.

* Au tamis ou sac à jus après les avoir mixés au blender avec un peu d’eau, afin de filtrer les grains et poils. On peut aussi les cuire avant de les passer au tamis.

– Soit ils sont encore durs avant les gelées, mais déjà bien rouges :

* Ôter leur pédoncule et leur extrémité noire, les couper en 2 dans la longueur et les évider à la petite cuillère ou au couteau (grains et poils irritants). Rincer. Travail quelque peu fastidieux, comme il était pratiqué dans nos campagnes en s’armant de patience, ou en passant un bon moment à papoter entre amis. Utilisation crue ou à cuire.

* Cuire les cynorrhodons concassés, 15 minutes dans de l’eau chaude qui les recouvre, jusqu’à ce qu’ils ramollissent. Mixer et filtrer au tamis.

* Sécher, pulvériser et tamiser en farine

La purée aromatique et onctueuse obtenue est fruitée, sucrée et acidulée, rappelant le goût du concentré de tomate et les senteurs d’orange et de mandarine. Elle se consomme avec du yaourt, du fromage blanc ou frais, du miel, du pain, en vinaigrette et sauces sucrées et salées et dans la conception de toute une série de préparations plus délicieuses les unes que les autres : sirop, gelées et confitures, sauce tomate indigène relevée à l’ail et aux herbes aromatiques pour réaliser une pizza, servir avec des céréales, des pâtes, etc. tisanes, macérations, kéfir, liqueurs, alcool, vins, vinaigres, eau de vie, en crumble, tartes, glaces, etc. Séchés, broyés et tamisés en farine, les cynorrhodons entrent dans la confection du pain (pour augmenter le goût et la digestibilité), de galettes, crêpes, gâteaux et autres pâtisseries, etc. ou crus et évidés en marinade de viandes, gibier et volailles, en chutney, etc.

Smoothies de cynorrhodons : Passer au blender des cynorrhodons débarrassés de leur poils et graines ou passer au tamis fin. Manger tel quel ou avec de la purée d’amande. Ou en mélange avec des pommes, poires ou autres fruits ou baies d’automne crus ou cuits.

Confiture de cynorrhodons : Mélanger 100g de purée de cynorrhodons avec 80g de sucre de canne complet, chauffer jusqu’à dissolution complète. Ajouter 1 c. à s. de jus de citron.

Sauce tomate indigène de cynorrhodon : Cuire 500 g de cynorrhodons équeutés et étêtés couverts de 400 g d’eau jusqu’à ce qu’ils ramollissent. Mixer et passer au moulin puis au tamis. Ajouter 2 oignons détaillés sués dans une poêle avec 2 gousses d’ail pressées, un filet d’huile d’olive, 1 filet de vinaigre balsamique, des herbes aromatiques au choix. Salez, poivrez. Mixer le tout. À utiliser dans des pâtes ou céréales cuites ou sur une pizza.

Ketchup sauvage : Chauffer 200 g de purée d‘églantier avec 40 g de sucre jusqu’à ce que le mélange fonce. Puis ajouter 25 ml de jus de pomme ou 1 c. à s. de vinaigre de cidre, 1 filet de miel, 50 ml d’eau, 1 c. à s. de paprika, 1 pincée de curry, (de l’huile pimentée), 1 pincée de sel. A congeler en petits conditionnement ou à pasteuriser.

Biscuits d’automne : Mélanger 200 g de beurre avec 50 g de sucre, 50 g de poudre d’amandes, 50 ml de lait ou jus végétal et 1 œuf. Ajouter 180 g de farine de châtaigne, 70 g de fécule et 50 g de poudre de cynorrhodon. Ne pas trop travailler l’appareil et disposer à la poche à douille des disques sur du papier cuisson, puis, avec un embout cannelé, des mini-tas sur les bords de ces disques. Cuire à 220°C, pendant 7 min. puis placer de la confiture de cynorrhodon au centre et recuire à 220 °C pendant 6 minutes.

Blinis aux cynorrhodons : 70 g de baies crues sans poils et graines, hachées et mélangées avec 2 jaunes d’œufs, 2 petits suisses, 150 ml de lait. Mélanger 125 g de farine avec ½ c. à c. de sel, 1 c. à c. de poudre à lever. Incorporer délicatement 3 blancs d’œufs montés en neige avec une pincée de sel. Laisser reposer 30 minutes puis faire des petits tas dans une poêle avec du beurre. Retourner après 1 minute.

Chaque partie de l’églantier a des utilisations médicinales, en voici quelques-unes à titre d’exemple

* Jeunes pousses et jeunes feuilles : Astringentes, toniques, diurétiques et légèrement laxatives (5)

* Macérats glycérinés de jeunes pousses d’églantier utilisés contre les troubles ORL à répétition, notamment chez les enfants, les personnes déminéralisées ou fragiles qu’il faut fortifier.

* Fleurs : Diurétiques, hypoglycémiantes, anti-oxydantes et astringentes (7)

* Graines (fruits) : diurétiques et sédatifs, ils contiennent des acides gamma-linoléique et linolénique et sont efficaces contre les gerçures, les cicatrices chirurgicales, l’acné (7). Les polyphénols tellinagrandine I jouent un rôle antibiotique potentialisant l’activité des antibiotiques de type B-lactam surtout dans des infections où staphylococcus aureus se montre résistant aux antibiotiques (Shiota et al 2004).

* Cynorrhodons (faux-fruits) : séchés, broyés en décoctions, ils agissent contre lithiases et problèmes urinaires (5, 6). Ils sont fortifiants et toniques contre les problèmes de croissance, de fatigue physique ou intellectuelle (3, 6, 14). Diurétiques et légèrement laxatifs (14). Intéressants dans les maladies fébriles, les infections hivernales, les refroidissements, la grippe et les maux de gorge. Ils augmentent les défenses immunitaires (3, 5, 7, 14), ils sont anti-ascorbiques (3, 5) et régulateurs hormonaux (6). Anti-septiques (5, 7), hémostatiques et cicatrisants (6). Ils agissent contre arthrites du genou et de la hanche (7), permettent une amélioration partielle de l’ostéo-arthrite (Winter et al., 2005, Chrubasik et al 2006), attribuée à la présence de dérivés de galactolipides.

Bibliographie

(1) Couplan, F., Styner, E. (2009). Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques. Delachaux et Niestlé.

(2) Maehlum, A. (2016). Eat nature, l’herbier gourmand. Michel Lafon.

(3) Lieutaghi, P. (1996). Le livre des bonnes herbes. Actes sud.

(4) Couplan, F. (2012). La cuisine est dans le pré. Soliflor.

(5) Lacoste, S. (2015). Les plantes qui guérissent. Editions Leducs.

(6) Nissim, R. (2016). Manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes. Editions Mamamélis.

(7) Gurib-Fakim, A. (2008). Toutes les plantes qui soignent. Plantes d’hier, médicaments d’aujourd’hui. Michel Lafon.

(8) Louis, L. (2011). L’appel gourmand de la forêt. Editions la plage.

(9) Couplan, F. (2010). Cuisine sauvage, accommoder mille plantes oubliées. Sang de la terre.

(10) Delaunay, B. (2007). Grignotages sauvages. Editions de Terran.

(11) Couplan, F. (2011). Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées. Ed. Delachaux et Niestlé. Les guides du naturaliste.

(12) asbl NUBEL. (2012). Table belge de composition des aliments, 5ème édition. Bruxelles, Belgique : asbl NUBEL

(13) Cuisine Sauvage asbl. Cuisine sauvage, découvrez les plantes comestibles. Retrieved from http://www.cuisinesauvage.be

(14) Le chemin de la nature. Nos formations en ligne. Retrieved from http://www.lechemindelanature.com

(15) Conseil Supérieur de la Santé. (2016). Recommandations nutritionnelles pour la Belgique – 2016. Bruxelles, Belgique : CSS. Avis n° 9285.

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Faut-il dépister le syndrome de renutrition inappropriée dans un centre hospitalier de revalidation ?

Vandenbosch I.1, Vander Eycken S.2, Delbecke E.3
1 Gériatre, Centre Hospitalier Valida, 2 Etudiante en diététique, Institut Paul Lambin, 3 Diététicienne, Centre Hospitalier Valida

Le Syndrome de Renutrition Inappropriée (SRI) est l’ensemble des manifestations survenant dès la réintroduction excessive d’une alimentation pour des patients ayant eu peu voire pas d’apports alimentaires lors des derniers jours. Cette réalimentation entraine différents déséquilibres, qu’ils soient cliniques ou biologiques. Il est connu de longue date mais encore peu étudié et sous diagnostiqué à ce jour. Il est étroitement lié à la dénutrition, pourtant son dépistage ne se fait pas de manière systématique en milieu hospitalier.(1,2) Actuellement, il n’existe pas de littérature sur la prévalence de ce syndrome dans un service de revalidation.

BUT DU PROJET

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’intérêt du dépistage du SRI en revalidation soit de manière systématique soit de manière ciblée sur une population identifiée plus à risque.

MÉTHODES

Au sein du centre de revalidation neuro-locomoteur et gériatrique de Valida, un dépistage systématique du risque du SRI a été effectué chez tous les patients entrants entre le 23/11/20 et le 18/12/20 et entre le 21/01/21 et le 24/02/21. Les variables reprises dans le score de NICE ont été collectées, à savoir : indice de masse corporelle, degré de la perte de poids, évaluation des ingestas sur les dix derniers jours, ionogramme (Mg, Ph, K), présence éventuelle d’éthylisme et prise de certains médicaments (insulines, agents de chimiothérapie, antiacides, diurétiques). Ce faisant, nous avons pu déterminer la présence ou non 

d’un risque de SRI et nous l’avons gradé en faible, haut ou très haut risque. Secondairement, nous avons essayé de trouver un profil récurrent de patients dans les catégories haut et très haut risque en cherchant une corrélation éventuelle avec l’âge, le sexe, le service aigu, la durée d’hospitalisation et le type d’alimentation.

RÉSULTATS

Au total, 142 patients ont été dépistés systématiquement dès leur admission dans notre Centre Hospitalier. L’âge moyen est de 75 ans comprenant 37% d’hommes et 63% de femmes. 62 patients ont été hospitalisés en réadaptation neuro-locomotrice et 80 patients en gériatrie.  Dix provenaient du domicile et 132 d’un service médico-chirurgical, la durée moyenne d’hospitalisation en aigu variait de 20 à 47 jours. 129 patients recevaient une alimentation per os exclusive, 8 une alimentation entérale exclusive et 5 une alimentation mixte : per os et artificielle. De tous les facteurs étudiés, seul le fait d’avoir une alimentation mixte ou exclusivement entérale est plus fréquemment associé  à un risque haut ou très haut de développer un SRI.

CONCLUSION

Un dépistage systématique du SRI chez tous les patients ne semble pas utile au sein de notre hôpital de revalidation. Au vu des données récoltées, il semblerait suffisant de détecter tous les patients bénéficiant d’une alimentation entérale. Nous étendrions notre détection aux patients nourris par parentérale.

RÉFÉRENCES

1.        Da Silva, J. S. V., Seres, D. S., Sabino, K., et al; (2020). ASPEN Consensus Recommendations for Refeeding Syndrome. Nutrition in Clinical Practice, 35(2), 178-195. https://doi.org/10.1002/ncp.10474

2.        Société Francophone Nutrition Clinique et Métabolisme. (2019). Syndrome de renutrition inappropriée de l’adulte. En ligne : https://www.sfncm.org/images/stories/Outils/BrochureSRI-label_SFNCM.pdf

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L’enquête de consommation alimentaire 2022

Comment mangent les belges ?

Depuis quelques années, de nouvelles tendances font surface dans notre culture alimentaire :  produits végétaux, cuisine sans déchets, boissons et aliments fermentés, etc. Les habitudes alimentaires semblent changer continuellement et influencent ainsi notre alimentation. Adopter un régime alimentaire favorable à la santé aide d’une part à prévenir le développement de maladies non-transmissibles, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type II et d’autres maladies associées à l’obésité. D’autre part, un régime alimentaire devrait également s’inscrire dans le concept de développement durable, ainsi que se composer d’aliments exempts de microorganismes, résidus ou contaminants ayant un effet néfaste sur la santé. Un suivi régulier de la consommation alimentaire est donc crucial afin de guider et d’évaluer les politiques nutritionnelles et de sécurité alimentaire. C’est pour cette raison que Sciensano mène, depuis mars 2022, une nouvelle enquête de consommation alimentaire.

Eline Le Dieu, diététicienne agréée chez Sciensano : Nutrition and Health - Lifestyle and chronic diseases

Les enquêtes de consommation alimentaire ont pour objectif de fournir des informations sur la consommation d’aliments et les changements alimentaires au sein d’une population. En combinant de telles données avec des informations sur la composition des aliments, ces enquêtes permettent, en outre, de déterminer les apports en micro- et macronutriments de la population, son exposition à d’éventuelles substances chimiques ou microbiologiques nocives, et l’impact environnemental des régimes alimentaires. Au niveau de la recherche scientifique, de telles informations sont aussi utilisées pour étudier les associations entre nutrition et santé.

En Belgique, la première enquête de consommation alimentaire a eu lieu en 2004 et a permis de collecter des informations sur les apports alimentaires de 3245 individus âgés de 15 ans et plus. Les résultats de cette enquête ont également permis de développer des programmes, tels que le Plan National Nutrition et Santé (2005-2010), visant à améliorer les habitudes alimentaires de la population belge. En 2014-2015, une seconde enquête nationale de consommation alimentaire a eu lieu au sein de la population belge âgée de 3 à 64 ans. Les données en résultant ont été utilisées pour définir et publier, en 2019, de nouvelles recommandations alimentaires pour la population adulte. Certains indicateurs issus de l’enquête de 2014 constituent également le point de départ des « objectifs de santé 2025 » en Flandre, et ont accéléré le développement de certaines mesures politiques comme l’introduction du Nutri-Score.

Pour l’enquête de consommation alimentaire en cours, 59 communes ont été sélectionnées sur toute la Belgique visant ainsi à interroger 3020 participants à partir de l’âge de 3 ans. Soixante-deux diététicien·ne·s indépendant·e·s ont été engagé·e·s afin d’interroger un ensemble de 50 participants, résidants dans une même commune, de façon répartie tout au long de l’année de l’enquête. L’ensemble des participants sont répartis en quatre groupes d’âge :

En plus de notre échantillon national, il a été prévu d’interroger 1400 participants supplémentaires dans la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que dans la Communauté germanophone. Une autre méthode d’évaluation de l’alimentation a été choisie pour des raisons financières et logistiques.

Quelques nouveautés se présentent lors de l’enquête de consommation alimentaire 2022-2023 notamment la collecte d’échantillons biologiques auprès des participants au moyen de deux études annexes :

1)

« L’étude par piqûre au doigt » qui vise à estimer le statut en vitamine D, thiamine et alcool au moyen d’un prélèvement de quelques gouttes de sang. Cette étude est une collaboration entre Sciensano et le département de toxicologie de l’Université de Gand.

2)

« L’étude métamorphose » qui a pour objectif principal d’estimer la faisabilité de collecter des échantillons biologiques humain lors d’études à grande échelle auprès de la population.  Ceci se fera au moyen d’un prélèvement par le participant lui-même d’un échantillon de salive et/ou de selles.

Déroulement du travail de terrain

Au sein de chaque commune sélectionnée pour l’échantillon national, 50 personnes sont tirées au sort dans le registre. Ces personnes reçoivent une lettre d’invitation ainsi qu’une brochure les invitant à participer à l’enquête de consommation alimentaire. Les enquêteurs reçoivent à leur tour les noms et adresses des personnes à contacter afin de les convaincre de participer et de fixer une date pour une première visite à domicile. Chaque personne participante est interrogée à deux reprises à son domicile à une intervalle de 1 à 4 semaines. Chaque visite inclut un rappel de consommation alimentaire de 24 heures. Ce dernier est réalisé de manière standardisée, au moyen du programme GloboDiet®. Ce programme permet de demander au participant, de manière précise, ce qu’il a mangé ou bu la veille de l’entretien. Pour chacun des aliments ou boissons consommés, des questions supplémentaires sont posées sur le mode d’emballage, la méthode de conservation, la préparation, la teneur en graisses et en sucres, la marque, etc.  Pour finir, la portion est quantifiée avec l’aide d’un album photo, mesures ménagères, unités, grammages ou volume. Pour les enfants, un journal alimentaire est utilisé pour faciliter le rappel alimentaire. Le journal alimentaire est alors rempli lors du jour de référence par le parent ou tuteur de l’enfant.

Après le rappel de consommation, des questions générales sont posées aux participants à l’aide d’un questionnaire sur ordinateur. Celui-ci aborde des sujets tels que les habitudes alimentaires, l’environnement alimentaire, la littératie alimentaire, la politique alimentaire et la sécurité alimentaire, mais aussi l’activité physique, la sédentarité, le marketing visant les enfants et des données sociodémographiques.

Entre les deux visites, il est demandé aux participants de compléter une enquête (en ligne ou papier) incluant un questionnaire de fréquence alimentaire ainsi que des questions abordant des thèmes plus sensibles comme l’état de santé du participant, s’il a des troubles alimentaires et si le participant a les moyens de s’acheter de la nourriture.

Il est également demandé aux enfants et adolescents de porter un accéléromètre entre les deux visites afin de mesurer l’activité physique de manière objective. Des mesures anthropométriques tels que le poids, la taille et le tour de taille du participant sont prises lors de la deuxième visite à domicile. La température du réfrigérateur est également mesurée. Lors des visites à domicile les participants ont le choix de participer aux deux études annexes consistant en un prélèvement d’échantillons biologiques. L’étude par piqûre au doigt est proposée à tous les participants. L’étude métamorphose est uniquement proposée aux participants entre 18 et 64 ans selon certains critères d’inclusion.

Le recrutement des participants pour l’étude dans la Région de Bruxelles-Capitale et dans la Communauté germanophone se déroule de la même manière que pour l’étude nationale. Seule la méthode d’évaluation de l’alimentation diffère. L’interview s’y déroule sur une seule visite à domicile durant laquelle le participant répond à une enquête de fréquence alimentaire détaillée. Par la suite, un questionnaire général est rempli en reprenant les mêmes thèmes que ceux abordés lors de l’étude nationale. Pour finir, les mesures anthropométriques sont également effectuées (poids, taille et tour de taille). Lors de cet échantillonnage supplémentaire, aucune analyse biologique n’est faite.

Défis

Effectuer une étude de cette ampleur n’est pas un long fleuve tranquille. Le premier défi rencontré jusqu’ici est le faible taux de participation. En effet, une grande proportion des personnes contactées refuse de participer à l’enquête, par manque d’intérêt ou d’information. Bien que les participants reçoivent au préalable une lettre d’invitation et une brochure d’information, celles-ci ne sont pas toujours lues. Pour augmenter la visibilité de l’étude dans les communes sélectionnées, nous avons fait la promotion de l’enquête de consommation alimentaire dans les bulletins communaux et sur les pages Facebook des communes. Nous espérons que cela augmentera la connaissance de l’étude auprès de la population et que cela permettra de faciliter le recrutement des participants pour nos enquêteurs.

Par ailleurs, alors que certaines personnes montrent un réel enthousiasme pour contribuer à l’étude, d’autres ne souhaitent pas participer par un manque d’intérêt, de temps ou une méfiance vis-à-vis de l’étude. Il est également possible que certains participants ne rentrent pas dans nos critères d’inclusions (ex : si le participant ne parle pas français ou s’il est impossible pour le participant de répondre aux questions, par exemple en raison d’un handicap mental). Le taux de participation actuel se situe autour des 25%. Bien que ce taux soit similaire à celui observé dans d’autres études, il rend le travail des enquêteurs plus difficile.

Le deuxième défi à relever est de recruter des enquêteurs et de s’assurer qu’ils réalisent suffisamment d’entretiens chaque mois. Plusieurs enquêteurs ont décidé de quitter l’étude prématurément, pour des raisons diverses :  changements socio-professionnels, manque de temps, démotivation face à la difficulté du recrutement, distance entre le domicile et la commune attribuée. Pour faire face à ce défi, nous sommes particulièrement à la recherche d’enquêteurs résidants ou travaillant dans une des communes sélectionnées ou environnantes. Nous sommes également à la recherche d’étudiants pour venir renforcer temporairement l’équipe. Nos enquêteurs rapportent que la réalisation de ce travail est vécue comme agréable.

Suite de l’étude

La collecte et le « nettoyage » de données est actuellement en cours. Ces données seront ultérieurement liées à différentes bases de données afin d’effectuer des analyses. Les premiers rapports seront attendus pour la fin de l’année 2023.

A la fin du mois de juin nous avions 52 enquêteurs actifs sur 61 communes en Belgique. Depuis mars, plus de 300 personnes ont été complètement interviewés.

Si vous êtes intéressé·e de participer en tant qu’enquêteur dans l’une de ces communes, n’hésitez pas à nous contacter par e-mail : fcs@sciensano.be

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Journée d'Etude 2021

COVID long : le point de vue du pneumologue, diagnostic et atteinte respiratoire

Lors de la 18e journée d’étude de l’UPDLF du 1er octobre 2021, la docteure Camille Grivegnée, pneumologue au CHU de Charleroi est venue pour présenter le point de vue du pneumologue sur le COVID long et son atteinte respiratoire.

Fatima Oulhadj, diététicienne-nutritionniste

Depuis début 2020, nous suivons régulièrement la pandémie en termes de nombre de cas, de morts et d’hospitalisations, mais des zones d’ombres persistent quant aux séquelles possibles sur du long terme. De plus en plus d’études montrent l’existence d’une altération durable de la santé et de la qualité de vie de certains patients à la suite d’une infection aiguë par le SARS-COV2, mais les estimations restent vagues : plus de 25% des personnes auraient des symptômes un mois après l’infection et plus de 10% après 12 semaines avec une variabilité des symptômes et des causes sous-jacentes qui nécessite une prise en charge multidisciplinaire.

Définition du COVID long

Nous allons parler de COVID long lorsque les symptômes persistants plus de quatre semaines après une infection aiguë par le SARS-COV2 (définition CDC/OMS).  

Il est nécessaire de différencier :

Prévalence du COVID long

Les chiffres sont très variables en fonction des études. D’après l’estimation du KCE (Centre Fédéral d’Expertise des Soins de santé) de juin 2021, il ressort que :

Les symptômes du COVID long sont variables avec une évolution en dent de scie chez le patient. On peut retrouver comme symptômes du COVID long : dyspnée, fatigue, difficultés respiratoires, brouillard mental, difficulté à se concentrer, toux, douleurs thoraciques ou abdominales, céphalée, palpitations, problème de sommeil, changement d’humeur, rash, perturbation des cycles menstruels, stress post-traumatique, perte d’odorat, du goût. Les organes atteints par le virus sont nombreux (les récepteurs ACE étant la porte d’entrée du virus dans les organes) : poumons, cœur, cerveau, pancréas, foie et intestins. Ce qui explique l’aspect polymorphe de la maladie, des séquelles et des conséquences.

Dans les études, on retrouve comme séquelles fonctionnelles de la COVID modérées à sévères une altération de la diffusion (capacité des gaz à passer à travers les capillaires dans la circulation sanguine), un déficit restrictif (une partie du poumon est altéré et donc non fonctionnel) pouvant évoluer jusqu’à la fibrose pulmonaire (irréversible, mais peu fréquente), une polyneuropathies des soins intensifs, une sarcopénie, une dénutrition, un risque accru de thromboses, d’anxiété, de dépression et de stress post-traumatique.

Le profil à risque de faire des séquelles de la COVID modérées à sévères est plutôt un homme, de plus de 55 ans, atteint de diabète, surpoids, hypertension artérielle (HTA) tandis que le syndrome du COVID long prédomine plutôt chez les femmes, 57 ans d’âge médian, avec plus de symptômes dès le départ de l’infection, des atteintes plus polymorphes et des antécédents psychiatriques. On retrouve également une AEG (altération de l’état général), des atteintes fonctionnelles, une dénutrition, un syndrome d’hyperventilation (SHV), une dysautonomie.

Le syndrome de dysautonomie pourrait expliquer une partie des symptômes du COVID long, dont l’hyperventilation, le malaise orthostatique, les palpitations par une atteinte de certaines parties du tronc cérébral par le virus ou l’état inflammatoire. Le tronc cérébral gérant les fonctions non volontaires telles que la digestion, la respiration et le rythme cardiaque serait donc en partie touché.

Le syndrome d’hyperventilation (SHV)

Le SHV est régulièrement rencontré en consultation de suivi post-COVID. Le SHV est dépisté par le questionnaire de Nijmeggen (un score de plus de 23 indique un SHV). Ce dépistage du SHV est ensuite confirmé par une ergospirométrie ou un test d’hyperventilation normocapnique.

Grivegnée, C. (2021, 1er octobre). COVID long du point de vue du pneumologue, diagnostic et atteinte respiratoire. Dans NEXT : Nutrition Exercise Therapy (symposium), 18e journée d’étude de l’UPDLF, Charleroi, Belgique. https://lesdieteticiens.be/journee-detude-2021/

La prise en charge du SHV (fiche HAS février 2021) est la kinésithérapie respiratoire pour une reprogrammation ventilatoire et une ventilation abdomino-diaphragmatique, la sophrologie, un soutien psychologique.

Prise en charge du COVID long

Les premiers centres dédiés à la COVID ont été l’hôpital Foch (Suresnes, île de France), l’APHP (Paris, France), la Mayo clinic (Rochester, Minnesota). Il y a peu de recul sur une prise en charge optimale du COVID long. On peut trouver les recommandations de plan de soins ERS/ATS de l’hôpital à la revalidation avec l’activité physique qui est retrouvée à chaque étape (du lit du patient hospitalisé au retour à domicile).

Prise en charge au CHU de Charleroi

Le CHU compte un service de pneumologie dont une unité COVID qui va établir une liste de patients sortants pour lesquels un rendez-vous de suivi est proposé 4 à 6 semaines après la sortie. Ce rendez-vous de suivi consiste en une évaluation de l’évolution à court terme de la COVID et la recherche de complications, de maladies sous-jacentes (risque de thrombose, de dénutrition, de diabète cortico-induit). Sont également réalisés lors de ce rendez-vous un bilan fonctionnel respiratoire, une biologie clinique complétée, et, au besoin, d’une imagerie.

À 3 mois de la sortie, une seconde anamnèse est réalisée avec ou sans scanner thorax, une biologie, un EFR (explorations fonctionnelles respiratoires), un test de marche de 6 minutes.

Si les symptômes persistent plus de 3 à 6 mois après l’infection, ces patients sont orientés vers la clinique du sport pour une évaluation, voire une prise en charge.  

Les patients ayant perdu plus de 10% de leur poids pendant l’hospitalisation ou lors de leur séjour à la maison sont orientés vers la diététicienne.

Pour les cas COVID vus en ambulatoire, le suivi est plus aléatoire (ils sont plutôt revus quand les symptômes persistent), mais il reste le même que pour les patients qui ont été hospitalisés.

Physiothérapie, activité physique et kinésithérapie du COVID long

Pour les hospitalisations, dans les cas COVID modérés à sévères, il y a une prise en charge classique de revalidation en fonction des séquelles physiques, une prise en charge des séquelles de l’hospitalisation (neuropathie, sarcopénie), mais également une prise en charge diététique et psychologique.

Dans le COVID long, la prise en charge diététique est nécessaire, car on retrouve une perte de la masse maigre importante, une asthénie, une anosmie, une dysgueusie, une perte d’appétit et un état catabolique inflammatoire qui augmente les besoins. Il existe des protocoles intrahospitaliers concernant la prise en charge diététique.

Une fois sorti de l’hôpital, il est nécessaire de dépister la malnutrition (surtout avec la présence d’un surpoids qui peut masquer la dénutrition) et proposer une continuité de soins avec une réelle prise en charge nutritionnelle.

Dans certains articles, on retrouve que l’alimentation est un facteur de risque pour les formes graves de la COVID. Le régime occidental semble entrainer un plus haut risque de la COVID dans la population générale, car il crée un état d’inflammation chronique, une moins bonne défense contre les virus, active le système immunitaire inné et perturbe le système adaptatif.

En théorie il faudrait diminuer le stress oxydatif et équilibrer le système immunitaire. Les études sont en cours, mais il n’y a pas d’éléments probants sur l’intérêt de suppléments en zinc, cuivre (ce sont surtout des extrapolations qui sont faites à partir de la grippe). Pour la vitamine D, les études sont plus avancées avec une réduction des cytokines pro-inflammatoires, une augmentation du surfactant au niveau des poumons, une protection contre les formes graves de la COVID. On retrouve l’avis du Conseil Supérieur de la Santé n°9620 (janvier 2021) sur vitamine D, zinc et COVID 19.

En conclusion c’est un syndrome polymorphe et multifactoriel dans lequel il y a nécessité d’une prise en charge multidisciplinaire et la diététique est nécessaire au minimum pour les formes modérées à sévères de la COVID.

Bibliographie

Grivegnée, C. (2021, 1er octobre). COVID long du point de vue du pneumologue, diagnostic et atteinte respiratoire. Dans NEXT : Nutrition Exercise Therapy (symposium), 18e journée d’étude de l’UPDLF, Charleroi, Belgique. https://lesdieteticiens.be/journee-detude-2021/

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Vive l'été !

Le chénopode blanc, cet épinard sauvage, abonde sous nos pieds et régale nos papilles

La « cuisine sous la bottine » est de circonstance pour le chenopodium album L. Cette plante pionnière estivale poussant dans toute l’Europe et presque sur tout le globe est l’un des meilleurs légumes sauvages qui soit. Feuilles, fleurs et graines ont de multiples utilisations culinaires et des vertus diététiques bien intéressantes.

Pauline de Voghel, diététicienne agréée. www.paulinedevoghel.be, info@paulinedevoghel.be

Enfants, nous nous faufilions dans les vastes colonies de farinelle envahissant jardins, terrains vagues ou décombres, champs, plages et bord de chemins. Nous la rencontrions surtout sur du fumier ou des amas de terre remuée et ameublie, en jachère… En fait, là où l’homme passe et s’installe, celle que l’on nomme également Ansérine en fait de même.

La Dame blanche est aussi une verdure

Elle a aussi été baptisée de la sorte parce qu’elle semble poudrée d‘une farine blanche en son sommet. Cette apparence caractéristique est due à de fins cristaux globuleux, se détachant facilement de la feuille au touché et donnant une sensation d’humidité grasse et granuleuse sur le doigt. Ce qui lui vaut ainsi ses autres surnoms de « Poule grasse » ou chez les Québécois, de « chou gras ».

Description botanique

Cette plante rudérale, dressée de 20 centimètres à 1,20 mètre voir 2 mètres, a une tige – teintée de rouge à l’aisselle des feuilles – très rameuse, anguleuse et striée dans la longueur de bandes alternativement blanchâtres et vertes. Ses feuilles alternes qui apparaissent dès avril jusqu’à septembre, sont polymorphes en prenant des airs de losange ou de lance, mais s’inspirant particulièrement des pattes de palmipède. D’où l’étymologie de son nom, en grec : « chên », oie et « podiion », patte. Elles sont glabres, sinuées de 3 à 6 cm sur les bords et plus ou moins aiguës au sommet. Toutes sont un peu charnues, d’un vert tendre grisâtre au stade juvénile, puis prennent une coloration bleue vert foncé à grise à maturité dessus et farineuse en-dessous. Les fleurs du chénopode situées à l’aisselle des feuilles au sommet apparaissent de juillet à octobre. Innombrables et très petites, apétales et verdâtres, elles sont réunies en inflorescences allongées, forment de petites grappes terminales, elles aussi farineuses. 

Les fruits membraneux, présents de juin à octobre, renferment une graine sphérique, noire et luisante, d’un peu plus d’un millimètre de diamètre et à la durée germinative pouvant s’étendre jusqu’à 50 ans. On peut compter jusqu’à 50 000 graines par plante, ce qui justifie sa grande capacité à envahir les lieux où elle s’installe… et lui vaut le surnom de « folle » qu’elle porte dans le Jura.

Choisir le bon chénopode

Il y a des confusions possibles avec les onze autres espèces du genre en Belgique, dont le chénopode Bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus L.), celui à feuille d’Obier (C. opulifolim) ou à feuilles de figuier (C. ficifobium) ou l’épinard-fraise (C. capitatum), etc. Le Chénopodium quinoa, bien connu depuis des siècles dans les Andes puisqu’il était l’une des principales céréales des Incas et est encore aujourd’hui la nourriture de base de certaines populations indiennes. Tous ces chénopodes sont comestibles, à l’exception du Thé du Mexique (C. ambrosioides L.) à l’odeur aromatique très prononcée, du Chénopode hybride (C. hybridum) et du Chénopode ambrosioides.

Il ressemble aussi à la comestible arroche étalée ou à feuilles hastées (Atriplex prostata). Prudence aux fâcheux risques de confusions avec le jeune datura stramoine, l’herbe du diable et avec la mercuriale annuelle.

Des vertus qui font parler d’elle

En plus de favoriser le mûrissement d’abcès et de furoncles, d’être sédative et rafraîchissante (1, 5), cette plante a bien des atouts diététiques. Sa composition en nutriments est d’ailleurs systématiquement plus intéressante que celle de son équivalent moderne, l’épinard qui l’a pourtant littéralement détrôné au XVIe siècle (voir tableau comparatif ci-dessous).

Tableau 1 : Intérêts nutritionnels pour 100 g de chénopode blanc frais, entier (2, 13) vs 100 g d’épinard frais (12, 13)

Tout comme chez les épinards, les oxalates solubles des chénopodes se montrent irritants, surtout dans les feuilles plus âgées, après la floraison et si elles sont consommées en excès (3). Les cuire à deux eaux diminue la composition en acide oxalique, mais il faut rester prudents en cas de maladie rénale, hépatique, arthritique ou lithiasique.   

Un autre fait intéressant : dans la plante crue, le fer et le calcium sont plus assimilables et elle contient ainsi moins d’oxalates de calcium irritants qu’une fois cuite (6). Les feuilles sont aussi riches en chlorophylle à extraire pour colorer les aliments.

En cuisine

Le chénopode passe à la casserole depuis la nuit des temps et jusqu’à l’autre bout du monde : ses graines ont été trouvées dans des restes de cuisine de sites archéologiques de l’époque néolithique. Il était aussi consommé par les Vikings, alors qu’en Inde où il s’appelle « Batoua », il est encore vendu tous les jours et presque toute l’année sur les marchés. C’est une véritable plante fourragère et alimentaire de longue tradition et salutaire en cas de famine.

Les feuilles crues et cuites ont une texture tendre, une saveur très délicate, légèrement astringente et acidulée, rappelant en plus fin et plus subtile celle de l’épinard, dont il est l’ancêtre. Ses jeunes pousses, feuilles et tiges charnues très jeunes sont d’excellentes bases de salade au printemps et en été. Lorsque la plante est adulte, seule son extrémité se laisse facilement cueillir. Elles sont également un excellent légume cuit, surtout lorsque les feuilles sont un peu plus matures. Cuites à la vapeur alors idéalement pour préserver le goût, puis assaisonnées d’huile d’olive, de citron et de poivre.

Elles peuvent être accommodées de la même manière que les épinards : à l’anglaise, en velouté, gratin, soufflé, soupes, potées, gougère farcie, omelette, tarte, pizza, pain, et . En Inde elles agrémentent des plats de curry, des soupes et du pain garni. En Europe on en fait de bonnes choucroutes et au Japon les feuilles sont conservées dans le sel.

Les inflorescences jeunes et tendres, présentes jusqu’à l’automne, peuvent être détachées des branches et se servent cuites. Elles peuvent être mélangées à une pâte à crêpe qui devient alors croustillante et à la saveur délicate d’épinard.

Les petites graines noires ont été consommées par nos ancêtres depuis plusieurs millénaires et rappellent le quinoa des Incas. Il faut juste préalablement les cuire à l’eau pour en éliminer les saponines, les rincer, puis les consommer en céréales, en gruau ou grillées. Les réduire en farine après séchage, à mélanger ou non à une autre farine, permet de confectionner des galettes, crêpes, pains, etc. On en saupoudre les soupes et les salades. Les Indiens d’Amérique du Nord préparaient du « pinole », sorte de bouillie de diverses graines, dont celles de plusieurs chénopodes, écrasés et cuits à l’eau.

Quelques idées de recettes :

Mi-cuit, mi-cru de chénopode : Cuire 300 grammes (g) de feuilles à la vapeur. Les mélanger dans un saladier à 200 g de jeunes pousses crues. Assaisonner d’une vinaigrette : 4 cuillères à soupe (c. à s.) d’huile de noix, 1 c. à s. de jus de citron, 1 cuillère à café (c. à c.) de moutarde à l’ancienne, 1 gousse d’ail écrasée et 2 c. à s. de graines de tournesol.

Soupe crue de désherbage : Mixer ensemble un concombre, deux branches de céleri, un oignon frais, 2 gousses d’ail, 4 bonnes poignées de jeune chénopode, deux tranches de pain, 2 c. à s. d’huile de colza, un filet de jus de citron, une pincée de sel et un aromate au choix : pimprenelle, ciboulette, basilic, menthe, etc.  Servir avec 2 branches de céleri très finement hachées.

Crêpe de chénopode : Battre 3 œufs au fouet et incorporer 200 g de farine, puis 500 ml de lait. Laisser reposer la pâte 1 heure au réfrigérateur. Incorporer 400 g de feuilles de chénopode blanchies puis égouttées et hachées et si c’est la saison, 2 poignées d’inflorescences de chénopode hachées. Cuire des petites crêpes avec du beurre clarifié.

Sauce veloutée au brocoli et à la farinelle : Cuire à la vapeur 100 g de brocoli et le mixer avec 4 grosses poignées de chénopode blanc fondu à la vapeur, 100 g de tofu soyeux, 1 c. à c. de bouillon de légumes crus, 1 c. à c. de miso blanc, 4 c. à s. d’huile vierge 1re pression à froid, un filet de jus de citron et un petit oignon sué dans de l’huile d’olive.

Gratin de chénopode blanc au quinoa : Faire suer dans une casserole avec 1 c. à s. d’huile d’olive une échalote hachée et une racine de persil détaillée. Puis ajouter 200 g de quinoa rincé, 300 ml d’eau, 2 feuilles de laurier, 1 c. à s. de bouillon de légumes crus et poursuivre la cuisson 10 minutes à couvert. Éteindre le feu et toujours avec le couvercle, laisser gonfler encore 10 minutes. Dans un plat à gratin beurré, émietter 100 g de ricotta, ajouter la moitié du quinoa, puis la moitié de 300 g de chénopode fondu à la casserole et haché. Ensuite, recommencer l’opération avec 100 g de ricotta, le restant de quinoa puis le restant de chénopode. Répartir sur le gratin un mélange de 2 œufs battus, 100 ml de jus végétal et 50 g de beurre fondu, du sel aux herbes, de la noix de muscade et du poivre noir. Cuire avec un couvercle 20 minutes à 190°C puis encore 10 minutes sans le couvercle.

Boulettes végétariennes : mixer 150 g de pois chiches cuits. Ajouter 150 g de noisettes concassées, un œuf battu, 1 oignon finement haché sué dans 2 c. à s. d’huile d’olive avec 1 gousse d’ail pressée et 4 c. à s. d’eau. Bien mélanger, puis assaisonner de sel et de poivre. Laisser reposer au frais 30 minutes. Façonner des petites boulettes à la main ou entre 2 c. à soupe et les faire revenir à la poêle dans du beurre clarifié. Servir avec des carottes jeunes vapeur et de la compote d’airelles.

Mini-muffins au chénopode blanc et à la truite : Faire suer 1 oignon haché et 100 g de pomme de terre détaillée, dans 2 c. à s. d’huile d’olive. Mélanger dans un bol avec 4 œufs et 100 ml de jus végétal. Puis ajouter 100 g de farine et 4 g de de levure chimique (baking powder). Ajouter ensuite 300 g de chénopode fondu dans une casserole large avec un fond d’eau, à couvert puis égoutté et haché. Enfin, ajouter 100 g de filet de truite fumée en morceaux et 100 g de fromage Manouri écrasé. Portionner dans un moule à mini muffins et cuire 12 minutes à 180°C.

Bibliographie

(1) Couplan F., Styner E. Delachaux et Niestlé. « Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques ». 2009

(2) Couplan F. Ed. Delachaux et niestlé. Les guides du naturaliste. « Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées ». 2011

(3) Moutsie et Ducerf G. Editions de Terran. « Récolter les jeunes pousses des plantes sauvages comestibles ». 2013

(4) Claude Londres. « Cuisine les plantes sauvages ». Editions Dangles. 2010

(5) Couplan F. Soliflor. « La cuisine est dans le pré ». 2012

(6) Couplan F. Sang de la terre. « Cuisine sauvage, accommoder mille plantes oubliées ». 2010

(7) Bissegger M. Ulmer. « La cuisine des plantes sauvages ». 2012

(8) Anne Maehlum. Michel Lafon. « Eat nature, l’herbier gourmand ». 2016

(9) Veyrat M. et Couplan F. « Herbier Gourmand ». Hachette pratique. 1997

(10) Sulpice J. « Assiette sauvage ». Le cherche midi éditeur. 2015

(11) www.cuisine sauvage .be

(12) Asbl NUBEL. « Table belge de composition des aliments ». 5e édition. Mars 2012

(13) TFE (diététique) de Lucille Quataert. « Introduction de plantes sauvages comestibles locales et printanières dans l’alimentation. ». 2008-2009

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Définitions et pratiques de l’Exercise Medicine

Lors de la 18e journée d’étude de l’UPDLF du 1er octobre 2021, la docteure Séverine Macq, Cheffe de service de Médecine du Sport du CHU de Charleroi a expliqué en quoi consiste l’Exercise Medicine. L’activité physique est-elle un outil thérapeutique ?

Fatima Oulhadj, diététicienne-nutritionniste

Quelques définitions

L’activité physique se définit comme tout mouvement produit par les muscles squelettiques qui entrainent une augmentation significative de la dépense énergétique. Elle se différencie du sport qui inclut une notion de dépassement de soi ou des autres.

La sédentarité est définie par moins de 3000 pas journaliers, ou moins de 2 km par jour. Elle serait responsable de 6% des cas de diabète et de coronaropathie et de 10% des cancers du sein et du côlon. En Belgique, plus de 50% de la population adulte est sédentaire.

Causes

L’Homo sapiens sapiens (-2500 AC) marchait 25 à 35 km par jour. Aujourd’hui, le patrimoine génétique est le même, mais la dépense énergétique a diminué. En 2021 l’activité physique journalière était de 3 à 5 km. De plus, l’alimentation a bien changé, notamment concernant les fibres, le sucre et le sel. Nous sommes donc en déficit de 19 km par jour soit l’équivalent de 4 heures de marche par jour par rapport à l’Homo sapiens sapiens.

Etudes

Les premières études qui font le lien entre sédentarité et mortalité ont été faites pendant la guerre, dans le transport public de Londres et les services postaux. Puis, des études à grande échelle comme celle sur la mortalité des alumni de Harvard (1962-88), dont la faible dépense énergétique est retrouvée comme cause de mortalité, contrairement à l’activité vigoureuse qui est, elle, associée à la longévité.

Dans le World Health Report (2002), l’inactivité physique fait partie des facteurs de risque individuels (au même titre que le tabac ou l’alcool). Pour les maladies cardio-vasculaires, l’activité, même modérée, diminue le risque par rapport à la sédentarité.

Effets de l’activité physique

On constate que l’activité physique a de nombreux effets positifs sur divers métabolismes :

–          Sur le métabolisme du glucose, elle induit une diminution de la glycémie à jeun, une amélioration de la sensibilité périphérique à l’insuline, une meilleure élimination du glucose, une augmentation de la masse musculaire. L’activité physique a des effets positifs durant plusieurs heures (jusqu’à 24h) sur la régulation de la glycémie et peut diminuer de 60% le risque de diabète.

–          Sur le système cardio-vasculaire et l’hypertension artérielle, un programme d’activité physique régulier permet, sur 3 semaines, d’obtenir les mêmes effets que les médicaments. On peut atteindre une baisse jusqu’à 10 à 15 mmHg de pression chez les bons répondeurs. Ceci peut être intéressant pour limiter la médication. Cet effet se maintient, à condition que l’activité physique soit régulière.

Recommandations de l’American College of Sports Medicine (2011)

Soit 30 minutes d’exercice à intensité modérée 5 fois par semaine,

Soit 20 minutes d’exercices à haute intensité 3 fois par semaine.

Macq, S. (2021, 1er octobre). Définitions et pratiques de l’Exercise Medicine & Therapy. Dans NEXT : Nutrition Exercise Therapy (symposium), 18e journée d’étude de l’UPDLF, Charleroi, Belgique. https://lesdieteticiens.be/journee-detude-2021/

Les bénéfices sur la santé de l’activité physique montrent un niveau d’évidence forte (preuve A) en ce qui concerne la coronaropathie, l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), le syndrome métabolique, le cancer du sein et du côlon, la dépression, les chutes des personnes âgées. Elle montre aussi une amélioration de la condition cardio-respiratoire et musculaire, de la masse corporelle, de la santé osseuse, de la fonction cognitive (par exemple, elle retarde l’évolution de la maladie d’Alzheimer).

Activité physique et cancer

En Europe, 9 à 19% des cancers sont attribués à un manque d’activité physique.

Il y a trois stades dans l’évolution du cancer : l’initiation, la promotion et la progression. À chacun de ces stades, l’activité physique a un effet bénéfique. Par exemple, dans la phase initiale elle permet l’inhibition de l’activation des carcinogènes et entraine une production d’enzymes de détoxication dans le foie et les reins. Dans le stade de la promotion, elle évite la mutation du gène P53.

Cancer du sein

La pratique d’une activité physique régulière, une alimentation saine, la gestion du poids et la limitation de consommation d’alcool peut prévenir 25 à 30% des cas de cancer du sein. En effet, l’activité physique diminue la production d’œstrogènes, stimule l’immunité, diminue l’insulinorésistance et les marqueurs de l’inflammation. Lors des traitements anticancéreux, l’activité physique a un impact positif sur la fatigue induite par la radiothérapie et la chimiothérapie. De plus, elle limite le déconditionnement physique, les bouffées de chaleur, l’arthralgie et les nausées. On retrouve, dans le cancer du sein, une modification de la composition corporelle due à l’hormonothérapie, notamment de l’ostéoporose et une obésité sarcopénique (diminution de la masse musculaire et augmentation de la masse grasse, sans modification du BMI). L’activité physique permet de diminuer la masse graisse, d’augmenter la densité osseuse et diminuer les raideurs articulaires. En phase de rémission, elle permet une survie de 4% à 5 ans et de à 6% à 10 ans.

Cancer du poumon

Le cancer du poumon est l’un des plus meurtriers et la chance de guérison est liée à la chirurgie. En moyenne 30% des patients sont résécables, mais pas forcément opérables. La VO2 max est le meilleur facteur prédictif des complications postopératoires :

–          Le risque est léger pour une VO2 max supérieure à 20 ml/kg/min et la pneumonectomie envisageable.

–          Le risque modéré pour une VO2 max de 10 à 20 ml/kg/min et la lobectomie sera préférée.

–          Le risque est élevé pour une VO2 max inférieure à 13.

15ml/kg/min est le seuil d’indépendance fonctionnelle pour lequel les gestes de la vie quotidienne sont difficiles.

La prévention primaire consistera à pratiquer une activité physique régulière afin de réduire l’incidence du cancer du poumon.

En cas ce cancer bronchique diagnostiqué, un programme d’exercices en préopératoire peut permettre de rendre opérables des patients qui ne l’étaient pas en essayant d’augmenter leur VO2max.

En cas de résection pulmonaire, on observe en postopératoire une diminution de l’activité à un mois et de l’état de santé fonctionnel à 6 mois. L’intérêt de proposer des programmes d’exercices en pré- ou en postopératoire est donc de limiter cette perte fonctionnelle.

Cancer de la prostate

Le cancer de la prostate reste localisé dans 80% des cas. L’hormonothérapie améliore la survie mais, à court terme, un syndrome de castration est observé comme effet secondaire (perte de libido et dysfonction érectile). À long terme, une obésité sarcopénique va entrainer une résistance à l’insuline, voire un diabète et une perte de masse osseuse plus lente.

Dans le but de prévenir ces effets secondaires, l’activité physique est proposée dans le cadre de programmes dans certains pays comme l’Australie et l’Angleterre.

En conclusion

Dans le cadre du cancer, l’activité physique en prétraitement permet d’améliorer la condition physique. Pendant le traitement, elle aide à diminuer les effets secondaires. En période de rémission, elle permet un reconditionnement physique et diminue les récidives. Et en fin de vie, elle permet de garder une indépendance fonctionnelle.

Bibliographie

Macq, S. (2021, 1er octobre). Définitions et pratiques de l’Exercise Medicine & Therapy. Dans NEXT : Nutrition Exercise Therapy (symposium), 18e journée d’étude de l’UPDLF, Charleroi, Belgique. https://lesdieteticiens.be/journee-detude-2021/

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Journée d'Etude 2021

Activité physique et prébiotiques: une combinaison prometteuse dans la prise en charge des altérations métaboliques chez le sujet souffrant d’obésité ?

Cibler le microbiote intestinal est une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge des altérations métaboliques liées à l’obésité. Combiner une activité physique à une supplémentation en prébiotiques, deux stratégies permettant de moduler la composition du microbiote, pourrait augmenter le succès des interventions nutritionnelles chez le sujet obèse.

Julie Rodriguez, Chargée de recherche, Louvain Drug Research Institute, UCLouvain.

1/ Le microbiote intestinal, un régulateur du métabolisme de l’hôte.

Le rôle du microbiote intestinal (MI) dans la santé de l’Homme est devenu de plus en plus évident au vu de son implication dans la régulation de grandes fonctions physiologiques (immunité, appétit ou métabolisme). Plusieurs facteurs influencent la composition et/ou la fonction du MI dès la naissance et tout au long de notre vie (régime alimentaire, activité physique ‘AP’, médicaments, etc.) (Cresci and Bawden 2015). Parmi eux, l’alimentation est certainement un des plus importants puisque la composition du MI varie énormément entre différentes populations, cultures ou régimes alimentaires. Par exemple, le MI d’individus consommant une alimentation riche en graisses et protéines animales sera dominé par les Bacteroides alors que celui des individus avec une alimentation riche en carbohydrates aura une plus forte abondance de Prevotella (Wu et al. 2011). La consommation à court terme d’aliments spécifiques peut aussi avoir un impact sur la composition de notre MI (Hiel et al. 2019). L’alimentation influence également la nature des métabolites produits par le MI (Delzenne et al. 2020). Ainsi, le métabolome, ensemble des métabolites, des individus suivant un régime vegan va être bien différent de celui des omnivores. Parmi les métabolites bioactifs d’origine bactérienne, on retrouve les acides gras à chaîne courte (AGCC), produits par le MI suite à la fermentation des polysaccharides et qui exercent de nombreux effets bénéfiques sur l’organisme (Canfora et al. 2015). Enfin, les troubles nutritionnels et les désordres métaboliques sont liés à des altérations du MI (Cotillard et al. 2013, Le Chatelier et al. 2013). Une diminution des genres bactériens qui produisent des AGCC, tels que le butyrate, est souvent retrouvée dans le MI de sujets atteints de désordres métaboliques (Delzenne et al. 2015). Cependant, il est assez difficile d’établir une signature bactérienne précise pour chaque pathologie, en raison de nombreux facteurs confondants. Parmi eux, les différents niveaux et type d’AP réalisés par les sujets pourraient complexifier les analyses, ce qui nous amène à nous intéresser de plus près à l’impact de l’AP sur le MI.

2/ L’activité physique influence la composition du microbiote intestinal.

Quelques études ont récemment évalué l’impact de l’AP sur notre MI. Un changement de la composition du MI de joueurs de rugby professionnels comparé à celui de sujets sédentaires a été observé (Clarke et al. 2014, Barton et al. 2018). Ces différences concernent principalement la diversité bactérienne et la production d’AGCC. Cependant, l’interprétation des données reste complexe au vu du régime alimentaire très différent d’athlètes de haut niveau versus des sujets non entraînés. D’autres études ont donc été réalisées chez des personnes réalisant un moindre effort pour éviter ces écarts trop importants. Une étude démontre une plus grande abondance de bactéries dites bénéfiques pour la santé dans le MI de femmes pré-ménopausées réalisant le minimum d’AP requis par l’OMS, comparé à des femmes qui ne pratiquent aucune AP (Bressa et al. 2017). Ces bactéries sont Faecalibactérium prausnitzii et Roseburia hominis (productrices de butyrate) ou Akkermansia muciniphila (associée à des effets positifs sur la barrière intestinale et l’amélioration de paramètres métaboliques liés à l’obésité). Dans ce travail, les femmes actives ont consommé plus de fibres comparées aux femmes sédentaires. Or, certaines fibres fermentescibles sont les substrats privilégiés de nombreuses bactéries intestinales, ce qui rend encore l’interprétation des données confuse. Enfin, il semblerait que les effets de l’AP sur le MI dépendent du statut métabolique des participants (Allen et al. 2018).

Les études précliniques sont donc nécessaires pour comprendre le réel impact de l’AP sur le MI dans des modèles plus contrôlés où l’alimentation peut être standardisée. L’exercice volontaire chez la souris prévient l’obésité induite par un régime riche en graisses et modifie la composition du MI qui pourrait être le médiateur  pour limiter la prise de poids (Evans et al. 2014). D’autres données in vivo confirment que l’exercice altère la composition du MI de manière différente selon le statut métabolique des animaux (diabétiques versus contrôles) (Lambert et al. 2015). Enfin, les modèles précliniques mettent en évidence des effets différents sur le MI en fonction du type d’activité (volontaire ou forcée à une intensité modérée) (Allen et al. 2015). Le MI serait aussi un déterminant clé pour les effets bénéfiques de l’AP sur le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline (Liu et al. 2020). Une récente étude montre une variabilité de réponse sur la régulation de la glycémie suite à un entraînement de 12 semaines chez des sujets prédiabétiques. Ces données indiquent que les individus « répondeurs » ont un MI qui possède une plus grande capacité à produire les AGCC et un meilleur catabolisme des acides aminés branchés. De plus, l’inoculation des souris avec le MI des répondeurs imitent les effets de l’AP sur l’amélioration de la résistance à l’insuline de ces souris obèses, mettant en avant le rôle causal du MI dans le contrôle de la glycémie en réponse à l’AP.

3/ La pratique d’une activité physique optimise la réponse métabolique à une intervention nutritionnelle ciblant le microbiote intestinal.

Des altérations du MI sont donc associées à des situations pathologiques de désordres métaboliques. Dans ce contexte, il semble judicieux de cibler le MI via différentes stratégies. Une d’entre elles est l’utilisation de prébiotiques, des substrats issus de notre alimentation et utilisés sélectivement par des bactéries pour induire un bénéfice pour l’hôte (Gibson et al. 2017). Parmi ces prébiotiques, on trouve les fructanes de type inuline (qui est une fibre fermentescible) (Roberfroid 2005), dont de nombreux effets bénéfiques ont été observés dans des modèles d’obésité chez le rongeur (amélioration de la fonction barrière, de l’inflammation systémique, de l’accumulation de masse grasse, de l’intolérance au glucose ou encore de l’hypertriglycéridémie postprandiale (Rodriguez and Delzenne 2021)). Cependant, ces effets restent assez confus chez l’homme, en raison d’une importante variabilité interindividuelle. Dans le groupe de recherche en métabolisme et nutrition de l’UCLouvain, nous avons tenté de comprendre pourquoi les individus obèses ne répondent pas de la même manière à une supplémentation en inuline. Nous avons observé que plusieurs facteurs influencent la réponse métabolique de l’inuline (la composition initiale du MI (Rodriguez et al. 2020), ou la prise de metformine (Hiel et al. 2018)). Sachant que l’AP peut modifier le MI, nous avons émis l’hypothèse que les niveaux différents d’AP pratiqués par les participants au cours d’une intervention à base de prébiotiques pourraient influencer leurs effets sur le métabolisme. Nous avons évalué l’AP volontaire de participants obèses impliqués dans un protocole clinique randomisé avec groupe placebo, visant à évaluer l’impact d’une supplémentation en inuline (extrait d’inuline + légumes riches en fructanes) sur le MI ainsi que sur de nombreux paramètres cliniques. (Rodriguez et al. 2022). Nos données indiquent que l’inuline induit un bénéfice santé seulement quand les sujets augmentent spontanément leur AP durant le protocole, comparés à ceux qui ne changent pas leurs habitudes. Les sujets qui pratiquaient plus d’exercice en parallèle de la supplémentation en inuline avaient une nette amélioration de l’indice de masse corporelle, des enzymes hépatiques, du cholestérol total et des index de résistance ou sensibilité à l’insuline. De plus, nous avons constaté que les symptômes gastrointestinaux liés à la prise d’inuline, fibre fermentescible, étaient observés chez les sujets supplémentés mais nettement moins présents chez ceux qui augmentaient leur AP durant le protocole, indiquant une meilleure tolérance aux fibres. Enfin, la régulation des bifidobactéries, (bactéries capables de dégrader l’inuline et de l’utiliser comme substrat), montre que ces bactéries prolifèrent significativement après la supplémentation en inuline seulement dans le MI de participants qui augmentent leur AP. En parallèle, une étude préclinique chez des rongeurs nourris avec un régime riche en graisses confirme que seule la combinaison des deux stratégies (inuline + exercice volontaire des roues d’activité) permet une amélioration de la tolérance au glucose après une charge orale en glucose.

Conclusion

Il apparait clairement que l’AP a un impact sur notre MI mais il est assez difficile d’évaluer les effets spécifiques de l’AP en raison des nombreux paramètres à contrôler. Toutefois, il est intéressant de voir dans une population spécifique que la pratique d’une AP peut complètement changer la réponse métabolique à une intervention nutritionnelle basée sur une approche ciblant le MI (voir figure). De plus, pratiquer une AP aiderait les participants à mieux tolérer certaines fibres, souvent peu consommées en raison des effets indésirables (flatulences, ballonnements) qu’elles peuvent provoquer. Combiner une AP systématiquement à la supplémentation en prébiotiques peut alors être une bonne stratégie pour optimiser les bénéfices des fibres sur la santé des sujets atteints d’obésité.

Bibliographie

Allen, J. M., M. E. Berg Miller, B. D. Pence, K. Whitlock, V. Nehra, H. R. Gaskins, B. A. White, J. D. Fryer and J. A. Woods (2015). « Voluntary and forced exercise differentially alters the gut microbiome in C57BL/6J mice. » J Appl Physiol (1985) 118(8): 1059-1066.

Allen, J. M., L. J. Mailing, G. M. Niemiro, R. Moore, M. D. Cook, B. A. White, H. D. Holscher and J. A. Woods (2018). « Exercise Alters Gut Microbiota Composition and Function in Lean and Obese Humans. » Med Sci Sports Exerc 50(4): 747-757.

Barton, W., N. C. Penney, O. Cronin, I. Garcia-Perez, M. G. Molloy, E. Holmes, F. Shanahan, P. D. Cotter and O. O’Sullivan (2018). « The microbiome of professional athletes differs from that of more sedentary subjects in composition and particularly at the functional metabolic level. » Gut 67(4): 625-633.

Bressa, C., M. Bailen-Andrino, J. Perez-Santiago, R. Gonzalez-Soltero, M. Perez, M. G. Montalvo-Lominchar, J. L. Mate-Munoz, R. Dominguez, D. Moreno and M. Larrosa (2017). « Differences in gut microbiota profile between women with active lifestyle and sedentary women. » PLoS One 12(2): e0171352.

Canfora, E. E., J. W. Jocken and E. E. Blaak (2015). « Short-chain fatty acids in control of body weight and insulin sensitivity. » Nat Rev Endocrinol 11(10): 577-591.

Clarke, S. F., E. F. Murphy, O. O’Sullivan, A. J. Lucey, M. Humphreys, A. Hogan, P. Hayes, M. O’Reilly, I. B. Jeffery, R. Wood-Martin, D. M. Kerins, E. Quigley, R. P. Ross, P. W. O’Toole, M. G. Molloy, E. Falvey, F. Shanahan and P. D. Cotter (2014). « Exercise and associated dietary extremes impact on gut microbial diversity. » Gut 63(12): 1913-1920.

Cotillard, A., S. P. Kennedy, L. C. Kong, E. Prifti, N. Pons, E. Le Chatelier, M. Almeida, B. Quinquis, F. Levenez, N. Galleron, S. Gougis, S. Rizkalla, J. M. Batto, P. Renault, A. N. R. M. consortium, J. Dore, J. D. Zucker, K. Clement and S. D. Ehrlich (2013). « Dietary intervention impact on gut microbial gene richness. » Nature 500(7464): 585-588.

Cresci, G. A. and E. Bawden (2015). « Gut Microbiome: What We Do and Don’t Know. » Nutr Clin Pract 30(6): 734-746.

Delzenne, N. M., P. D. Cani, A. Everard, A. M. Neyrinck and L. B. Bindels (2015). « Gut microorganisms as promising targets for the management of type 2 diabetes. » Diabetologia 58(10): 2206-2217.

Delzenne, N. M., M. Olivares, A. M. Neyrinck, M. Beaumont, L. Kjolbaek, T. M. Larsen, A. Benitez-Paez, M. Romani-Perez, V. Garcia-Campayo, D. Bosscher, Y. Sanz and J. W. van der Kamp (2020). « Nutritional interest of dietary fiber and prebiotics in obesity: Lessons from the MyNewGut consortium. » Clin Nutr 39(2): 414-424.

Evans, C. C., K. J. LePard, J. W. Kwak, M. C. Stancukas, S. Laskowski, J. Dougherty, L. Moulton, A. Glawe, Y. Wang, V. Leone, D. A. Antonopoulos, D. Smith, E. B. Chang and M. J. Ciancio (2014). « Exercise prevents weight gain and alters the gut microbiota in a mouse model of high fat diet-induced obesity. » PLoS One 9(3): e92193.

Gibson, G. R., R. Hutkins, M. E. Sanders, S. L. Prescott, R. A. Reimer, S. J. Salminen, K. Scott, C. Stanton, K. S. Swanson, P. D. Cani, K. Verbeke and G. Reid (2017). « Expert consensus document: The International Scientific Association for Probiotics and Prebiotics (ISAPP) consensus statement on the definition and scope of prebiotics. » Nat Rev Gastroenterol Hepatol 14(8): 491-502.

Hiel, S., L. B. Bindels, B. D. Pachikian, G. Kalala, V. Broers, G. Zamariola, B. P. I. Chang, B. Kambashi, J. Rodriguez, P. D. Cani, A. M. Neyrinck, J. P. Thissen, O. Luminet, J. Bindelle and N. M. Delzenne (2019). « Effects of a diet based on inulin-rich vegetables on gut health and nutritional behavior in healthy humans. » Am J Clin Nutr 109(6): 1683-1695.

Hiel, S., A. M. Neyrinck, J. Rodriguez, B. D. Pachikian, C. Bouzin, J. P. Thissen, P. D. Cani, L. B. Bindels and N. M. Delzenne (2018). « Inulin Improves Postprandial Hypertriglyceridemia by Modulating Gene Expression in the Small Intestine. » Nutrients 10(5).

Lambert, J. E., J. P. Myslicki, M. R. Bomhof, D. D. Belke, J. Shearer and R. A. Reimer (2015). « Exercise training modifies gut microbiota in normal and diabetic mice. » Appl Physiol Nutr Metab 40(7): 749-752.

Le Chatelier, E., T. Nielsen, J. Qin, E. Prifti, F. Hildebrand, G. Falony, M. Almeida, M. Arumugam, J. M. Batto, S. Kennedy, P. Leonard, J. Li, K. Burgdorf, N. Grarup, T. Jorgensen, I. Brandslund, H. B. Nielsen, A. S. Juncker, M. Bertalan, F. Levenez, N. Pons, S. Rasmussen, S. Sunagawa, J. Tap, S. Tims, E. G. Zoetendal, S. Brunak, K. Clement, J. Dore, M. Kleerebezem, K. Kristiansen, P. Renault, T. Sicheritz-Ponten, W. M. de Vos, J. D. Zucker, J. Raes, T. Hansen, H. I. T. c. Meta, P. Bork, J. Wang, S. D. Ehrlich and O. Pedersen (2013). « Richness of human gut microbiome correlates with metabolic markers. » Nature 500(7464): 541-546.

Liu, Y., Y. Wang, Y. Ni, C. K. Y. Cheung, K. S. L. Lam, Y. Wang, Z. Xia, D. Ye, J. Guo, M. A. Tse, G. Panagiotou and A. Xu (2020). « Gut Microbiome Fermentation Determines the Efficacy of Exercise for Diabetes Prevention. » Cell Metab 31(1): 77-91 e75.

Roberfroid, M. (2005). « Introducing inulin-type fructans. » The British journal of nutrition 93 Suppl 1: S13-25.

Rodriguez, J. and N. M. Delzenne (2021). « Modulation of the gut microbiota-adipose tissue-muscle interactions by prebiotics. » J Endocrinol 249(1): R1-R23.

Rodriguez, J., S. Hiel, A. M. Neyrinck, T. Le Roy, S. A. Potgens, Q. Leyrolle, B. D. Pachikian, M. A. Gianfrancesco, P. D. Cani, N. Paquot, M. Cnop, N. Lanthier, J. P. Thissen, L. B. Bindels and N. M. Delzenne (2020). « Discovery of the gut microbial signature driving the efficacy of prebiotic intervention in obese patients. » Gut.

Rodriguez, J., A. Neyrinck, M. Van Kerckhoven, M. Gianfrancesco, E. Renguet, L. Bertrand, P. Cani, N. Lanthier, M. Cnop, P. Paquot, J. Thissen, L. Bindels and N. Delzenne (2022). « Physical activity enhances the improvement of body mass index and metabolism by inulin:  a multicenter randomized placebo-controlled trial performed in obese individuals. » BMC Medicine Accepted.

Wu, G. D., J. Chen, C. Hoffmann, K. Bittinger, Y. Y. Chen, S. A. Keilbaugh, M. Bewtra, D. Knights, W. A. Walters, R. Knight, R. Sinha, E. Gilroy, K. Gupta, R. Baldassano, L. Nessel, H. Li, F. D. Bushman and J. D. Lewis (2011). « Linking long-term dietary patterns with gut microbial enterotypes. » Science 334(6052): 105-108.

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2022

Remboursements et nomenclature INAMI : comment s’en sortir ?

Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements de l’assurance obligatoire soins de santé en Belgique au 1er janvier 2022.

Groupement des diététiciens indépendants

L’assurance soins de santé intervient pour les prestations diététiques suivantes :

1. Prestations de diététique pour le patient diabétique de type 2 sans trajet de soins (= pré-trajet de soins)

Les patients diabétiques en pré-trajet de soins (sans trajet de soins) peuvent se faire rembourser de prestations diététiques. Il s’agit plus précisément des patients suivis par leur médecin généraliste dans le cadre d’un modèle de soins « suivi d’un patient diabétique de type 2 » (cela remplace le Passeport Diabète).

Un Dossier Médical Global (DMG) doit avoir été préalablement établi pour le patient.

Prestation 771131

Conditions

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

2. Prestations d’éducation diététique pour un sous-groupe de patients avec un « suivi du patient diabétique (pré-trajet) »

Conditions

Séance individuelle pour les patients diabétiques de type 2 remplissant les conditions suivantes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Prestation 794275

Prestation 794356

Conditions

Séance de groupe pour les patients diabétiques de type 2 remplissant les conditions suivantes :

Obligations du diététicien

Eduquer le patient à :

Séances

Honoraires

3. Prestations de diététique pour les patients engagés dans un trajet de soins

Sur prescription du médecin généraliste, le/la diététicien·ne dispense des séances de diététique aux patients avec un trajet de soins, atteints de diabète de type 2 et/ou d’insuffisance rénale chronique (IRC).

3.1. Diabète de type 2

Conditions pour signer un contrat trajet de soins "diabète"

Un contrat trajet de soins peut être conclu si :

Le/la patient·e n’entre pas dans les conditions si :

Autres conditions :

Séances

Honoraires

Prestation 794010

Prestations d’éducation associées au trajet de soins diabète

Prestations : 794415 ; 794430 ; 794452

Conditions

3.2. Insuffisance rénale chronique

Conditions pour signer un contrat trajet de soins "insuffisance rénale chronique"

Un contrat trajet de soins peut être conclu avec un patient atteint d’insuffisance rénale chronique selon les conditions suivantes :

Autres conditions :

Obligation du diététicien

Faire un rapport au médecin prescripteur

Séances

Honoraires

Prestation 794010

4. Prestations de diététique pour les enfants souffrant de surpoids ou d’obésité

Depuis le 1er avril 2020, l’assurance soins de santé rembourse un traitement, un suivi chez un·e diététicien·ne pour les enfants et les adolescents souffrant de surpoids ou d’obésité.

Ce traitement est remboursé seulement une fois par enfant et une seule prestation peut être attestée par jour.

Prestation 794916

Conditions

Pour des jeunes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Conditions

Pour des jeunes :

Attention : Vous ne pouvez pas attester ces prestations pour des jeunes :

Obligations du diététicien

Séances

Honoraires

Prestation 794931

**Tableau des valeurs seuils de l’IMC pour les enfants entre 6 et 17 ans.

***Le dossier nutritionnel tenu à jour par le/la diététicien·ne comprend la courbe de croissance complétée avec l’évolution pondérale et la taille de l’enfant et des informations sur ses habitudes alimentaires actuelles, les adaptations proposées, les objectifs convenus et les résultats de l’accompagnement.  Le dossier nutritionnel comprend également une copie du rapport au médecin prescripteur.

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2022

Remboursements diététiques des mutualités belges

Le Groupement des Diététiciens Indépendants (GDI) nous a concocté un document récapitulatif des remboursements des consultations de diététique proposés par les différentes mutuelles en Belgique.

Groupement des diététiciens indépendants

Ce document ne prend pas en compte le remboursement de l’assurance obligatoire (INAMI) mais uniquement les remboursements complémentaires des mutuelles.

Attention :

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European Federation of the Associations of Dietitians (EFAD) - 2022-2026

Plan stratégique de l’EFAD

Traduction, par l’UPDLF, du document « EFAD Strategic Plan 2022-2026 » rédigé par l’EFAD.

Avant-propos

Le plan stratégique de l’EFAD (European Federation of the Associations of Dietitians) 2022-2026 offre une opportunité d’améliorer la diététique européenne au cours des 5 prochaines années.

Cette stratégie s’appuie sur les valeurs fondamentales de l’EFAD, à savoir l’équité, l’ouverture, la non-discrimination, la collaboration et l’indépendance. De plus, cette stratégie permet de tirer le meilleur parti des forces uniques de l’EFAD :

Le plan stratégique 2022-2026 a été développé par le groupe de travail sur la planification stratégique après de larges consultations avec les membres de l’EFAD et d’autres parties prenantes. L’objectif était d’aborder dans le document final les principaux domaines de préoccupation de toutes les parties prenantes. Les membres de l’EFAD ont d’abord été invités à donner leur avis lors de la conférence 2019 de l’EFAD puis lors des entretiens téléphoniques de suivi. Lors de l’assemblée générale de 2020, les membres de l’EFAD ont classé tous les sujets de préoccupation suggérés par ordre d’importance. Enfin, la Task Force a utilisé les domaines de préoccupation les mieux classés pour rédiger le plan stratégique, et a noté le reste pour le prochain cycle de planification.

Introduction

Un voyage pour façonner le plan stratégique couvrant trois domaines principaux :

Où en sommes-nous ?

Notre objectif

Mission

Vision

Ambitions

Comment allons-nous rester sur la bonne voie ?

Nos éléments constitutifs

Diriger

Connecter

Construire

Comment allons-nous y parvenir ?

Nos objectifs stratégiques

→ Une communauté pan-européenne de diététiciens influençant :

> Les affaires réglementaires pour donner des conseils et des contributions,

> L’éducation pour partager les connaissances et rester à jour,

> Collaboration avec les parties prenantes1 pour obtenir soutien et connexion.

→ Une organisation qui reste adaptée à ses objectifs

Où sommes-nous maintenant ?

Notre objectif

Notre mission :

Améliorer la santé nutritionnelle et promouvoir des régimes alimentaires durables en Europe en préconisant le rôle de chef de file des diététiciens en collaboration avec nos membres et les parties prenantes.

Notre vision :

Les diététiciens diplômés ont un impact positif sur la santé nutritionnelle des clients, des patients et de la communauté. Chaque citoyen européen a ainsi accès à des interventions diététiques et nutritionnelles sûres et appropriées.

Nos ambitions :

Pour réaliser notre vision, les ambitions d’EFAD sont les suivantes :

1.       La santé nutritionnelle de la population européenne est durablement améliorée, sans laisser personne de côté.

2.       Les décideurs européens tiennent compte de la voix des diététiciens. L’EFAD, en collaboration avec les associations nationales de diététiciens, influence les décideurs au niveau européen et national.

3.       Les diététiciens européens répondent à des défis imprévus (par exemple la COVID-19 ou les perturbations numériques) et prévisibles (par exemple le changement climatique) et contribuent à atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

4.       Une pratique diététique de meilleure qualité, fondée sur des données probantes/preuves est ancrée en Europe et les résultats sont enregistrés.

5.       Les soins médicaux intègrent le traitement par la nutrition et la diététique et le conseil aux patients présentant un état de santé critiques ou chroniques dans le but de rétablir une santé et une qualité de vie optimales.

6.       Le grand public a accès à un environnement alimentaire sain dans lequel les diététiciens appliquent des actions fondées sur des preuves.

7.       L’EFAD, en collaboration avec les membres associés, développe l’enseignement diététique et la recherche à tous les niveaux académiques, promeut la formation continue et augmente et/ou maintient les normes de pratique diététique dans toute la région de l’Europe.

Où sommes-nous maintenant ?

Nos éléments blocs de construction

Une enquête menée auprès des membres de l’EFAD a permis d’identifier les sujets de préoccupation actuels et futurs des diététiciens. En outre, le comité exécutif a fixé des objectifs à atteindre pour l’EFAD d’ici 2026.

Lors de la 31ème assemblée générale de l’EFAD (2020), les délégués ont classé (5 le plus haut, 1 le plus bas) ces domaines de préoccupation afin qu’ils soient prioritaires pour le prochain cycle de planification quinquennal d’EFAD. Les sujets de préoccupation classés à 4 ou plus ont été retenus, tandis que les sujets de préoccupation classés en dessous de 4 ont été désignés pour être inclus dans les futurs plans de travail.

Les résultats ont permis de dégager trois thèmes clés : diriger, connecter et construire. Ces thèmes sont essentiels pour permettre à l’EFAD d’atteindre les objectifs révisés.

Diriger

Connecter

Construire

Le saviez-vous ?

Deux fois par an, l’EFAD publie la revue ‘Kompass Nutrition and Dietetics’ en partenariat avec Karger Publishers.

Une source précieuse pour partager les connaissances avec les diététiciens et les spécialistes dans leur pratique quotidienne.

Comment allons-nous y parvenir ?

Nos objectifs stratégiques

Action 1

Diriger – Plaidoyer et recherche

Sous la houlette de l’EFAD, les diététiciens exercent une forte influence dans toute la région européenne de l’OMS et apportent les changements nécessaires aux politiques et pratiques de santé pour améliorer la santé nutritionnelle et les régimes alimentaires durables en Europe.

La coopération au niveau européen entre les parties prenantes permet de promouvoir la valeur unique des diététiciens et de la diététique.

Action 2

Connecter – Personnes et organisations

L’EFAD est une communauté pan-européenne de diététiciens, où chacun est connecté – physiquement et numériquement.

L’EFAD est une organisation qui partage des informations factuelles sur les pratiques et les normes diététiques. Cela contribue au développement professionnel continu des diététiciens et des autres professionnels de la santé qui ont besoin d’une formation en nutrition et en diététique.

Action 3

Créer – Un personnel professionnel

L’EFAD met en place un personnel professionnel de haute qualité, efficace dans la nouvelle ère numérique.

L’EFAD est une organisation qui est « adaptée à son objectif », qui continue de renforcer les bases nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Le saviez-vous ?

L’EFAD a un large éventail de collaborateurs.

Ensemble, nous travaillons dur pour améliorer la santé et encourager les régimes alimentaires durables en Europe.

Pour plus d’informations, envoyez-nous un mail à secretariat@efad.org ou visitez notre site internet.

Les actualités

Partageons nos connaissances.

Retrouvez un avant goût des JED avec le cinquième focus sur un des conférencier : Marie Bodinier.
Retrouvez ici la Brève du 21 septembre 2022 reprenant l'ActuDiéta du jour, les actualités et l'agenda des évènements à venir.
Sous l’apparence d’une épaisse broussaille à la floraison et à la fructification spectaculaire, La belle princesse des haies révèle bien des merveilles pour nous nourrir et nous soigner. À l’origine de tous les Rosiers qui prospèrent dans nos jardins, celui-ci était déjà connu des Romains qui en faisaient macérer les pétales parfumés dans du vin.
Danone® - Les protéines sont des molécules essentielles pour notre organisme : les acides aminés qui les composent sont utilisés de différentes manières par le corps pour maintenir et renouveler sa structure.

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